Le Mont-Valérien, Haut lieu de la mémoire nationale

Le mémorial, la clairière des fusillés, la chapelle, le monument aux fusillés, les haut-reliefs du Mont-Valérien...

Ermitage médiéval puis pèlerinage populaire du XVIIe au XIXe siècle, le Mont-Valérien voit s'édifier, au milieu du XIXe siècle, un fort de la ceinture parisienne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site a été le principal lieu d'exécution des autorités allemandes en France. Dès 1944, grâce à la volonté du général de Gaulle et au travail des associations des familles des fusillés, il est devenu un lieu de mémoire. Le Mémorial de la France combattante y a été érigé en 1960, et en 2010 ont été inaugurés de nouveaux espaces muséographiques.

  • La clairière des fusillés au Mont-Valérien Le monument aux fusillés du Mont-Valérien

    La clairière des fusillés au Mont-Valérien.
    Source : Claire CAMERON - SGA/DMPA Le monument aux fusillés du Mont-Valérien.
    Source : Jacques ROBERT - SGA/DMPA

  • Vue sur l'espace multimédia du centre d'information du Mont-Valérien

    Vue sur l'espace multimédia du centre d'information du Mont-Valérien.
    Source : Rafael FLICHMAN

  • Le monument du Mont Valérien

    Le monument du Mont Valérien. Source : MINDEF/SGA/DMPA - Jacques Robert

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Mont-Valérien est utilisé par les Allemands comme lieu d'exécution de résistants et d'otages. Les condamnés sont fusillés dans la clairière située en contrebas. L'état actuel de la recherche historique permet d'identifier plus d'un millier de fusillés. Le 1er novembre 1944, le général de Gaulle rend hommage aux morts de la Résistance en allant d'abord se recueillir dans la clairière du Mont-Valérien, puis au fort de Vincennes, autre lieu de fusillade à Paris, enfin au cimetière d'Ivry-sur-Seine, principal lieu d'inhumation des fusillés de l'Île-de-France. Dès 1945, le Mont-Valérien est retenu par le général de Gaulle pour accueillir un monument aux morts de la guerre de 1939-1945. Quinze corps de combattants, symbolisant les différentes formes des combats pour la Libération, sont déposés dans une crypte provisoire, rejoints en 1952 par un seizième corps représentant les combattants en Indochine contre le Japon. Un 17ème caveau est aménagé plus tard pour recevoir la dépouille du dernier Compagnon de la Libération. En 1954, une urne contenant des cendres de déportés est déposée dans la crypte. Devenu Président de la République, le général de Gaulle décide la création d'un Mémorial de la France combattante, conçu par Félix Brunau, inauguré le 18 juin 1960. Au début de 2000, il est décidé d'ériger un monument aux fusillés du Mont-Valérien, conçu par Pascal Convert. Y sont inscrits les noms des fusillés du Mont-Valérien, ainsi qu'une dédicace : "Aux résistants et aux otages fusillés au Mont-Valérien par les troupes nazies 1940-1944 et à tous ceux qui n'ont pas été identifiés".


Le Mont-Valérien est longtemps resté dans son état d'origine. Cela lui confère une importante puissance évocatrice. Depuis 2006, le site a fait l'objet d'une mise en valeur de la part de la direction de la mémoire, du patr imoine et des archives du ministère de la défense, destiné à créer les aménagements donnant au grand public les clefs de lecture nécessaires à la compréhension d'un haut lieu de la mémoire nationale complexe et méconnu. Situé sur l'esplanade du Mémorial de la France combattante, le centre d'information permet d'accueillir les visiteurs et de consulter des notices biographiques, accompagnées de numérisations de lettres, photographies, et documents d'archives sur les fusillés et d'Ile-de-France, via des bornes interactives. Une place particulière est consacrée aux Compagnons de la Libération. Par ailleurs, des écrans diffusent des d'images d'archives sur la mémoire des fusillés, sur le Mémorial de la France combattante et les cérémonies qui s'y sont déroulées. Une exposition permanente " Résistance et répression 1940-1944 " se tient dans l'ancien bâtiment d'écurie. Consacrée à la Résistance, aux fusillés et à la répression en Ile-de-France, elle permet d'inscrire le Mont-Valérien dans son contexte historique et géographique. L'exposition retrace ainsi l'évolution des politiques de répression et le parcours des fusillés, depuis leur arrestation et leur internement jusqu'à leur exécution. Elle présente les différents sites d'emprisonnement, de fusillade et de sépulture en Ile-de-France. La partie centrale, plus intime, est dédiée aux dernières lettres de fusillés, ces ultimes traces laissées à leurs familles, témoins de l'engagement et du martyr de ces hommes.


Le Mont Valérien 
Avenue du Professeur Léon Bernard 92150 Suresnes
Tel. : 01.47.28.46.35
Email : info@mont-valerien.fr

Les visites du Mont-Valérien sont gratuites et guidées ; d'une durée d'une heure trente, elles s'effectuent à heure fixe, tous les jours sauf le lundi

Basse saison* : 10h00, 15h00

Haute saison* : 9h30, 11h00, 14h30, 16h00 La réservation est obligatoire pour les groupes de plus de 10 personnes


Le Centre d'accueil et d'information est ouvert tous les jours sauf le lundi

Basse saison* : 9h00-12h00, 13h00-17h00

Haute saison* : 9h00-12h30, 13h30-18h00 2012

Basse saison : novembre-février, juillet-août 2012
Haute saison : mars-juin, septembre-octobre
Le site est fermé au public le 1er janvier, le 1er mai, le 15 août, le 1er novembre, les 25 et 31 décembre.

Moyens d'accès au Mémorial

SNCF : Ligne Paris Saint Lazare - Versailles - Arrêt gare de Suresnes

RATP : RER A La Défense ou ligne n° 1 La Défense puis bus n° 360 (arrêt Mont Valérien ou Hôpital Foch Cluseret)

TRAMWAY : Val de Seine T2 La Défense - Issy-les-Moulineaux - Station de Suresnes : Longchamp

VOITURE : Porte Maillot - Pont de Suresnes

 

 

Ordre de la Libération

Mont-Valérien

Source : MINDEF/SGA/DMPA