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Saint-Benoît-la-Chipotte

Source : Photo Christian Amet

Création 1919. Bataille de la Mortagne, août-septembre 1914.


Aménagement 1920, 1921, 1924, 1935, regroupement des corps exhumés de cimetières militaires communaux de la région entre Rambervillers et Saint-Dié.


1975, réfection totale.

Éléments remarquables : Monuments aux morts 1914-1918.

Informations historiques

Situé sur les contreforts des Vosges, le cimetière national de Saint-Benoît-la-Chipotte rassemble les dépouilles de soldats morts pour la France lors de la bataille de la Mortagne (24 août au 13 septembre 1914). Créé en 1919, il est réaménagé de 1920 à 1935 afin de regrouper les corps de soldats exhumés de cimetières provisoires de la région entre Rambervillers et Saint-Dié. Il a fait l’objet d’une réfection complète en 1975. D’une superficie de 7 070 m², le cimetière regroupe les restes mortels de près de 2 000 soldats français dont près de 900 sont repartis en deux ossuaires.

 

Bataille de la Mortagne

24 août - 13 septembre 1914

 

Malgré le large mouvement effectué, en Belgique, par l’armée allemande, le général Joffre lance deux offensives, l'une en Alsace par la 1re armée et l'autre conduite par la 2e armée en Lorraine afin de reprendre les départements perdus en 1871. Hormis quelques succès initiaux qui font espérer une victoire rapide, cette tentative se solde par un échec. La 2e armée doit se replier hâtivement en direction du Grand Couronné de Nancy où elle s'y déploie en demi-cercle au nord,  entre la Moselle et la Meurthe.

 

Le 24 août 1914, les Allemands marchent sur la Trouée de Charme, point de jonction entre la 1re et la 2e armée française. Ce passage, seule plaine entre le Grand Couronné et les contreforts des Vosges, permettrait à l’ennemi de prendre les Français à revers, de marcher sur la Meuse et d’enlever Verdun.

 

Se déroulant sur les pentes ouest des Vosges moyennes, la bataille de la Mortagne est une succession de points d’accroche où l’offensive est menée par les troupes allemandes, l’armée française gardant une posture défensive à la suite de prélèvements de soldats envoyés renforcer le front de la Marne. Situé dans l'axe sud de l'attaque dirigée vers Rambervillers, le col de la Chipotte est ainsi au cœur de tous les enjeux.

Au milieu de la forêt, la lutte est acharnée et sanglante. Du 26 août au 11 septembre, chasseurs, fantassins et coloniaux résistent aux assauts successifs de l'ennemi. Les corps à corps sont nombreux. Le col de la Chipotte change plusieurs fois de main. Surnommé notamment le "col de la mort", celui-ci constitue un élément essentiel de la bataille des frontières. Près de 4 000 Français y perdirent la vie.

Renonçant à son attaque, l’ennemi se replie, libérant ainsi Saint-Dié, et se retranche sur des positions précédemment fortifiées qu’il ne va plus quitter jusqu’à la fin de la guerre.

 

En octobre 1914, le front de Lorraine se stabilise jusqu’à l’armistice de 1918.

  • Source : montmaur.voila.net

    Source : montmaur.voila.net

  • Source : pages1418.mesdiscussions.net

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  • Source : montmaur.voila.net

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  • Source : Carte postale. Collection privée

    Source : Carte postale. Collection privée

  • Source : Carte postale. Collection privée

    Source : Carte postale. Collection privée

  • Source : Carte postale. Collection privée

    Source : Carte postale. Collection privée

  • Source : Photo Christian Amet