Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais

 

 

De juin 1940 à août 1944, le Nord et le Pas-de-Calais sont rattachés au Commandement militaire allemand de Belgique. Les officiers allemands installent un climat de terreur, la déportation et les persécutions sévissent. La violence fait rage en 1944 : massacre d'Ascq et le "dernier train de Loos" ...

 

L'invasion de 1940 ravive une culture de guerre née des épreuves de 1914-1918. Soumis à un statut d'occupation particulier, les départements du Nord et du Pas-de-Calais connaissent, de 1940 à 1944, une seconde occupation allemande beaucoup plus dure que celle de l'ensemble du territoire français, Alsace-Moselle exceptée.

 

 

Prison de Loos-les-Lille. Source : La Coupole

 

 

De 1940 à 1944, le Nord et le Pas-de-Calais, par leur proximité avec le Royaume-Uni, ennemi le plus tenace du Reich nazi, ont été une zone permanente de guerre. La densité des troupes allemandes y fut constamment plus élevée que dans le reste de la France. C'est dans la "zone rouge" littorale que la pression est la plus forte ; à partir de l'été 1943, on y attend le débarquement allié. Aucune autre région française n'a subi de telles pressions sur son activité industrielle et sur sa main d'oeuvre, cette dernière étant, dès l'automne 1940, soumise à des transferts forcés en Allemagne. D'abord ponctuelles, ces ponctions devinrent systématiques avec l'entrée en vigueur du Service du travail obligatoire (STO) en 1943.

 

Les premières actions de résistance consistent à sauver les soldats britanniques qui cherchent à éviter la captivité, en les cachant et en organisant leur départ pour tenter de regagner la mère patrie, via l'Espagne. Les premiers résistants créent des feuilles d'information clandestines : La Voix de la nation, La Vraie France, L'Homme libre, La Voix du Nord (créée en avril 1941). Les résistants mènent aussi une activité de renseignement au profit des services secrets britanniques. Progressivement, les premiers noyaux se structurent et s'intègrent à des organisations plus vastes, franco-belges ou franco-anglaises, chargées de l'espionnage des activités de l'Occupant ou de l'exfiltration des aviateurs alliés. Mais en accroissant leurs effectifs, les réseaux et les mouvements de résistance s'exposent à l'infiltration par des agents des polices allemandes.

 

Dans les premiers mois de l'Occupation, une série d'ordonnances allemandes fixe les sanctions auxquelles s'exposent ceux et celles qui voudraient nuire aux intérêts du Reich (jugements devant un tribunal militaire, peines de prison, condamnations à mort). Pour enrayer les actes d'hostilité spontanés auxquels elle est confrontée (les plus nombreux sont les coupures de lignes téléphoniques), la Wehrmacht réunit des conseils de guerre qui prononcent sur-le-champ des peines d'emprisonnement en Allemagne. À l'automne 1940, le Commandement militaire allemand de Bruxelles installe ses tribunaux dans la "zone rattachée", pour traiter les affaires qui touchent à la sécurité des troupes : ceux de la Heer (l'armée de terre) à Lille, Arras et Valenciennes ; celui de la Luftwaffe, boulevard Vauban à Lille ; celui de la Kriegsmarine, à Wimille. En quatre ans, ils prononcent plus de 450 condamnations à mort et plusieurs milliers de peines de détention, qui doivent être purgées dans une prison en Allemagne dès que la sentence dépasse un an.

 

Prison de Cuincy-Douai. Source : La Coupole

 



Pendant toute l'Occupation, on trouve, dans chaque prison du Nord-Pas-de-Calais, deux sections distinctes : l'une allemande, l'autre française, celle-ci restant sous la responsabilité de l'administration pénitentiaire de Vichy. Trois établissements ont concentré la grande majorité des milliers de prisonniers enfermés par l'Occupant : Saint-Nicaise à Arras, Cuincy, près de Douai, et Loos-lès-Lille, principal centre de détention de la région. L'incarcération par l'Occupant d'opposants et de résistants conduit à une inversion symbolique. Alors que la détention vise, dans une société démocratique, ceux qui ne respectent pas la loi, elle devient, entre 1940 et 1944, un outil contre des hommes et des femmes qui incarnent des valeurs élevées, patriotiques ou politiques. Les quartiers allemands des prisons deviennent alors des lieux d'honneur.

 

Fosse n° 7 des mines de Dourges. Lieu de la grève des mineurs du 27 mai 1941. Source : La Coupole

 



Les mines de charbon du Nord-Pas-de-Calais jouaient, en 1940, un rôle essentiel dans l'approvisionnement énergétique de la France. Dès le début de l'Occupation, les compagnies minières s'efforcent d'accroître la production en pressurant la main-d'oeuvre, tout en liquidant les acquis sociaux du Front populaire. Pendant l'hiver 1940-1941, les mineurs connaissent une véritable disette. La misère constitue un terreau favorable pour le parti communiste clandestin ; ses militants déclenchent des arrêts de travail dans les puits et des manifestations de ménagères. La grève qu'ils lancent, le 27 mai 1941, à la fosse 7 des mines de Dourges s'étend rapidement aux puits voisins et menace bientôt l'approvisionnement énergétique de Paris. Le général Niehoff, chef de l'Oberfeldkommandantur de Lille, décide de briser le mouvement. Le 3 juin, il fait condamner 11 mineurs et 2 femmes à des peines de déportation. Mais la nouvelle, annoncée par 30 000 affiches, provoque au contraire l'extension du conflit : à son apogée, le 6 juin, 100 000 mineurs, sur les 143 000 du bassin, ont cessé le travail. Fondée sur des revendications sociales, la grève a désormais pris un tour anti-allemand. Le bassin minier est placé en état de siège : la Wehrmacht quadrille les cités, les lieux publics sont fermés, les manifestations de femmes sont dispersées. Aidé par les préfets et la police française, l'Occupant multiplie les arrestations, souvent au hasard, pour accroître l'effet de terreur. La grève des mineurs, événement unique par son ampleur pendant l'occupation de la France, cesse le 10 juin.

 

Comme en 1914-1918, les autorités militaires de Lille choisissent d'abord des otages parmi les notables (maires, magistrats), pour répondre de la bonne conduite des populations. Mais aucun n'est fusillé ou déporté. Dans les premiers mois de l'Occupation, les Allemands font preuve d'une grande modération en matière répressive, à la surprise de la population. Ils procèdent à des arrestations et leurs tribunaux prononcent des peines de prison, voire une poignée de condamnations à mort ; mais ces dernières sont systématiquement commuées.

 

L'apparente mansuétude de l'Occupant commence à s'effriter au printemps 1941, pour tenter d'empêcher la structuration de la Résistance et d'enrayer l'agitation sociale dans le bassin minier. L'invasion de l'Union soviétique, le 22 juin, provoque l'engagement du parti communiste clandestin dans la résistance armée. La multiplication des attentats et des sabotages incite l'Occupant à établir un climat de terreur dans la "zone rattachée" Nord-Pas-de-Calais.

 

Sabotage près de Béthune. 5 mars 1943. Source : La Coupole

 


Pendant la grève des mineurs, la Feldgendarmerie et les gendarmes français ont procédé à près de 450 arrestations. 273 hommes, pour la plupart des communistes, sont transférés à la citadelle de Huy, en Belgique. Le 23 juillet, 244 d'entre eux sont déportés au camp de concentration de Sachsenhausen, sans avoir été jugés. Il s'agit du premier grand convoi de déportation de détenus français arrivant dans le système concentrationnaire nazi. Les hommes du "train des mineurs" ont ensuite été dispersés dans divers camps (Dora, Natzweiler-Struthof, Buchenwald, Auschwitz, Dachau, Mauthausen, etc.). Cependant, 65 détenus ont, cas rare dans l'histoire des camps de concentration, bénéficié de mesures de libération, entre décembre 1941 et décembre 1943, après avoir signé un document certifiant qu'ils n'intenteraient pas d'action en justice contre leurs gardiens et resteraient muets sur leurs conditions de détention... Un avis de libération leur fut remis, leurs effets personnels rendus, et ils purent rentrer chez eux. L'origine et le motif de cet élargissement sont inconnus. Pour les autres, moins chanceux, le bilan est très lourd : au moins 140 des hommes du "train des mineurs" ont péri dans les camps nazis. La déportation des mineurs constitue le premier épisode d'une lutte sans merci contre les communistes.

 

Les préfets de Vichy Fernand Caries (préfet du Nord pendant toute l'Occupation) et Amédée Bussière (préfet du Pas-de-Calais de 1940 à 1942, avant d'être nommé préfet de police de Paris) ont fait preuve d'un acharnement tout particulier pour aboutir au démantèlement de la plupart des groupes de résistance armée du parti communiste ("Organisation spéciale", puis FTPF). Jusqu'au printemps 1943, les policiers français agissent en parfaite collaboration avec leurs homologues de la CFP. Les "terroristes" arrêtés sont le plus souvent remis aux autorités allemandes qui les traduisent devant leurs tribunaux ; au bout du processus, l'exécution ou la déportation.

 

Les préfets ont eu massivement recours à l'internement administratif, qui permet d'incarcérer des individus uniquement sur la présomption d'une activité "antinationale". En février 1941, Caries s'était vu refuser par les Allemands l'autorisation de créer un camp d'internement pour la "zone rattachée", afin d'y enfermer les communistes impénitents. Il obtient satisfaction le 25 juillet 1941. Ce "camp de concentration" - c'est l'expression employée à cette époque par l'administration française - est ouvert en septembre dans l'enceinte de la citadelle de Doullens (Somme). Plusieurs centaines de personnes y seront conduites, jusqu'à la fermeture du camp, en mars 1943. Les hommes non libérables qui s'y trouvent à cette date sont transférés vers d'autres lieux de détention en France. La plupart - au moins 350 hommes et quelques dizaines de femmes - seront livrés aux Allemands et déportés, au printemps 1944, vers les camps de concentration de Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Neuengamme et Ravensbrück.

 

 





Entre juin 1940 et août 1944, au moins 1 630 personnes (dont 250 femmes) ont été déportées des prisons du Nord-Pas-de-Calais vers celles du Reich. Les condamnations sont, pour les trois quarts des cas, liées à des actes d'opposition à l'Occupant : détention d'armes - notamment de fusils de chasse -, hébergement et aide à des soldats alliés, "propagande communiste", sabotage mineur, offense et insulte à la Wehrmacht, propagande par tracts, etc. Le quart restant correspond à des affaires de droit commun (vols commis au préjudice des Allemands ou accidents de la circulation ayant provoqué la mort de soldats du Reich). Près d'un tiers des déportés condamnés par les tribunaux militaires allemands ont été libérés au terme de leur peine et ont pu rentrer chez eux avant la fin de la guerre. Certains ont toutefois été gardés au travail forcé, et ceux qui étaient considérés comme dangereux, transférés dans un camp de concentration. Plus de la moitié des condamnés ont été libérés par l'arrivée des Alliés, au printemps 1945. Mais 200 détenus environ sont décédés pendant leur captivité dans une prison du Reich (du fait de la faim, de l'absence d'hygiène, des coups, mais aussi des bombardements alliés sur les villes allemandes). Au moins 46 prisonniers, dont 3 femmes, ont été exécutés sur le territoire allemand après leur condamnation à mort par un tribunal civil nazi. On peut estimer à 2 700, le nombre de personnes déportées de la "zone rattachée" Nord-Pas-de-Calais vers le Reich, pour des actes de résistance, la très grande majorité aboutissant dans un camp de concentration. Ils ont connu leur première immatriculation dans des grands camps (Sachsenhausen, Buchenwald, Neuengamme, Dachau), avant d'être dispersés dans la myriade de camps annexes et de Kommandos de travail qui se développent dans la partie finale de l'histoire du système concentrationnaire.

 

Le système des otages est progressivement abandonné. Deux types de sanctions sont désormais utilisés parallèlement : l'exécution, sur le sol du Nord et du Pas-de-Calais, de résistants condamnés à mort par les tribunaux militaires ; la déportation en Allemagne (dans une prison ou un camp de concentration). Celle-ci peut résulter d'une condamnation prononcée par un tribunal militaire ou être le fruit d'un mécanisme totalement arbitraire et secret, sans aucun jugement préalable. 408 hommes ont été exécutés après leur condamnation pour des actions de résistance, à titre individuel ou au sein d'organisations structurées. En 1942, 123 résistants, presque tous communistes, furent fusillés dans les fossés de la citadelle d'Arras ; plus de 80 % d'entre eux avaient été arrêtés par la police française et livrés aux Allemands. En 1943 le nombre total des exécutions dans le Nord-Pas-de-Calais s'établit à 61, à une époque où le nombre des déportations de résistants vers le Reich s'accroît ; cette fois, la majorité des fusillés sont issus d'organisations non communistes (Alliance, OCM, Voix du Nord, Sylvestre-Farmer), qui subissent alors une série de démantèlements. Le paroxysme des exécutions est atteint en 1944, avec 212 fusillés, dont plus des deux tiers au cours des dix semaines qui séparent le débarquement allié du 6 juin, en Normandie, de la Libération.



Si l'année 1944 reste dans les esprits celle de la libération du joug nazi, elle correspond également à la période la plus noire de l'Occupation. Dans le Nord-Pas-de-Calais, les arrestations, les exécutions, les déportations atteignent leur apogée. Jusqu'au bout, les autorités du Commandement militaire allemand de Belgique et du Nord de la France continuent à appliquer un arsenal répressif diversifié : jugements devant les tribunaux, condamnations à mort et fusillades, déportations Nacht und Nebel et arrestations d'otages. L'Occupation s'achève par un drame : la déportation de plusieurs centaines de détenus de la prison de Loos-lès-Lille. En mars 1944, les Allemands autorisent l'arrivée de la Milice dans les deux départements du Nord. Dès son installation, cette police politique, composée des derniers fanatiques de la collaboration à outrance, fait l'objet d'un rejet massif de la part de la population. Menacés de mort, ses membres limitent leur action à des arrestations ciblées de résistants. Leur plus sinistre opération est la tenue d'une cour martiale, dans l'enceinte même de la prison de Loos-lès-Lille, le 22 mars 1944 : deux résistants sont condamnés à mort après un simulacre de procès, et fusillés le lendemain par un peloton de membres des Groupes mobiles de réserve, police de maintien de l'ordre de Vichy. Le changement d'attitude des forces de police ordinaires de Vichy oblige les Allemands à assurer seuls la répression. Leur hantise d'une insurrection en cas de débarquement sur le littoral du Pas-de-Calais les incite à durcir encore leur attitude. Le printemps 1944 est marqué par de nouvelles vagues d'arrestations qui frappent en particulier les mouvements Voix du Nord et OCM.

 

Les tribunaux militaires multiplient les condamnations à mort, et plus de 200 résistants sont passés par les armes entre janvier et août 1944, après des jugements sommaires. Pendant la même période, près de 2 100 résistants - dont 700 Nacht und Nebel - sont déportés vers des prisons ou des camps de concentration, soit plus de 40 % de l'ensemble des déportés de la "zone rattachée" entre 1940 et 1944.

 

Parallèlement à ces procédures qui relèvent de l'administration militaire et qui conservent un semblant de légalité, la Gestapo de Lille déporte sans jugement. Devenue autonome depuis la fin 1943, elle n'a plus désormais besoin de l'aval du Commandement militaire pour procéder à des déportations directes. Elle se sert de la procédure de Schutzhaft, "détention de sécurité", pour envoyer des résistants dans des camps de concentration. Dans les derniers mois de l'Occupation, la Gestapo utilise la citadelle de Huy comme lieu de transit, avant l'envoi des résistants non jugés au camp de Vught, aux Pays-Bas. Ce dernier est évacué, à la fin août 1944, vers Sachsenhausen. Après le débarquement du 6 juin 1944, la Résistance passe à l'action dans le Nord et le Pas-de-Calais. On compte pas moins de 2 000 sabotages commis dans la "zone rattachée" entre le débarquement allié en Normandie et le 1er septembre 1944, date de la libération d'Arras. Face à cette effervescence, les dirigeants de l'Oberfeldkommandantur de Lille s'efforcent de maintenir par tous les moyens la sécurité des troupes et de leurs déplacements. Les polices allemandes procèdent à des centaines d'arrestations, les prisons sont bondées et les tribunaux militaires d'Occupation tournent à plein régime.

 

Près du tiers des personnes exécutées comme otages ou après une condamnation à mort dans la "zone rattachée" pendant l'Occupation l'a été après le 6 juin 1944. L'Occupant fusille alors par "fournées" des résistants, dans les fossés des citadelles et des forts de la région : 78 hommes sont fusillés à Arras, 58 au fort de Seclin, 45 au fort de Bondues, 13 au camp du Roleur, à Valenciennes, et 11 au fort de Curgies, dans cette même ville. Plus de la moitié de ces hommes ont moins de trente ans. Si les deux tiers des fusillés de 1944 sont encore issus des métiers de la mine, du chemin de fer ou de l'industrie, on remarque désormais une plus grande diversité sociologique, avec des hommes appartenant au patronat, à la fonction publique et aux professions libérales, souvent des cadres des mouvements de la Résistance non communiste.

 

 

3 septembre 1944. Libération de Lille. Arrivée des chars britanniques. Source : La Coupole

 


La libération du Nord et du Pas-de-Calais est acquise, pour l'essentiel, en cinq jours, entre le 1er et le 5 septembre 1944 ; mais Dunkerque resta aux mains des Allemands jusqu'au 9 mai 1945. La joie de la liberté retrouvée fut ternie par un drame survenu quelques heures seulement avant la libération de Lille : la déportation de centaines de prisonniers de la prison de Loos vers les camps de concentration nazis.

 

Le bilan de la déportation dans le Nord-Pas-de-Calais est celui d'une tragédie : près de 7 700 personnes ont été transférées, entre 1940 et 1945, hors des frontières de la France, en application des mesures de répression et de persécution allemandes. Le chiffre global se décompose ainsi : 1 930 déportés par mesure de persécution, et 5 687 déportés de répression. Alors que l'on peut estimer aujourd'hui à 162 000 le nombre de déportés de France entre 1940 et 1945, tous motifs confondus, la proportion de personnes originaires de la "zone rattachée" est de l'ordre de 5 %. Au total, 1 772 Juifs domiciliés dans le Nord ou le Pas-de-Calais en 1939 ont été déportés dans le cadre de la "solution finale", vers les camps d'extermination, et pour une infime minorité vers des camps de concentration ; les neuf dixièmes étaient de nationalité étrangère. Parmi eux, plus de 700 furent arrêtés dans la "zone rattachée" ; les autres tombèrent aux mains des Allemands dans d'autres régions de la France occupée. 95 % d'entre eux - des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards - ont péri, la très grande majorité ayant été gazée dès l'arrivée des convois à Auschwitz-Birkenau. 158 Tsiganes arrêtés dans la "zone rattachée" à la fin de l'année 1943 ont été dirigés vers le camp d'Auschwitz. 85 % sont morts en déportation.

 

 

Source Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais. La Voix du Nord Editions. 2005