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Review September/October 2018 n°264 Review September/October 2018 n°264

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LA SS

          La SS a été créée en 1925 comme organisation de protection d’Hitler. Les premières années de son histoire se confondent avec celle de la SA. En 1929, cependant la nomination du troisième Chef de la SS pour le Reich (Reichsfuhrer), Heinrich Himmler, marque un changement fondamental dans son histoire. À partir de sa nomination, Himmler se lança dans une politique d’expansion systématique, soumettant l’organisation à un recrutement intensif tout en lui conservant un caractère élitaire. En 1932, la SS était déjà une puissante organisation, forte de 52 000 hommes, et son effectif quadrupla encore dans l’année suivante. À partir de la prise de pouvoir, la SS entama une irrésistible ascension, s’affranchissant de toute tutelle autre que celle d’Himmler, et s’octroyant des domaines d’intervention de plus en plus nombreux. Corps idéologique élitaire du régime, elle devint un réservoir de cadres et un laboratoire d’idées, et prit en charge les trois axes essentiels du projet nazi.

 

La SS fut l’instrument d’une double conquête, celle du pouvoir en Allemagne et celle de l’empire en Europe. Elle fut en second lieu l’un des  principaux instruments des politiques d’administration et d’exploitation des territoires occupés. Elle fut enfin l’acteur quasi unique des politiques de répression et d’extermination qui constituent le cœur de la pratique nazie.

 

 

Conquérir et défendre : la SS, formation de conquête du pouvoir et organisation paramilitaire

 

          De 1929 à 1932, la SS, ne fut qu’une organisation subalterne agrégée à la SA. Celle-ci, mouvement de masse associé tant à la conquête de la rue qu’à celle des urnes, défila au flambeau dans le Berlin du 30 janvier 1933. La SS, quant à elle, semblait cantonnée dans des rôles subalternes. Himmler avait été nommé chef de la police de Munich, et n’avait obtenu aucun portefeuille. Il utilisa cependant ce poste pour mettre la main sur toutes les polices allemandes, et concurrencer la SA. Celle-ci, qui constituait une force d’instabilité dans une Allemagne aspirant au clame après la « période révolutionnaire » de la première année du pouvoir nazi, fut éliminée le 30 juin 1934.

 

La SS en fut le principal acteur : elle prit en charge l’exécution de l’encadrement de la SA, ainsi que des assassinats ciblés de personnalités conservatrices. À la faveur de cette crise, elle obtint le statut d’organisme indépendant du Parti, et Himmler, nommé chef de la police politique de Prusse, put enfin prétendre ouvertement au contrôle de toutes les polices allemandes. Après l’élimination de la SA, Himmler entreprit de réorganiser la SS, en la scindant en unités paramilitaires, nommées Verfügungstruppen (troupes à disposition, SSVT), et en unités à tête de mort, chargées de la surveillance des camps de concentration. Le cœur du pouvoir de la SS, fondé sur des unités militarisées d’élite encore embryonnaires au plan des effectifs, et sur le monopole de la police, des services de renseignement, s’était ainsi mis en place après avoir traversé avec succès sa première épreuve.

 

En 1936, au moment où Himmler s’assurait enfin le contrôle de toute la police allemande, il nomma Paul Hausser à l’Inspection des Verfügungstruppen, le chargeant de militariser ces unités. Soumis à une intensive formation militaire, les trois régiments de la SSVT prirent part aux invasions de l’Autriche, des Sudètes, de la Bohême-Moravie. En 1939, intervint enfin la mise en place des Waffen SS et à leur emploi dans la campagne de Pologne qui marquait le début d’une expansion inédite des forces armées SS.

 

Entre 1929 et 1939, Himmler avait ainsi bâti, dans la conquête deux des piliers de ce qui était en passe de devenir l’organisme le plus puissant du Troisième Reich. Or la conquête extérieure  inaugurait, aux yeux d’Hitler comme à ceux du Reichsführer SS, une nouvelle ère. Devaient lui succéder la germanisation et l’exploitation.

 

 

Aménager et exploiter : la SS comme instrument de germanisation et d’exploitation économique

 

          À l’automne 1939, la SS se dota de nouvelles institutions qui reflétaient l’évolution en cours.  Le 1er octobre, fut crée le RSHA, un organisme coordonnant les polices criminelles et politiques, et le SD. Himmler et Heydrich venaient de se doter là d’un organe policier adaptable, qui devait prendre en charge toutes les activités répressives en Europe, en continuant à assurer la fonction de brain-trust, et d’instance de justification idéologique de la SS. Le 6 octobre, Hitler annonça qu’il était décidé à réorganiser les relations « interethniques » en Europe. Le lendemain, Himmler créa un Commissariat du Reich au renforcement de la Germanité (RKFdV), chargé de coordonner toutes les politiques de germanisation des territoires occupés. Le RKFdV regroupait des institutions SS déjà anciennes, comme l’Office de la Race et de la colonisation (RuSHA), chargé notamment des expertises raciales, et la VOMI, organisme combinant assistance matérielle aux communautés allemandes ethniques et activisme politique clandestin. Au sein du RKFdV, ces anciennes institutions en côtoyèrent de nouvelles, créées pour répondre aux besoins générées par la conquête en cours. C’est ainsi que fut fondé un bureau central de la Planification spatiale, qui prit en charge les prévisions de réinstallation de Volksdeutsche sur ces terres nouvellement conquises, et d’expulsions de populations « racialement indésirables », aux premiers rangs desquels on trouvait les Juifs, et les Polonais. Il en résulta une documentation qui reflétait le caractère meurtrier des politiques de germanisation, lesquelles soumettaient les populations slaves à un « processus de dépeuplement ». Elle prenait ainsi en compte les politiques de famine développées par les instances économiques de la Wehrmacht, mais aussi les pratiques de prédation et mise au travail que les SS concevaient, dans les territoires envahis de Russie, de concert avec les administrations civiles. Dans le dernier de ces plans, édité en janvier 1943, ce sont au total plus de 13 millions de Slaves qui devaient périr, alors que 35 millions d’entre eux devaient être déportés dans la « partie asiatique » de la Russie conquise.

 

 

Exterminer : des Einsatzgruppen aux mondes concentrationnaires SS

 

          Les planifications de déplacements de populations SS reflétaient ainsi les dynamiques meurtrières impulsées par les institutions SS. Mais elles connurent aussi un début de réalisation par l’intermédiaire d’une planification à court terme que le RSHA  Amt IV B 4, dirigé par Adolf Eichmann, fut chargé de mener à bien.  À partir de 1939, les services d’Eichmann provoquèrent une immense vague de déplacement de population mettant en jeu des expulsés polonais, des Juifs mis en ghetto et affamés par des politiques de ravitaillement catastrophiques, et des Volksdeutsche rapatriés depuis 1939. Le chaos économique qui s’ensuivit provoqua la mort par famine de dizaines de milliers de Juifs. La solution parut venir, aux yeux des hommes d’Eichmann, de l’invasion de la Russie qui se profilait en avril 1941. Celle-ci provoqua effectivement une mutation fondamentale de l’activité de la SS.

 

Les différentes phases d’agrandissement du Reich avaient été accompagnées d’une prise de contrôle policier, assurée par des commandos mobiles formés par la Gestapo et le SD, et désigné sous le nom d’Einsatzgruppen. C’est en Pologne que ces groupes tuèrent en masse pour la première fois. Ils y éliminèrent plus de 10 000 personnes, issues des élites polonaises pour la plupart. Mais c’est en URSS qu’ils glissèrent d’une violence de guerre à une volonté d’extirpation exhaustive des communautés juives. De juin à août 1941, les quatre groupes n’éliminèrent que des hommes — pour la plupart juifs— adultes en âge de porter les armes. Ils adjoignirent cependant de plus en plus régulièrement des femmes à leurs contingents de victimes, et, probablement sur les ordres d’Himmler d’Heydrich, commencèrent à tuer des enfants à partir de la mi-août 1941. En septembre et en octobre, enfin, leur volonté d’élimination exhaustive des communautés juives de Russie s’incarna progressivement dans la pratique, les groupes ne laissant pratiquement plus de survivants juifs derrière eux.

 

Dans le même temps, les responsables SS des politiques de déplacement de population et de la persécution des Juifs s’interrogeaient sur les moyens de résoudre les problèmes générés par les déplacements de population. Les solutions envisagées durant l’automne 1941 prévoyaient une élimination indirecte des communautés juives d’Europe de l’Est par déportation au-delà du Cercle polaire. À partir de l’été 1941, les autorités locales d’occupation avaient tenté d’obtenir l’élimination directe de contingents de Juifs des ghettos inaptes au travail. La Chancellerie du Reich, qui avait mis au point les premiers programmes de mise à mort par gazage des malades mentaux et incurables à partir de l’automne 1939, envoya des spécialistes de ces techniques de mise à mort dans le Warthegau (Lòdz), ainsi que dans le district de Lublin. Il en résulta la mise en place de deux programmes de mise à mort issus d’initiatives régionales. L’un, s’appuyant sur la technique des camions à gaz, fut mis en place dans le château de Chelmno. Le second aboutit, sous l’impulsion du SSPF de Lublin, Odilo Globocnick, à la construction des camps de Belzec, Sobibor, et Treblinka. Dans le même temps, Eichmann, le responsable des politiques antijuives et des déplacements de population du RSHA se mit en quête d’un endroit pouvant accueillir des installations fixes de mise à mort. Son choix s’arrêta sur Auschwitz, lieu de communication ferroviaire central doté d’un camp de concentration vaste et aux capacités d’agrandissement réelles. Eichmann et Höss, le commandant du camp, s’accordèrent pour procéder à des essais de gazage, à l’aide du Zykon B, utilisé massivement pour la lutte contre les parasites dans les camps, sur des prisonniers de guerre soviétiques. À l’automne 1941, les trois grandes filières d’extermination directe, par fusillade, par le monoxyde de carbone, et par le Zyklon B, étaient opérationnelles. Seule la fusillade, cependant, avait jusqu’alors été utilisée pour procéder à des mises à mort en masse, et notamment au massacre de 33371 Juifs de Kiev, dans le ravin de Babi Jar. Si quelques gazages furent effectivement menés à la fin de l’automne 1941, la véritable impulsion meurtrière est venue de la déclaration de guerre allemande aux États-Unis, et de la décision prise alors par Hitler de l’extermination de la judaïté européenne. Le 20 janvier 1942, la conférence de Wannsee transforma cette décision de principe en plan, à l’échelle européenne, et fut complétée à l’été 1942 par un ordre d’Himmler stipulant que la besogne devait être achevée dans l’année. À partir du printemps 1942, l’extermination se poursuivit à un rythme effréné, avec comme point culminant, le gazage de quelque 275 000 Juifs hongrois dans les grandes chambres à gaz d’Auschwitz à l’été 1944. À cette date, les « inaptes au travail » étaient gazés dès leur arrivée à Auschwitz, tandis que le WVHA, office d’économie et d’administration SS en charge de l’immense réseau concentrationnaire couvrant désormais toute la partie orientale de l’Europe, avait inventé avec l’extermination par le travail, un outil de rationalisation économique du meurtre. L’extermination par le travail condamnait en effet à une mort lente mais certaine la plupart des détenus qui peuplaient l’univers concentrationnaire, plaçant ce dernier au confluent de la politique nazie de prédation économique en Europe et des politiques de répression, désormais menées tous azimuts.

 

L’extermination des Juifs hongrois intervint alors que la situation du Reich s’était définitivement retournée : les Soviétiques avaient anéanti le Groupe d’Armée Centre en une gigantesque bataille d’encerclement autour de Minsk, libérant la quasi-totalité de l’Europe centrale jusqu’à l’automne 1944. Les Allemands livrèrent dès lors une bataille défensive tout aussi désespérée qu’acharnée, et les SS en furent le fer de lance. Ils furent ainsi les ultimes acteurs de la bataille de Berlin. La SS, cependant, n’était, plus l’avant-garde raciale de la nordicité : dès 1942, elle avait intégré des contingents ukrainiens, baltes, occidentaux, et ce furent des SS français qui défendirent, jusqu’au matin du 2 mai, le Bunker de la Chancellerie.

 

Himmler, fut capturé par les Britanniques dans la région de Flensburg, et se suicida quelques jours après. Les principaux responsables de la SS, et notamment du RSHA et du WVHA, furent condamnés à mort et exécutés, à la notable exception des responsables des politiques de déplacement de population. L’organisation elle-même fut déclarée criminelle au Procès de Nuremberg.

 

Organisme élitaire dépositaire de la dimension utopique du nazisme en ce qu’elle assumait l’idéal de purification de la race nordique, et les politiques de germanisation des territoires occupés, la SS avait par ailleurs été le fer de lance de ces politiques d’élimination des populations indésirables qui constituaient, aux yeux des dirigeants nazis, la condition sine qua non de la réalisation de l’utopie. En ce sens, la SS n’avait pas seulement été le fer de lance meurtrier du nazisme. Elle en avait aussi été la quintessence.

MINAR / DPMA / SDMAE / BAPI - Bureau des actions pédagogiques et de l'information - Auteur : Christian Ingrao, directeur de recherches au CNRS, Institut d’histoire du temps présent, texte original anglais, traduction et mise à jour inédites en français, 2018.

Mémoire du Maquis, history resource

Les Glières Plateau

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The Les Glières Plateau is a Second World War remembrance site. From 31 January to 26 March 1944, nearly 500 men gathered here, under the command of Lieutenant

Tom Morel, then Captain Maurice Anjot, to take delivery of weapons. After two months, those who had chosen “to live in freedom or to die” faced a massive, combined attack from the forces of Vichy and the Wehrmacht. Over 140 maquisards lost their lives

Things to see on the Les Glières Plateau, a site which is emblematic of Resistance values:


The Mémoire du Maquis history resource is open to the public approximately ten months of the year, and activities, events and visits are regularly organised there. Run by the Haute-Savoie Departmental Authority, this multimedia space is equipped with interactive terminals that enable you to freely consult the CD-ROM ‘The Resistance en Haute-Savoie’ and the website ‘Mémoire des Alpes’. It also has a projection room, where you can watch a historical portrayal of Les Glières, ‘To live in freedom or to die’ (52 mins) or the documentary ‘August 1944: the liberation of Annecy and Haute-Savoie’ (25 mins). There is also a gift shop.


The historical discovery trail: In the middle of the plateau, around the parachute drop zone, this waymarked trail charts the organisation and everyday life of the Les Glières battalion during the winter of 1944. Lasting two hours, it is accessible to walkers of all abilities. A worksheet is available for children to complete by reading the information boards along the path.


The National Monument to the Resistance: This work of modern art by Émile Gilioli symbolises resistance and hope. It was built in 1973 on the initiative of the Association des Glières. Inside the monument are other works by the artist. When you approach the Les Glières Plateau, the National Monument to the Resistance appears to sit on the grass of this vast meadow, its geometry mimicking the shapes of the mountains, in particular the Montagne de Jalouvre, which serves as its backdrop. It is a sculpture without substance, a bas-relief that appears disproportionately larger against a background of nature, its white mass standing out from the rest of the landscape.

  • Mémoire du Maquis, history resource, Les Glières Plateau. © Dep74/Viviano Mancini

  • National Monument to the Resistance, made in 1973 by Émile Gilioli, Les Glières Plateau. © Dep74/Viviano Mancini

  • Historical discovery trail and Émile Gilioli’s National Monument to the Resistance, Les Glières Plateau. © Dep74/Viviano Mancini

 

Sources: © Mémoire du Maquis, accueil historique

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Juno Beach Centre

The Canadian museum of the Normandy landing beaches

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The Juno Beach Centre is a remembrance site and cultural centre in honour of the 45 000 Canadians who lost their lives in the Second World War, 5 500 of them in the Battle of Normandy and 359 on D-Day. Founded in 2003 by veterans and volunteers, it presents the contribution made by Canada’s civilian and military population on the different fronts during the Second World War. Its purpose is to share that history through educational and commemorative actions. Dates for your diary Exhibition > 31 December 2018 - Commemorative programme

  

 

The Juno Beach Centre aims to give visitors a better grasp of Canada’s contribution to the Second World War. With a presentation about contemporary Canada, the centre also offers visitors an insight into Canadian culture and values. The permanent and temporary exhibitions alternate between excitement, reflection, discovery and commemoration, thereby encouraging visitor participation. The guided tours of Juno Park, which surrounds the Centre, give visitors the opportunity to explore the remains of the Atlantic Wall.

Located on the beach where the Canadians landed in June 1944 alongside the other Allied forces, the Juno Beach Centre presents the role Canada played in the Second World War, particularly in Normandy.

 

The permanent exhibition tells the story of the Canadian volunteers and conscripts who were mobilised to contribute to the war effort. While it also evokes the battles fought by Canadian units from Sicily to Italy, Normandy to the Netherlands, the Centre is not just a war museum: much space is devoted to first-hand accounts and personal stories, and to presenting the society which combatants passed on to their children, which forms present-day Canada.

 

After a short introductory film, visitors can explore five permanent exhibition rooms comprising texts, archives, photos, audiovisual and sound recordings, multimedia, maps, objects and a 12-minute film entitled ‘In their footsteps’, which takes an immersive look at the Canadian experience of D-Day and the Battle of Normandy.

 

In addition to its permanent collection, the Centre offers an exhibition trail for young people and activities for school groups; in 2016, it held the temporary exhibition ‘Grandma, what was it like during the war?’

 

Since the Centre was built, the coastline to the west of Courseulles-sur-Mer has been rehabilitated by the local council. Known as ‘Juno Park’, it is an exceptional site due to its geographical location, abundant wildlife and historical importance. The Park is landscaped and has an interpretation trail, enabling visitors to explore the history of the site.

With a young Canadian guide, you can have a guided tour of the Park and remains of the Atlantic Wall, including the bunkers across from the museum.

 

Temporary exhibition: ‘Grandma, what was it like in the war?’ >31 December 2016

Temporary exhibition: ‘The Royal Canadian Mounted Police: A Canadian tradition’ >31 December 2016

See http://www.junobeach.org/fr/evenements/

 

Learning programme

Activities with a Canadian guide as part of the visit

‘History at your fingertips’, for 7 to 11-year-olds

‘Race against the clock’ (interactive activity with tablets), for 11 years and up

See http://www.junobeach.org/fr/pour-les-enseignants/

 

Sources: © Juno Beach Centre

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Mont-de-Marsan, Saint-Pierre-du-Mont and area

First and Second World War remembrance trails

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This is a useful guide for anyone interested in exploring the sites associated with the events of the two world wars that had a major impact on local life.

 

Due to the distance separating it from the front, the area of Mont-de-Marsan and Saint-Pierre-du-Mont was not particularly affected by the fighting of the First and Second World Wars.

 

Nevertheless, like many other towns in France, it felt the direct and indirect consequences of the conflicts, in particular with the departure of its infantry regiments in August 1914 and the arrival of the first German prisoners of war, and the establishment of the Demarcation Line in 1940.

 

In 1944, the bombing of the German airbase and the fighting on Bats Bridge would punctuate the road to liberation.

 

Without claiming to be exhaustive, this document seeks to chart the most significant events and the sites associated with them.

 

 

 Address and contact details:

 25, place du 6ème RPIMa - 40000 Mont-de-Marsan 

 Tel.: +33 (0)5 58 44 04 31

 

 

Website

 

 

 

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Arles and Area Resistance and Deportation Centre

Charles Barontini Resource Centre

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Currently under construction, the centre is not yet open to the public. However, the voluntary organisation behind the project has organised a series of educational activities for school groups, as well as holding cultural events for the general public throughout the year (temporary exhibitions, conferences, film screenings, talks, etc.).    ►Direct link to the official website

The organisation

 

Founded in 1997, the organisation behind the project to set up an Arles and Area Resistance and Deportation Centre (CRDA) has three aims:

- Promote the research, collection and conservation of any documents concerning the period 1939-45 in the Arles area, and collect personal accounts from Resistance fighters and/or deportees.

- Share local history of the Second World War, through educational activities for school groups and cultural events for the general public.

- Through that history, encourage people to think about the republican values championed by the Resistance: liberty, democracy and human rights.

 

The project

 

Made accessible to the young by the very way it is presented, the project of the Arles Area Resistance and Deportation Centre demonstrates a desire to establish a link between past and present, by recalling that democracy should never be taken for granted and citizenship and human rights must be defended everywhere, every day.

The centre’s goal is to encourage people to reflect on the ideologies and ways of thinking that can lead to dictatorship, fascism and the stigmatisation of certain groups.

The future CRDA’s permanent exhibition will be structured around five themes, in addition to an introduction and conclusion: the Vichy regime and occupation; resistance; repression and deportation; liberation; and the legacy of the Resistance.

 

Resource centre

 

The CRDA’s collections comprise:

- over 3 000 books, classified by theme;

- archives (pamphlets, posters, administrative reports, extracts of correspondence, etc.) and a photographic collection obtained from private sources, which are concerned with the history of the Second World War in the Arles area (36 communes);

- documentation;

- audiovisual documents (eyewitness accounts, papers, songs, etc.);

- collections of objects relating to daily life (wireless sets, school materials, etc.), the Resistance (underground printers, radio equipment, containers for parachute drops, weapons), occupation (Nazi armbands, German helmets) and the battles of liberation (weapons, clothing, etc.).

 

 

Learning activities

 

Approved by the education ministry, the organisation offers a series of educational activities about the Second World War in the Arles area, for primary, middle and high-school students.

These activities mostly involve a local perspective and use a range of media (living eyewitnesses, collections and archives, guided tours, educational workshops).

 

 

Cultural programme

 

The future centre’s cultural programme is already structured around two main events:

- The Journées de la Mémoire. In February and March each year, the organisation puts on a temporary exhibition on the themes of resistance and deportation. This involves carrying out new research into local history, and enriching and developing the organisation’s collections.  The ‘Remembrance Days’ are brought to life by a whole series of cultural events (concerts, films, conferences, talks, etc.) for a varied audience, organised in partnership with the town’s different cultural organisations.

- The Rencontres Internationales de la Photographie. Since 2013, in the summer season, the future CRDA’s exhibition spaces have hosted photographic displays on themes relating to peace, freedom and human rights, with the Rencontres Internationales de la Photographie.

 

Sources: © Centre de la Résistance et de la Déportation d’Arles et du pays d’Arles

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Review June/July 2018 n°263 Review June/July 2018 n°263

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Memorial for Peace Museum - Le Militarial - Boissezon

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Le Militarial, in Boissezon (Tarn), presents the Memorial for Peace Museum, a remembrance site in honour of war veterans of the 20th century.

 

With eight rooms, 5 000 objects on display and a library of over 10 000 books, it is an essential learning resource - and definitely worth a visit.

Click on the picture to zoom in

 

Housed in the 11th-century Boissezon fort, this outstanding collection of authentic objects and documents concerned with the history of armed conflict in the 20th century is an educational and remembrance resource. Its eight exhibition rooms display weaponry, equipment, photographs, documents and literature from the First and Second World Wars, as well as more recent conflicts like Korea, Indochina and Algeria. Armed, uniformed mannequins of our brave soldiers add a remarkable layer of realism. These conflicts left scars which should help prevent new wars and serve as a reminder for future generations.

 

Created by the now deceased Dr Christian Bourdel, the museum is regularly enhanced through donations and new acquisitions. The museum’s considerable reserve collection means it is able to put on regular temporary exhibitions, as well as lending items to other organisations for events.

 

 

Click on the picture of your choice to zoom in

   

 

Families, friends, school parties and work groups are all welcome to visit this unique museum in the Occitanie region.

 

 

 

Sources : ©Musée Mémorial pour la Paix – Le Militarial - Boissezon

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Review April/May 2018 n°262 Review April/May 2018 n°262

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