bataille de la Marne    joffre  marechal foch
1918 : la deuxième bataille de la Marne (27 mai - 6 août)
Vaste théâtre d'opérations s'étendant sur environ trois cents kilomètres, la « bataille de la Marne» permit de rétablir une situation militaire gravement compromise.

Le 5 septembre 1914, le généralissime Joseph Joffre rédige un ordre du jour qui est diffusé le lendemain : «Au moment où s'engage une bataille dont dépend le sort du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. Tous les efforts doivent être employés à attaquer et à refouler l'ennemi. Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée.» À partir du 6 septembre, la bataille de la Marne se développe, dans un effort extraordinaire, les troupes françaises rétablissent une situation militaire gravement compromise.

La bataille de la Marne: un théâtre d'opérations qui s'étend sur 300 Km

La dénomination de « bataille de la Marne>» est un peu fallacieuse. En fait, c'est sur environ trois cents kilomètres, de Senlis à Verdun, que les combats font rage. Sur l'Ourcq, l'armée Maunoury, en difficulté, reçoit le renfort de la 7e Division d'infanterie dont 5 bataillons (5 500 hommes seulement) sont transportés par les taxis parisiens réquisitionnés par Gallieni. Au centre, les Allemands font porter leur effort principal sur la IXe armée de Foch. La droite de Foch a du mal à contenir les assauts furieux de l'armée von Hausen. Mondement, point nodal de la défense, tient bon grâce aux troupes marocaines de Humbert et à l'artillerie de Grossetti. Le château de Mondement est repris dans la soirée du 9 septembre par les zouaves et les Bretons du 77e régiment d'infanterie.

La bataille de la Marne> est un temps majeur dans la violence guerrière de la campagne de 1914. D'entrée de jeu, la puissance de feu s'exprime, surprenant les combattants eux-mêmes. Avec le regard des combattants de terrain, le choc de ces combats est terrible. Les mouvements d'armées sont rapides, les adversaires s'enveloppent, se dépassent parfois les uns les autres. C'est au cours de ces combats de septembre 1914, dont certains ont lieu de nuit, que des comportements de brutalité s'inscrivent dans les attitudes des soldats, de part et d'autre. Les combats de La Vaux Marie ou de Vassincourt valent largement en violence ceux des Marais de Saint-Gond ou de Mondement.

La première bataille de la Marne constitue l'un des tournants de la guerre, puisqu'elle marque l'échec du plan Schlieffen et le début de la guerre de position, après l'épisode de la course à la mer.
Première bataille de la Marne
1918 : la deuxième bataille de la Marne (27 mai - 6 août)






























mémorial, Joffre