Le massacre de Tulle les 7 et 8 juin 1944

La ville de Tulle est attaquée par les forces de la résistance FTP pour une occupation temporaire dans le but de saper le moral des troupes allemandes qui occupaient la ville.

Cette attaque fût plutôt glorieuse; la ville se situant dans une vallée ce qui facilitait l'attaque des résistants arrivant des hauteurs. Le 8, l'école normale occupée par les allemands prend feu. Les tentatives de sorties sont meurtrières et les survivants capitulent.

 

Le 8 juin au soir, la division Das Reich reprend la ville. Le meilleur moyen de pression sur la résistance était de couper leurs relations avec les habitants en commettant des exactions. Le lendemain, s'opère une rafle des hommes de 16 à 60 ans pour officiellement, selon les messages sonores diffusés dans la ville, contrôler les identités. Les messages promettaient également la remise de papiers, notamment des Ausweis. C'est pourquoi, de nombreux Tullistes qui auraient pu s'échapper, ne voyaient pas l'intérêt d'entrer dans l'illégalité et se sont rendus au lieu de la rafle. Les hommes furent donc emmenés à la manufacture d'armes, où furent libérés les «indispensables» à une remise en état de la ville.

 

Les autres furent triés en trois groupes par le responsable de ZPOZD (autre division de la police allemande) dont un constitué arbitrairement de 120 personnes qui ne se doutaient pas de ce qui les attendait et pourtant destinées à être exécutées par pendaison. Une intervention de dernière minute va limiter le nombre d'hommes à 99. Ces personnes seront ensuite enterrées dans une décharge, pour en ajouter à l'horreur et marquer les esprits. C'est aujourd'hui ce que l'on appelle le « champ des martyrs » de Tulle, lieu de visite et de recueillement. 311 otages parmi ceux restants dans la manufacture sont transférés à Limoges. Les otages du « troisième tri », qui sont au nombre de 149, partent pour la déportation au camp de Compiègne-Royallieu, lieu de « transit » avant le camp de concentration de Dachau. Sur ces 149 déportés, 101 ne reverront jamais leur ville. Depuis, une cérémonie a lieu tous les ans le 9 juin, les balcons sont fleuris et un cortège retrace le parcours des exécutions.

 

Plaquette du chemin de mémoire de Tulle (à consulter en ligne)

 

 

 

Source : Secrétariat d'Etat au Tourisme - délégation régionale du Limousin