Notre-Dame-de-Lorette 

271 385 m²

39986 morts

Tombes individuelles : 19 987
Ossuaires (7) ; 1 crypte: 19 998

14-18 : 39 985 Français 64 Russes 1 Belge 1 Roumain

39-45 : 6 Français

Première Guerre mondiale, batailles de l’Artois.

1920-1925 : regroupement des corps exhumés en Artois, dans les Flandres, en Belgique (secteurs du littoral, de l’Yser, d’Ypres).


Inhumation du soldat inconnu de 1939-1945 le 16 juillet 1950, d’Afrique du nord le 16 octobre 1977, d’Indochine le 8 juin 1980. 

Élément remarquables : Chapelle-basilique, tour-lanterne avec crypte-ossuaires. L’urne contenant des cendres de déportés fut déposée dans la crypte en 1955. Soldat inconnu de 1939-1945. Soldat inconnu d’Afrique du Nord 1952-1962. Tombe du général Barbot, mort pour la France le 10 mai 1915.

Informations historiques

La nécropole de Notre-Dame-de-Lorette est située sur le territoire de la commune d'Ablain-Saint-Nazaire. Elle a été créée sur le site de l'ancien oratoire du XVIIIème siècle, fondé par un peintre du village après son retour de pèlerinage à Lorette en Italie, sur une colline de 165 m où les batailles qui se déroulèrent d'octobre 1914 à octobre 1915 firent 100 000 morts et autant de blessés.

 

 

Commémorer le sacrifice des combattants.

 

Dès 1919, le site s'imposa comme l'espace par excellence où devait être commémoré le sacrifice de centaines de milliers de combattants.

Le petit cimetière créé en 1915 fut agrandi puis il reçut les années suivantes les corps de soldats français provenant de plus de 150 cimetières des fronts de l'Artois, de l'Yser et du littoral belge. C'est un décret présidentiel du 16 janvier 1924 qui décida la réalisation de ce vaste ensemble, le plus vaste des cimetières militaires français : 40 058 corps y reposent dans des tombes individuelles et dans sept ossuaires.

 

 

Sa surface est de 25 hectares. Deux grandes allées, bordées par les rangs de tombes individuelles forment, en se croisant, une vaste esplanade, vouée aux célébrations.

De part et d'autre, deux imposants monuments : la tour-lanterne (haute de 52 mètres, avec son phare visible à plusieurs kilomètres à la ronde) qui abrite une crypte ayant recueilli les corps de plusieurs milliers de soldats non identifiés, et la chapelle, oeuvre de Louis Cordonnier.

 


La tour-lanterne, comme la chapelle qui la jouxte, sont l'oeuvre de l'architecte lillois Louis Cordonnier et de son fils, fortement mis à contribution pour les reconstructions des villes de Flandres anéanties pendant la Grande Guerre. La chapelle, romano-byzantine par son style, comprend notamment des fresques religieuses et des vitraux qui évoquent les événements de la Grande Guerre et l'histoire religieuse et patriotique de la France. Les murs sont revêtus de plaques à la mémoire des soldats.

 

Elle comprend aussi un triptyque dédié à Notre Dame de Czestochowa, patronne vénérée des Polonais. Au dehors, une table d'orientation permet de mieux apprécier les sites des combats des collines d'Artois, sur l'axe Béthune-Arras. La table a été offerte par les membres de l'association des rescapés du train de Loos, près de Lille. On peut notamment porter son regard par delà les vallons, vers la colline de Mont-Saint-Eloi, dont l'abbaye n'est plus que ruines, et aussi vers celle de Vimy. Tout près, un monument rend hommage au général Maistre, qui commanda le 21ème corps d'armée.

 


Le 16 juillet 1950, sur l'initiative de l'association "Les Fils des Tués", eut lieu dans la crypte, en présence de Guy Mollet et de Louis Jacquinot, ministre des anciens combattants, l'inhumation du "Soldat inconnu de 1939-1945". Puis, en 1955, la crypte recueillit les cendres de déportés disparus dans les camps nazis.

Elle abrite également le corps du Soldat inconnu de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie (transféré en 1977) et celui du Soldat inconnu de la guerre d'Indochine (depuis 1980).

 

 

Dans le fonctionnement quotidien de la nécropole, il faut souligner la part importante prise par l'Association du monument de Notre-Dame-de-Lorette, fondée en 1920 par Mgr. Julien, évêque d'Arras, dont la Garde d'honneur assure bénévolement un service d'accueil et de présence à la tour-lanterne (de mars à novembre) auprès des visiteurs et lors des cérémonies, et ranime la flamme chaque dimanche (contact au 03.21.45.15.80).

 

 

La nécropole est entretenue par les équipes techniques de la direction interdépartementale des anciens combattants de Lille. Elle fait l'objet d'un important programme de rénovation, commencé en 2004.

 

 

 

 

Le Musée vivant 1914-1918

 


Il est situé sur la colline même, à 200 mètres de la chapelle. Il présente plus de 2 000 pièces de collection mais surtout il s'attache à reconstituer le cadre quotidien des soldats de la Grande Guerre : y sont reconstitués des abris souterrains avec installations téléphoniques, postes de secours et locaux spécifiques. Des animations audio-visuelles y sont effectuées et, à l'extérieur, sont proposées des reconstitutions de tranchées et de terrains de bataille. Il est ouvert tous les jours de 9 h à 20 h.

 

Pour aller plus loin...

  • Source : MINDEF/SGA/DMPA-ONACVG

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