Musée français de Chastre et cimetière militaire

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Créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour perpétuer le souvenir des combats livrés par l'armée française en Wallonie en mai 1940

Installé dans les salles de classe d'une ancienne école, le Musée français de Chastre, en Belgique, a été créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour perpétuer le souvenir des combats livrés par l'armée française en Wallonie en mai 1940.

  • Musée français : ancienne école de Cortil

    Musée français : ancienne école de Cortil. © DR

  • Affiche

    Affiche. © DR

  • Nécropole de Chastre

    Nécropole de Chastre. © DR

Source : Musée français, rue du Tensoul, B1450 Chastre, Belgique. Revue "Les Chemins de la Mémoire n° 203" - mars 2010 pour MINDEF/SGA/DMPA

 

Le Musée français est composé de deux salles principales.

 

La première donne un aperçu du déploiement des forces armées française, belge et britannique dans le cadre de la "manœuvre de la Dyle" et relate les combats menés par le 4e corps d'armée de la Première armée française entre Wavre et Namur pour stopper l'offensive allemande en Belgique. Deux phases principales de la bataille y sont présentées : celle de couverture, première grande bataille de chars de l'histoire avec l'engagement de plus de mille blindés les 12 et 13 mai; la bataille d'arrêt, victoire tactique française sans lendemain, avec comme point central la petite ville de Gembloux.

 

Quatre grandes cartes permettent de mieux comprendre le déroulement des opérations de la bataille de la Dyle : la première montre la mise en place des armées alliées tandis que la seconde fait le point de la situation les 12, 13 et 14 mai 1940. La troisième est consacrée aux combats du 14 mai à Gembloux tandis que la dernière présente la situation militaire au 15 mai 1940. Ces cartes sont accompagnées par un large éventail d'objets militaires dont certains ont été récupérés sur le champ de bataille après la fin des combats : uniformes, armements divers dont un canon anti-chars français de 20 mm, munitions, équipements de soldats. Des affiches, des documents historiques, des photographies, des mannequins..., restituent le contexte et l'atmosphère de l'époque.

 

L'autre salle du musée traite plus particulièrement des armées belge et allemande à travers le récit des combats en Belgique et aux Pays-Bas pendant le mois de mai 1940. Celui-ci est complété par une présentation détaillée des unités allemandes et par une collection très riche de photographies réalisées par la propagande ennemie pendant la bataille, ainsi que par des documents divers, des armements, des mannequins et du matériel. Une partie de l'exposition, intitulée "Après la bataille", explique comment les équipes d'inhumation ennemies ont procédé à l'ensevelissement des corps des combattants français sur les lieux d'affrontement. Après la guerre, les Belges ont fait le relevé, sur les champs de bataille, des endroits où étaient inhumés les soldats. Ils ont également établi une liste des objets trouvés. Les corps ont ensuite été regroupés. Néanmoins, dans les années 1980, certaines dépouilles ont encore été retrouvées. Enfin, les visiteurs sont invités à découvrir la vie en Belgique sous l'occupation allemande à travers de nombreux documents du quotidien tels des cartes de ravitaillement, des lettres de prisonniers...

 

 

Un cimetière français à Chastre

 

Après la guerre, les autorités françaises ont souhaité regrouper dans un lieu unique les très nombreuses sépultures de soldats français tombés en 1940 en différents endroits du territoire belge. C'est dans ce but que le cimetière militaire de Chastre a été créé. Situé à sept kilomètres de Gembloux, il a été inauguré le 10 mai 1970.

 

Propriété de l'État français, il rassemble les dépouilles des soldats qui n'ont pas été rapatriées en France.

 

D'une superficie de sept ares, le cimetière ne donne cependant pas une idée exacte du nombre des morts au champ d'honneur en 1940 : en effet, si plus de mille combattants français reposent à Chastre, parmi lesquels 171 inconnus et la totalité des combattants nords-africains (Marocains, Algériens et Tunisiens) tombés durant la bataille, ils côtoient aussi 192 soldats morts pendant la Grande Guerre et d'autres décédés durant la période 1940-1945. Des monuments commémoratifs de la bataille de la Dyle existent également à Jandrain, Gembloux, Saint-Gérard, Flavion, Ondaye...

 


Musée français de Chastre

rue du Tensoul- B1450 Chastre, Belgique

Tel. : 0032 81/61 31 40

E-mail : museemai40@skynet.be

 

Ouvert

les dimanches et jours fériés, 14h - 18h, du 15 mai au 30 septembre.

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