La Résistance en actes

 

Née du refus de la défaite et de l'occupation ou de la lutte contre le nazisme et le fascisme, parfois de l'Appel du général de Gaulle, la Résistance a revêtu plusieurs formes.

 

Le renseignement

 

Après la signature de l'armistice franco-allemand, l'Angleterre se retrouve seule face à l'ennemi et sous la menace d'une invasion imminente. Dès juillet 1940, les Anglais et la France Libre cherchent à collecter des renseignements sur les préparatifs ennemis ou la situation en France ; des réseaux se constituent dans ce but, en relation avec l'Intelligence Service ou le BCRA, et sont bientôt équipés de moyens de transmission, notamment des postes de radio. Les informations ainsi collectées seront extrêmement précieuses pour la préparation et l'exécution du Débarquement. Mais, malgré l'abondance et la qualité des renseignements transmis à Londres, l'aviation alliée manquera souvent ses cibles : 65000 Français mourront sous ses bombardements.

 

 

L'aide aux personnes traquées

 

L'aide aux personnes traquées (résistants, opposants, réfractaires, juifs...)

 

 

 

L'évasion

 

Les activités d'évasion débutent dès la campagne de France de juin 1940, lorsque des groupes de soldats français ou anglais défaits tentent d'éviter la capture par la Wehrmacht. Spontanément, des personnes leur viennent en aide, leur fournissent cachettes et vivres et facilitent leur évasion vers l'Angleterre. Par la suite, des filières organisées se constituent pour secourir les aviateurs alliés, permettre le passage de la ligne de démarcation, faciliter la fuite des prisonniers et personnes recherchées, ou conduire ceux qui souhaitent rallier la France Libre vers l'Angleterre ou l'Espagne.

 

 

La propagande

 

Le journal France D'Abord. Source :  Collection DMPA

 

 

 

Le journal Combat. Source : Collection DMPA

 

 

Le sabotage et la préparation de l'insurrection

 

    

Déraillement d'un train. Source :  Collection DMPA

 

 

Manifestation de Romans contre le STO (10 mars 1943) Source : © CHRDD - Droits réservés

 

 

Les opérations de commandos

 

Les maquis

 

 

Les maquis en France. Source : MINDEF/SGA/DMPA

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Les maquis se constituent progressivement à partir de la fin de l'année 1942. Il s'agit au départ de zones de refuge pour des personnes recherchées par les Allemands ou la police de Vichy : juifs, communistes, républicains espagnols, résistants « grillés », antifascistes de toutes nationalités, déserteurs de l'armée allemande, etc. (ces zones rurales bénéficient de l'aide et du ravitaillement des habitants et des villages alentours). Ils sont rapidement encadrés par les mouvements de résistance déjà constitués.

 

 

C'est avec l'instauration de la conscription obligatoire de la main-d'oeuvre, et surtout avec la promulgation du service du travail obligatoire en Allemagne le 16 février 1943 que les effectifs des maquis grossissent grâce à l'afflux massif de réfractaires. Peu à peu, ces maquis s'organisent et deviennent des réserves de combattants potentiels, qu'il s'agit de former et d'armer ; en avril 1943, les Mouvements Unis de Résistance (MUR) créent un « Service national du maquis » dont la responsabilité est confiée à Michel Brault puis à Georges Rebattet (colonel « cheval »). La mystique du maquis, celle de la « Légion des Montagnes » (Maurice Schumann), armée populaire en constitution, se répand et attire de nouvelles jeunes recrues. « La mystique du maquis était à double tranchant. Elle inspirait l'action, mais elle engeandrait aussi la frustration.

 

En juin et juillet 1943, des rapports de gendarmerie concernant les régions montagneuses du Massif central et les contreforts des Alpes font état de réfractaires arrêtés facilement à la suite de dénonciations ou d'enquêtes de police et qui exprimaient leur déception et leur ennui en découvrant que le maquis, privé de moyens militaires, leur offrait une vie de désoeuvrement et sans héroïsme » (H. Roderick Kedward, « S.T.O. et maquis », dans Jean-Pierre Azéma et François Bédarida (dir.), La France des années noires, vol. 2 : De l'Occupation à la Libération, Le Seuil, 1993, page 270).

 

Mais la situation des maquis s'améliore peu à peu et à partir de mars 1944, les parachutages d'armes, de munitions et de matériel se multiplient, dans la perspective du débarquement.

 

 

Source Fondation de la Résistance