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Sentier de Mémoire d’Evosges

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PRÉSENTATION

 

"26 déportés durant la guerre dans le Canton de Saint-Rambert-en-Bugey, 9 seulement sont revenus". Un devoir de mémoire des épisodes de la Résistance dans la Vallée de l'Albarine pendant la Seconde Guerre. Une randonnée remplie d'émotions.

 
 
Le sentier de Mémoire, jalonné de panneaux explicatifs et de poteaux de balisage, part du village d'Evosges vers la Laye et la Ferme de Marchat, lieu de mémoire. Crédit photo : ©Office-de-Tourisme-Vallee-Albarine
 
À travers bois, il rejoint le Terriau, traverse la D102 et remonte en direction des Fermes du Termant en ruines.
 

 

Étape 1 Autres lieux de mémoire

Kit M Granville Seconde Guerre mondiale

Application numérique

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Le Kit M Granville Seconde Guerre mondiale est une application numérique qui propose un parcours d’interprétation autour de la Seconde Guerre mondiale à Granville. Téléchargez l’application, laissez-vous guider par votre smartphone, et partez à la découverte de la vie granvillaise pendant l’Occupation et la Libération.

 

Granville est une localité représentative de l’histoire de l’Occupation en Europe occidentale. Elle vit pendant la Seconde Guerre mondiale une cohabitation forcée avec son envahisseur allemand, sous des règles dictées par les autorités allemandes, son lot d’actions de Résistance et, malheureusement plusieurs dizaines de morts à déplorer.

 

Cependant, l’existence de son port a fait de Granville un lieu stratégique. Son activité durant l’Occupation incluait la pêche, le transit de charbon, de phosphate, de sel, de bois. Il était également utilisé par l’armée pour des exercices militaires, ainsi que pour le ravitaillement de plusieurs milliers de soldats postés à Jersey, dont Granville n’est séparée que de 52 kilomètres.

 

Cette zone portuaire a également conduit les Allemands à mettre en place une batterie de blockhaus conséquente, faisant partie du dispositif du Mur de l’Atlantique.

 

Granville est aussi un lieu de rebondissements. Plus de sept mois après sa libération, elle a subi un assaut allemand de soldats venus de Jersey au cours d’un raid éclair dans la nuit du 8 au 9 mars 1945.

 

La guerre, c’est aussi l’histoire à l’échelle humaine, des histoires dont chacun des habitants est le protagoniste, avec son lot d’aventures, de mésaventures, dont le but est d’assurer sa survie ainsi que celle des siens, et qui sont aujourd’hui des souvenirs.

 

   
Soldats allemands près du casino - Granville. Entre le 18 juin 1940 et le 31 juillet 1944. Photographie prise par un soldat allemand au temps de l’Occupation - Affiche sur les règles de circulation piétonne en ville - Soldats américains (GI’s) à Granville. Après le 31 juillet 1944. Photographie prise par les GI’s issue des archives militaires américaines. Crédits : Coll. Ville de Granville
 

 

Ainsi, Granville possède une histoire riche, en lien avec la Seconde Guerre mondiale, sur laquelle l’application Kit M Granville Seconde Guerre mondiale donne un nouvel éclairage.

 

Tourisme de mémoire et tourisme numérique convergent pour proposer un produit innovant : Kit M Granville Seconde Guerre mondiale offre la possibilité de découvrir à son rythme, avec son simple smartphone, un contenu très fourni entre témoignages et documents d’archives.

 

Téléchargez l’application, laissez-vous guider par votre smartphone, et partez à la découverte de la vie granvillaise pendant l’Occupation et la Libération. Photos, affiches, textes d’archives, journaux d’époque : une centaine de documents, parfois inédits, apportent un éclairage nouveau sur cette période.

 

Suivez les étapes suivantes pour découvrir le Kit M Granville Seconde Guerre mondiale :

 

• 1/ Installez Kit M, en scannant les QR codes   • 2/ Choisissez et installez un parcours   • 3/ Rendez-vous au point de départ

• 4/ Profitez du parcours

 

Étape 1 Autres lieux de mémoire

Chemin de mémoire La Matelotte

Cerdon du loiret 45620

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Le film « La terre ne ment pas » a fait découvrir l’existence du camp de prisonniers juifs arrivés en juillet 1941 à Cerdon du Loiret. Vidéo en lien - Dépliant à consulter

 

C’est à la suite de la projection du  film « La terre ne ment pas » de Philippe Claire, diffusé en mars 2010 par le cinémobile, que les très nombreux spectateurs ont appris ce qui s’était passé à la ferme de la Matelotte entre  juillet 1941 et juillet 1942.

 

89 hommes, souvent jeunes, avaient été transférés du camp d’internement de Beaune la Rolande dans trois fermes de Sologne, à Cerdon, Isdes et Vannes sur Cosson, sous prétexte de « remettre les juifs au travail ». Le but de l’opération était d’assainir la Sologne même en plein hiver…

 

Ces prisonniers vivaient dans des conditions très dures, sans chauffage  et peu de nourriture dans les  granges de la ferme inhabitée. Ils étaient gardés par des gendarmes français sous les ordres du Préfet du Loiret et se déplaçaient à pied  pour travailler dans les environs.  Ils utilisaient les chemins de la commune de  Cerdon  et d’Argent sur Sauldre(18410). Parmi eux, Emile Frajerman, héros du film précité, réussit à s’évader grâce à l’aide de « Justes » de la région. Il était présent lors de la projection du film à Cerdon.

 

À partir de Juillet 1942, ces prisonniers ont été transférés vers les camps d’extermination.

 

La décision de créer un circuit de mémoire est née au sein de la Municipalité de Cerdon, soutenue par le 1er Adjoint devenu maire par la suite, sur la proposition de Francette Lechevallier, vice-Présidente de l’association Les randonneurs Sullylois. Ce projet est né dans le cadre de la révision du PDIPR par le groupe de travail municipal en 2010.

 

Le 2 octobre 2011 eut lieu l’inauguration de ce chemin de mémoire, devant la ferme de La Matelotte,  où ont été posés deux panneaux explicatifs de ces tristes évènements en présence des officiels (Conseil Général du Loiret, Conseil Municipal de Cerdon, le Maire d’Argent, le Cercil), les randonneurs Sullylois ayant contribué, les randonneurs juifs de l’Ile de France, et la population de la commune et du Loiret.

 

Après cette inauguration, une randonnée a été menée immédiatement sur les pas de ces prisonniers. Le circuit emprunte les CR 18, 17, 20, 21 .Il est proposé un circuit court de 9 km et un de 12 km. Ces circuits sont balisés (poteaux bois) et on peut le consulter sur www.cerdonduloiret.fr

 

Une randonnée mémoire est instituée, chaque année, lors de journées du Patrimoine en septembre.

 

Durée approximative du parcours : 2 à 3 h

Étape 1

La libération de Paris

Après la réduction de la poche de Falaise en Normandie, le 19 août 1944, les armées alliées progressent rapidement jusqu’à Rouen et Mantes où une tête de pont est établie sur la Seine. Pendant ce temps, Paris s’est insurgé le 18 août. Le général de Gaulle a prévu que la 2e division blindée du général Leclerc libérera la capitale.

Paris n’est pas un objectif militaire
Dans les plans alliés, Paris n’est pas un objectif militaire et la ville doit être contournée. En revanche, le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), estime que la libération de la Capitale est un symbole et un objectif politique : Paris doit être libéré par  les soldats français. Le général de Gaulle veut ainsi apparaître comme le chef d’un pays qui se libère grâce à ses propres forces. De plus, avec le bombardement des carrefours stratégiques du nord et de l’ouest de la France, Paris reste un des rares nœuds de communication encore intact, et donc vital pour le repli vers l’est des forces allemandes, mais aussi pour les Américains qui doivent poursuivre leur progression vers le Nord et l’Est.

Les barricades des Parisiens
Le 10 août, le comité militaire national des Francs-tireurs et partisans (FTP) lance un ordre d'insurrection. Le 11 août, les cheminots de l'agglomération parisienne entament une grève qui s'étend rapidement, tandis que l'état-major parisien FFI, commandé par le colonel Rol-Tanguy, s'installe dans les souterrains de la place Denfert-Rochereau. Le 15 août la CGT appelle à la grève générale. La police entre en action : elle représente un apport important d’hommes armés  pour la Résistance et représente une force disciplinée au milieu de l'insurrection. A leur tour, les postiers se mettent en grève, suivis par les ouvriers de la presse et les employés du métro.  Alors qu'une fièvre libératrice gagne Paris, un dernier train part la nuit de la gare de Pantin, emmenant en déportation  près de 2 400 détenus.

Dans Paris, les résistants érigent des barricades. Les policiers font de la préfecture de Paris un bastion. Les combats qui opposent les Allemands aux résistants, regroupés au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI), sont violents. Le 20 août, les combats sont suspendus grâce au consul de Suède, Raoul Nordling. Mais, le lendemain, sur une décision du comité parisien de libération, la trêve est rompue et les combats de rue reprennent. Les résistants, peu armés, doivent faire face à 20 000 soldats allemands équipés de chars et soutenus par des avions, commandés par le général von Choltitz, nommé à la tête du Gross Paris. Pour Hitler, " Paris ne doit pas tomber aux mains de l'ennemi sauf sous l'aspect d'un champ de ruines".

La 2e DB
Craignant que les Allemands ne répriment les résistants parisiens, le général de Gaulle insiste auprès des Américains pour que la 2e DB marche sur Paris. Le 21 août, un envoyé de Rol-Tanguy réussit à traverser les lignes allemandes et à prévenir Leclerc : il faut une intervention des Alliés, sinon l’insurrection parisienne sera noyée dans le sang. Alors que les soldats du général von Choltitz tentent de reprendre le contrôle de la ville, le 22 août, le général Eisenhower accepte que la 2e DB, avec la 4e division américaine, fonce sur Paris. En fin d'après-midi, un avion léger Piper, piloté par le capitaine Callet de la 2e DB, survole la ville et son observateur, le lieutenant Mantoux, jette dans la cour de la préfecture de Police un papier lesté portant un message de Leclerc : « Tenez bon, nous arrivons ».

Le 23 août, au matin, la 2e DB, soutenue sur son flanc droit par la 4e DIUS, se met en route. Les Allemands ont formé une solide ligne de défense de Trappes à Fresnes, au sud de Paris. De violents combats ont lieu à Palaiseau, à Champlan, à Toussus-le-Noble, Jouy-en-Josas, Clamart, Longjumeau, Wissous, Fresnes, Antony. Le 24 août, l’ensemble de la division est bloqué par les « hérissons » allemands devant Paris.

Au carrefour de la Croix-de-Berny embouteillé par les véhicules de la division, le général Leclerc brusque l'avance de ses unités et décide, à 19 h 30, d'envoyer à Paris un détachement commandé par le capitaine Dronne avec 3 chars, des half-tracks et 150 hommes.
En ce 24 août 1944, à la nuit tombée, par la porte d'Italie, entrent ainsi dans Paris les premiers soldats de la 2e DB, ceux de la « Nueve » (9e compagnie du régiment de marche du Tchad) composée de 146 républicains espagnols ou d'hommes d'origine hispanique (sur un total de 160 soldats). Suivis de 3 chars Sherman du 501e régiment de chars de combat, Dronne atteint l'Hôtel de Ville à 20 h 45. Le capitaine rencontre Bidault, Luizet et Chaban-Delmas. La radio française annonce sur les ondes l'arrivée de la 2e DB. Le bourdon de Notre-Dame résonne.

Paris ne brûlera pas
Le 25, dès l'aube, la 2e DB entre dans Paris par les portes de Saint-Cloud, d'Orléans, de Gentilly, d'Italie. Leclerc franchit la porte d'Orléans, rencontre Chaban-Delmas place Denfert-Rochereau puis, par l'avenue du Maine, atteint la gare Montparnasse où il installe son poste de commandement. Parallèlement, la 4e DIUS entre dans Paris par la porte d'Italie.

L’accueil de la population parisienne, surprise de voir des soldats français, est enthousiaste. Harcelés, les Allemands se retranchent dans quelques points d’appui fortifiés. Mais les combats sont difficiles et meurtriers sur la place de la Concorde, la place de l’Etoile, la place de la République, à la Bastille, sur le boulevard Saint-Germain. Le plus important point d’appui sur la rive gauche est le Palais du Luxembourg, le Sénat, hérissé de petits blockhaus et gardé par des chars. De furieux combats opposent Allemands et résistants au jardin du Luxembourg et au palais.

L'hôtel Meurice est attaqué, von Choltitz et son état-major sont capturés. Vers 16 h, dans l'appartement de fonction du préfet Luizet, le général allemand  signe la convention de reddition. Conduit à la gare Montparnasse, il y signe l'ordre de cessez-le-feu transmis à la vingtaine de points d’appui allemands qui continuent à se battre. Le colonel Rol-Tanguy cosigne l'acte de capitulation.

Peu après, Leclerc expose la situation au général de Gaulle qui vient d'arriver. Alors que les membres du CNR et du CPL l'attendent à l'Hôtel de Ville, de Gaulle gagne le ministère de la guerre, rue saint-Dominique, pour assumer sa légitimité et signifier le rétablissement de l’autorité de l’Etat. Ce n'est que vers 19 h qu'il se rend à  l'Hôtel de ville, où il prononce un discours resté célèbre.

Paris libéré
Paris est libéré au prix d’un millier de tués et de blessés pour les FFI,  582 morts et plus de 2 000 blessés pour la population civile, tandis que la 2e DB a 156 tués et 225 blessés.  L'ennemi a perdu 3 200 tués et 12 800 prisonniers.

Le 26 août, le général de Gaulle se rend à l’arc de triomphe où il dépose une gerbe sur la tombe du soldat inconnu. Il descend ensuite les Champs-Elysées avec les membres du gouvernement, du Conseil national de la Résistance et des principaux chefs militaires français. Une foule immense de Parisiens ivres de joie acclame et légitime le général de Gaulle tout au long du parcours qui le mène jusqu’à Notre-Dame de Paris.

Grâce à la presse et aux radios anglo-saxonnes présentes sur place, le retentissement de l’événement est considérable dans le monde entier. Des scènes de joie se déroulent à New York, au Canada, dans les rues de Montevideo, de Buenos Aires. La libération de la Ville Lumière symbolise la prochaine défaite de l’Allemagne et du nazisme.

  • 25 août, combats à l'angle de l'avenue Victor Hugo et de la rue de Presbourg. Copyright Collection particulière

  • Au centre, le capitaine Dronne est le premier à être entré dans Paris, dans la nuit du 24 août 1944. A droite, le colonel de Langlade. Copyright Collection particulière

  • Le 26 août, devant l'arc de Triomphe, le général Leclerc. Copyright Collection particulière

  • L'accueil des Parisiennes aux marins du régiment blindé de fusiliers marins, le 26 août 1944. Copyright Collection particulière

  • Les chars légers du colonel de Langlade, sur les Champs-Elysées, le 26 août 1944. Copyright Collection particulière

  • Combat sur le petit pont, près de Notre-Dame de Paris, 25 août 1944. Copyright Collection particulière

  • Avenue de l'opéra, un jeep transporte un officier allemand venu pour donner l'ordre de reddition à des troupes qui continuent le combat. Copyright Collection particulière

  • Un char Sherman de la 2e DB entre à Paris, acclamé par des Parisiens. Copyright Collection particulière

  • Des civils se protègent derrière des canons automoteurs M-7 Priest de la 2e DB pour échapper aux de tireurs d’élite allemands qui ouvrent le feu depuis des immeubles. Paris, le 26 août 1944. Copyright IWM – BU 133

  • L'accueil des Parisiens aux soldats de Leclerc. Copyright Collection particulière

  • Le général de Gaulle descend les Champs-Elysées, le 26 août 1944. Il est accompagné des membres du GPRF, du CNR et des chefs militaires. À sa droite, André Le Troquer, commissaire aux territoires libérés. Copyright Collection particulière

  • Le général de Gaulle, le général Leclerc et d’autres officiers français dans la gare Montparnasse, le 25 août 1945. (QG FFI ?) Copyright IWM - BU 158

  • Le général de Gaulle marche dans les rues de Paris libéré, le 24 août 1944. Copyright IWM - BU 1

  • Dans Paris libéré, des Parisiens partagent un moment de convivialité avec des soldats britanniques, le 26 août 1944. Copyright IWM - BU 26

  • Une foule de Parisiens enthousiastes acclame des soldats britanniques. Paris, 26 août 1944. Copyright IWM - BU 21

  • Un canon automoteur M-7 Priest (105mm) de la 2e DB sur le parvis de Notre-Dame-de-Paris, 26 août 1944. Copyright IWM - BU 127

  • Un canon automoteur M-7 Priest (105mm) de la 2e DB sur le parvis de Notre-Dame-de-Paris, 26 août 1944. Copyright IWM - BU 129

  • Des Parisiens cherchent à s’abriter des tirs de tireurs d’élite allemands. Paris, 26 août 1944. Copyright IWM - BU 141

Le débarquement et la bataille de Provence

L'opération Anvil, rebaptisée Dragoon, doit permettre de fixer des troupes ennemies, de disposer de ports en eau profonde, et de protéger ensuite le flanc droit de l'armée américaine venant de Normandie. La présence des hauts-fonds, la disposition des batteries ennemies, ont déterminé le choix des plages du débarquement.


Le jour J a été fixé au 15 août 1944.


Le commandant suprême du théâtre d'opérations méditerranéen est alors le général britannique Wilson. La 7e armée américaine, que commande le général Patch, va constituer le corps expéditionnaire. Elle est composée du 6e corps d'armée (général Truscott) et d'une division aéroportée (général Frederick). Elle comprend également l'armée B placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, officier déjà auréolé d'une légende de fonceur et d'homme de panache. Pour la suite des événements, de Lattre a aussi un avantage : il a conscience du rôle que peuvent jouer les maquisards.


Un compromis a précisé la situation des troupes françaises : le général Patch les commandera lors de la première phase de l'opération, le général de Lattre en assumera le commandement tactique dès leur engagement. L'armée B regroupe cinq divisions d'infanterie, deux divisions blindées (la lre et la 5e), deux groupements de tabors et plusieurs éléments de réserve non endivisionnés. S'y retrouvent les combattants du corps expéditionnaire qui s'est couvert de gloire en Italie et des soldats fraîchement embarqués en Afrique du Nord : Français de souche, soldats musulmans d'Algérie, de Tunisie, du Maroc, troupes venues d'Afrique Occidentale française, d'Afrique Equatoriale française, etc.


600 bateaux de transport, 1 270 péniches, vont faire débarquer cette force terrestre sous la protection de 250 navires de guerre (dont 14 français) constituant la "Naval Western Task Force" de l'amiral américain Hewitt, appuyée par les avions de la "Mediterranean Allied Air Force" (2 000 appareils) du général américain Eaker.


Du côté allemand, les 8 divisions de la XIXe armée, commandée par le général Wiese dont le Q.G. est à Avignon, sont en état d'alerte depuis la deuxième semaine d'août. Ayant réuni au large de la Corse des navires venus en dix convois, pour des raisons stratégiques, de ports aussi éloignés les uns des autres qu'Oran, Naples ou Tarente, la flotte alliée s'est d'abord dirigée vers Gênes pour tromper l'adversaire. Mais, le 14 au soir, elle met le cap sur la côte provençale.


Ce même soir, les Forces Françaises de l'Intérieur reçoivent de Londres trois messages dont le dernier, "le chef est affamé", signifie le lancement des opérations.


Le 15 août, peu après minuit, la "First Special Service Force" (colonel Walker) neutralise les batteries des îles d'Hyères, tandis que les commandos d'Afrique (colonel Bouvet) atteignent la côte près du cap Nègre dont ils vont s'emparer.


Le groupe naval d'assaut (commandant Seriot), arrivé à la pointe de l'Esquillon, se heurte aux champs de mines du Trayas. Vers 4 heures du matin, 400 avions larguent au-dessus de la vallée de l'Argens plus de 5 000 parachutistes alliés, tandis que des renforts et du matériel arrivent par planeurs (10 000 parachutistes au total seront à pied d’œuvre à la fin de la journée).


Avec l'aide des résistants locaux, ils vont verrouiller les voies d'accès aux zones de débarquement. À l'aube, un terrible bombardement aérien et naval s'abat sur la côte, écrasant les positions allemandes tenues par la 242e division du général Basler.


À 8 heures du matin, les vagues d'assaut américaines des 3e DIUS (général O'Daniel), 36e DIUS (général Dahlquist) et 45e DIUS (général Eagles) s'élancent des péniches de débarquement pour prendre pied, entre Cavalaire et Saint-Raphaël, sur les plages aux noms de code respectifs d'Alpha, de Camel et de Delta.


Parmi ces soldats se trouvent les Français du Combat Command 1 (CC1) du général Sudre. Au soir du 15 août, deux têtes de pont sont assurées de part et d'autre de Fréjus. Sur près de 100 000 hommes débarqués, on compte un millier de tués et disparus dans les rangs alliés. Le lendemain, le gros de l'armée B débarque : la 1re DFL à Cavalaire, la 3e DIA à la Foux... Le 17 août, de Lattre installe son PC à Cogolin.


La stratégie a été fixée : les troupes américaines avanceront par la haute Provence vers l'Isère et la vallée du Rhône. Les Français prendront les ports de Toulon et de Marseille.


Le 17 août, en effet, Hitler a donné l'ordre à la XIXe armée allemande de remonter vers le nord : seules les divisions stationnées dans les deux grands ports devront résister à tout prix. La 11e Panzer division, partie le 13 août de la région de Toulouse pour initialement se porter au devant des troupes débarquées, sera harcelée par les maquisards de l'Hérault et du Gard, attaquée par l'aviation américaine, et, durement éprouvée, remontera vers le nord sans avoir accompli sa mission.


Le 18 août, la zone occupée par les Alliés atteint 30 km de profondeur. La veille, 130 B26 ont à nouveau bombardé les défenses côtières. La 3e DIUS entre dans Cuers, Castellane... Les Américains poursuivront désormais leur route vers la Durance. Une partie de la "1st Spécial Service Force", aux côtés des FFI, refoulera d'autres unités allemandes vers les Alpes en libérant les villes de la Côte d'Azur. De Lattre veut aller vite : il faut déborder l'ennemi sans lui laisser le temps d'assurer ses positions. Mais la logistique doit aussi être prise en compte : sur les côtes, les navires débitent lentement hommes et matériels. Il décide que le rassemblement se fera en avant, les unités étant envoyées vers la zone des combats au fur et à mesure de leur arrivée.


La lre DFL (général Brosset), qui prendra Hyères, progressera par la côte et la 9e DIC (général Magnan) manoeuvrera par la montagne. La 3e DIA (général de Monsabert) prendra Toulon à revers et avancera vers Marseille. Les opérations seront soutenues par l'artillerie des navires.


À Toulon, la garnison allemande s'est renforcée de la 242e division, repliée dans le port : au total, près de 25 000 hommes sous le commandement de l'amiral Ruhfus, commandant de la Kriegsmarine en Provence. Du côté allié, de Lattre ne dispose alors que d'environ 16 000 hommes. Le 19 août, le 3e RTA (colonel de Linarès) est aux abords de la ville. La 9e DIC est progressivement engagée sur un axe Pierrefeu-Toulon, appuyée par des éléments de la 1re DB (général du Vigier).


Ce même jour, après avoir pris d'assaut la batterie de Maurannes, les commandos d'Afrique s'emparent du Coudon ; les jours suivants, c'est au tour du bataillon de choc (colonel Gambiez) d'enlever le Faron, ces deux forts dominant la rade de Toulon. Les 22 et 23 août, la 9e DIC et la lre DFL combattent dans la ville : "Marsouins", Algériens, Sénégalais, Français Libres, rivalisent de courage pour progresser.


La garnison allemande se réfugie dans la presqu'île de Saint-Mandrier que défend une batterie de 340 : elle y résistera jusqu'au 28 août, alors qu'un défilé victorieux s'est déjà déroulé la veille dans la ville en liesse.
 


De Lattre a prévu l'attaque sur Marseille dès la prise de Toulon, espérée aux alentours des 22-23 août. Mais les combats se poursuivant dans cette dernière ville, il faut brusquer les événements. Le général de Monsabert décide de surprendre l'ennemi. Le 21 août, l'insurrection a éclaté dans Marseille : les FFI affrontent les troupes allemandes.


Le 22 août, le 7e RTA est au Plan de L'Aigle, tandis que le GTM du colonel Le Blanc ferme la route d'Aix. Aubagne, Géménos, ont été le cadre de violents accrochages. Les Tabors du général Guillaume encerclent Marseille. Le 23, le 7e RTA et les résistants lancent les combats dans la ville insurgée. Une tentative de pourparlers avec le commandement allemand n'aboutit pas. Le 25 août, 3e et 7e RTA, CCI, FFI, avancent vers Notre-Dame de la Garde.


Les pertes sont sévères, mais les points d'appuis ennemis tombent peu à peu. Le 27 août, le 1er Tabor marocain s'empare du fort Saint-Nicolas.


Le 28, le général de Monsabert reçoit du général Schaeffer, commandant la 244e division allemande, l'acte de capitulation.


Ce même jour, à Toulon, l'amiral Ruhfus se rend au commandant de la 9e DIC. La capture des deux grands ports s'est faite avec un mois d'avance sur les prévisions. Marseille et Toulon vont jouer, jusqu'à la victoire, un rôle précieux pour le ravitaillement des armées alliées : plus de 900 000 hommes, 4 millions de tonnes de matériel, y transiteront.


Parallèlement, dans l'arrière-pays, les forces de la Résistance ont pris l'offensive : par des sabotages, des actions de guérilla, les maquisards harcèlent la retraite ennemie. Les Français vont pouvoir rejoindre les Américains et entamer la poursuite de la XIXe armée allemande : dès le 15 août, des éléments de la lre DB ont atteint Avignon.


Le 28 août, de Lattre envoie un télégramme au général de Gaulle : "... aujourd'hui J+13, dans le secteur de mon armée, il ne reste plus un Allemand autre que mort ou captif". La Provence est libérée.


Entre le 5 et le 25 septembre, la deuxième vague de l'armée française aux ordres du général Béthouart (2e DIM, 5e DB, etc.) débarque à son tour et va rejoindre les unités de la première vague. Dans les Alpes-Maritimes, Américains et Résistants poursuivront les combats durant l'automne. Après de durs affrontements dans le massif de l'Authion, la lre DFL réduira les dernières poches ennemies (Saorge, Fontan...) en avril 1945.

 

  • Le débarquement de Provence, 15 août 1944. Copyright Ministère des Armées

  • Membres de l'état-major de l'opération Anvil-Dragoon sur le pont du paquebot S.S. Batory qui se dirige vers les côtes de Provence, le 16 août 1944. Au centre, le général de Lattre de Tassigny. Copyright ECPAD, photographe inconnu. Réf. : TERRE 265-5932

  • La Canebière après la première journée de combats de rue à Marseille. Les tirailleurs algériens prennent position aux côtés des FFI pour défendre la ville. Copyright ECPAD, photographe Jacques Belin. Réf. : TERRE 270-6016

  • Le colonel Chappuis, commandant le 7e RTA , sur la Canebière à Marseille. Sa jeep arbore le drapeau blanc du fait de la trêve pendant l'entrevue des généraux de Monsabert et Schaeffer. 22 ou 23 août 1944. Copyright ECPAD, photographe Jacques Belin. Réf. : TERRE 270-6021

  • Des membres des FFI sont en position de tir sur la Canebière. 22 ou 23 août 1944. Copyright ECPAD, photographe Jacques Belin. Réf. : TERRE 270-6028

  • Au-dessus du quartier du Vieux-Port, les fumées témoignent des tirs de l'artillerie française. 22 ou 23 août 1944. Copyright ECPAD, photographe Jacques Belin. Réf. : TERRE 270-6047

  • Des soldats allemands, faits prisonniers au moment de la prise de l'ouvrage du Foresta dans la banlieue nord de Marseille par le 3e RTA, sont rassemblés avant d'être conduits dans un camp à Sainte-Marthe. 22 ou 23 août 1944. Copyright ECPAD, photographe Jacques Belin. Réf. : TERRE 270-6062

  • Dans les environs de Marseille, une batterie de 8,8 cm Flak sabotée par les troupes allemandes est occupée par les troupes françaises. 22 ou 23 août 1944. Copyright ECPAD, photographe Jacques Belin. Réf. : TERRE 270-6066

  • L'arsenal de Toulon en ruine après les combats de libération de la ville. 27 août 1944. Copyright ECPAD, photographe Auclaire. Réf. : TERRE 317-7604

  • Le pont de Tarascon détruit par l'armée allemande. Août 1944. Copyright ECPAD, photographe Auclaire. Réf. : TERRE 317-L7638bis

  • Aperçu de la promenade des Anglais après la libération de Nice. Fin août 1944. Copyright ECPAD, photographe inconnu. Réf. : TERRE 272-6137

  • Liberty ships alliés dans le Golfe de Saint-Tropez. 16-17 août 1944. Copyright ECPAD, photographe Jacques Belin. Réf. : TERRE 274-L6220

  • Le croiseur de 2e classe « Georges Leygues » entre dans le port militaire de Toulon. Copyright ECPAD, photographe Vignal. Réf. : TERRE 283-L6579

  • Parti de Naples, un convoi de navires transportant les hommes du 1er Corps d'armée approche des côtes françaises dans le cadre du débarquement allié en Provence. Méditerranée. 11-13 août 1944. Copyright ECPAD, photographe inconnu. Réf. : TERRE 317-7571

Le choix de la Provence

L’idée d’un double débarquement, en Normandie – opération Sledghammer (Marteau) puis Overlord – et en Provence – opération Anvil (Enclume) puis Dragoon (Dragon) – est validé lors de la conférence de Téhéran en novembre 1943. Le débarquement dans le sud de la France, qui devait compléter celui de Normandie, avait dès les origines donné lieu à de nombreuses controverses. Les Britanniques, qui souhaitaient pour des raisons politiques agir en Italie ou dans les Balkans, puis en direction de l’Autriche, étaient en effet très défavorables à Anvil.


De leur côté, les Américains qui voulaient à tout prix débarquer en France pour attaquer directement l’Allemagne étaient initialement hostiles à une intervention en Méditerranée. N’étant pas prêts matériellement à s’engager en France, ils avaient fini par accepter un débarquement en Afrique du Nord (novembre 1942, opération Torch), puis en Sicile (juillet 1943, opération Husky). De là, les Britanniques étaient parvenus à les entraîner en Italie ; mais il avait été convenu que les navires utilisés pour les opérations amphibies le long  de la péninsule devraient impérativement être rapatriés en Grande-Bretagne en décembre 1943. Pour prolonger leur utilisation, qui était nécessaire à la poursuite des opérations qui s’enlisaient en Italie (projet de débarquement sur les arrières allemands à Anzio), Churchill avait lié le succès du débarquement de Provence à une progression suffisante en Italie (jusqu’à la ligne Pise-Rimini) qu’il estimait indispensable pour que l’aviation tactique puisse appuyer efficacement les forces débarquées.


Lorsque les armées alliées en Italie étaient enfin parvenues à rompre les défenses allemandes au sud de Cassino, en mai 1944, Churchill et le commandant du théâtre d’opérations avaient proposé une exploitation vers la plaine du Pô, puis en direction des Balkans ou de l’Autriche. Deux mois plus tôt, il avait en effet été décidé que le débarquement de Provence serait reporté à la date du 15 août 1944.


Les Alliés avaient dû modifier leur plan, du fait d’un renforcement des défenses allemandes en Normandie consécutif aux craintes qu’inspirait l’éventualité d’un débarquement dans ce secteur. En conséquence, les Alliés durent accroître leurs forces de débarquement de deux divisions et augmenter en proportion le tonnage consacré à l’opération. Cela les amena à utiliser une partie des navires prévus pour Anvil.


Les arguments des partisans de l’annulation de cette opération ne parvinrent pourtant pas à entamer la résolution des Américains qui étaient soutenus par les Soviétiques et par le général de Gaulle. Le débarquement de Provence fut maintenu sous l’appellation « Dragoon », Churchill estimant que cette décision lui avait été imposée par ses Alliés.

D’une ampleur comparable au débarquement de Normandie, Anvil-Dragoon a fait l’objet d’une préparation approfondie.
La décision de débarquer dans le Midi de la France ayant été prise, le choix de la Provence plutôt que de la côte du Languedoc est motivé par :
- la présence des ports en eaux profondes de Marseille et de Toulon par lesquels un ravitaillement important peut être acheminé ;
- la proximité de la Corse d’où peut intervenir l’aviation tactique ;
- la possibilité de menacer les arrières des armées allemandes d’Italie ;
- l’isolement des forces allemandes stationnées en Provence : coupure du Rhône à l’ouest, relief accidenté au nord et à l’est.


Il est à noter que les leçons d’Overlord ont été prises en compte. C’est notamment le cas pour l’opération aéroportée, dont le rôle en Normandie avait été réduit du fait d’une trop forte dispersion. En Provence, les parachutistes qui sautent de jour (région de Muy) se regroupent plus facilement et parviennent à couper les troupes côtières ennemies de leurs arrières, qui sont désorganisés.
C’est également le cas pour l’emploi de la Résistance : ses possibilités avaient été sous-estimées en juin 1944 : manque d’encadrement de la part des forces spéciales alliées, manque d’informations sur leurs plans. Cela s’était notamment traduit par de grands regroupements de FFI dans des réduits (maquis de Saint-Marcel, Vercors, Mont-Mouchet) qui avaient été anéantis ou dispersés par les Allemands.
En Provence, la Résistance est bien utilisée dans la phase préparatoire : renseignement, destructions, coupure des lignes téléphoniques ; puis dans la phase d’exécution : soutien des unités françaises et alliées et progression de la Task Force Butler à travers les Alpes, avant rabattement sur la vallée du Rhône.

  • Des unités de la 3e DIA s'apprêtent à embarquer à destination des côtes de Provence à bord du paquebot britannique Cameronia transformé en transport de troupes. Tarente (Italie), 7-8 août 1944. Copyright ECPAD - Réf. TERRE 262-5903

Le maquis du Mont-Mouchet

À une altitude comprise entre 1 400 et 1 600 mètres le maquis du Mont-Mouchet s’établit au cœur de la forêt auvergnate, dans les monts de la Margeride, dans un rayon d’une dizaine de kilomètres autour d’une maison forestière servant de poste de commandement au colonel Gaspard, Emile Coulaudon. Fort d’environ 2 500 volontaires venant essentiellement du Puy-de-Dôme, ce maquis est lié aux Mouvements unis de Résistance (MUR) et à l’Armée secrète (AS). Les volontaires sont si nombreux que le maquis est saturé : à compter du 6 juin 1944, les nouveaux venus sont orientés vers le centre de rassemblement de  la Truyère-Chaudes-Aigues. Il bénéficie au printemps 1944 du parachutage de 55 tonnes d’armes et de matériel, ce qui permet à chaque maquisard d’être doté d’une arme individuelle légère. Mais les armes collectives comme les mitrailleuses et les mortiers, particulièrement adaptés en terrain accidenté, font défaut, ce qui place les combattants dans une situation d’infériorité matérielle importante face à l’armée allemande.
Celle-ci attaque le maquis du Mont-Mouchet le 10 juin 1944, à partir de trois axes, depuis Saint-Flour, Langeac et le Puy. Interrompus par la nuit, les combats reprennent le lendemain. Dans la nuit du 11 au 12 juin, les maquisards rescapés battent en retraite vers le rassemblement de la Truyère-Chaudes-Aigues. Ils ont perdu cent vingt-cinq hommes, tués au combat, fusillés ou blessés achevés. Plus de cinquante civils ont également péri. De leur côté, les assaillants ont perdu une trentaine d’hommes. Le deuxième « réduit » de la Truyère-Chaudes-Aigues est attaqué dix jours plus tard et doit également se disperser.

  • Groupe de FFI partant pour le Mont-Mouchet. Date inconnue. Copyright collection particulière.

  • Goupe de FFI dans un village proche du Mont-Mouchet. Date inconnue. Copyright collection particulière.

  • Tombe d'un FFI tombé au combat sur le plateau du Mont-Mouchet. Copyright collection particulière.

  • La ferme du Gastier entre le "Crepau" et la "Pane", après les combats de juin 1944. Copyright collection particulière.

  • Monument commémoratif des combats du maquis du Mont-Mouchet. Erigé à la faveur d'une souscription nationale, il est inauguré le 9 juin 1946. Copyright collection particulière.

Musée de l’Hydraviation

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Un peu d'histoire...

 

Un jour... Biscarrosse, village de résiniers que rien ne désignait pour un destin aéronautique, fut choisi par Pierre-Georges Latécoère pour devenir le lieu de montage et d'essais des plus grands hydravions français. C'était en 1930 ; le lac de Biscarrosse vit ainsi partir plus de 120 hydravions gigantesques.

 

On les appelait les "paquebots des airs", à destination de New-York ou Fort de France. Aux commandes de ces prestigieux appareils, des aviateurs comme Mermoz, Guillaumet ou Saint-Exupéry ont marqué de leur empreinte l’histoire de l’aéronautique. Leurs exploits ont dépassé le simple fait de voler, ils ont créé la légende…

 

Aujourd’hui, le musée nous rappelle que les hydravions n'ont pas totalement disparu même si les fameux " paquebots du ciel " n'ont plus leur place sur les lignes aériennes actuelles. Les hydravions sont encore nombreux à assurer des missions particulières telles que la lutte contre les incendies, la surveillance des côtes et le secours en mer, le transport de personnel et l'exploration dans les zones jugées inaccessibles. Et devant l'augmentation du trafic aérien aujourd'hui, certains constructeurs envisagent le retour d'hydravion comme porteur de fret et même de véhicule de loisirs.

 

L'aventure continue...

Après l’implantation en 1930 de la Base de montage et d’essais en vol Latécoère, puis celle de l’hydrobase des Hourtiquets à la fin des années trente, véritable porte de l'Atlantique, Biscarrosse était l’endroit tout désigné pour la création d'un MUSEE DE L'HYDRAVIATION unique en Europe. Celui-ci s’est donné pour tâche de retracer l'histoire des hydravions, depuis les précurseurs sur leurs étranges machines, jusqu'aux plus récents et ce dans le monde entier.


Pour cela, il a été rassemblé des archives, documents photographiques, cartes anciennes, autographes, éditions originales, tenues de vol, décorations, uniformes, livres de bord, carnets de vol, souvenirs personnels de célèbres pilotes, pièces détachées, moteurs, hélices, maquettes d'hydravions dont certaines fort anciennes, décorations intérieures, tableaux originaux et reproductions, affiches, documents publicitaires de l'époque…

 

Cette présentation historique occupe des bâtiments de 850 m2 au sol, dont certains sont d’époque puisqu’ils servaient à loger les ouvriers de l’hydrobase des Hourtiquets. Les hydravions "en vraie grandeur" sont aujourd’hui rarissimes. Le temps et la corrosion marine ont fait leur oeuvre. A part quelques appareils restaurés par des passionnés, les hydravions qui ont été sauvés sont actuellement dans les Musées.


Et pourquoi pas dans le nôtre ? Dans le grand hall d'exposition de 480 m2, des hydravions de 1912 aux années quatre-vingt, restaurés ou en cours de restauration, sont exposés.

 

Le Musée s'attache donc à sauvegarder ce patrimoine ainsi que les techniques de construction inhérentes à ce domaine.

 

La Ville de Biscarrosse a eu l’opportunité de faire entrer dans les collections du Musée de l’Hydraviation une pièce rare, un Grumman Albatross amphibie  américain, véritable emblème de la recherche et du secours en mer dans le domaine aéronautique (1er vol en 1947 – Quelques rares hydravions de ce type volent encore hors Europe).

 

Dans le cadre des travaux du Projet Scientifique et technique du Musée et du réaménagement du site Latécoère autour de l’activité du patrimoine hydravion, c’était une occasion unique de disposer d’un hydravion de si grande envergure, seul exemplaire présent en Europe actuellement.

 

La restauration doit permettre une exploitation statique de l'aéronef avec les conditions de sécurité optimales afin d'accueillir du public à son bord. La finalité de la restauration est de présenter l'aéronef au public et de servir de " vitrine " au musée.

 

Sources : ©Musée de l’Hydraviation

 

Office de tourisme : 55 Place G. Dufau - BP 10001 - 40602 Biscarrosse Cedex - Tel 05.58.78.20.96

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CHEMIN DE MÉMOIRE ET DE LA RÉSISTANCE (32)

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Remontez le temps pour comprendre l'histoire de Castelnau-sur-l'Auvignon, village martyr de la seconde guerre mondiale. Un parcours  au coeur du village pour revivre la journée du 21 juin 1944.

 

Lien direct vers le parcours - Site internet officiel

 

 

La bataille de Castelnau-sur-l’Auvignon

 

Le 20 juin, à Francescas (Lot-et-Garonne) un détachement de six Espagnols basés à Castelnau, se heurte à un convoi allemand. Cinq résistants sont tués.

 

Le 21 juin à l’aube, 500 soldats de la Wehrmacht font mouvement vers Castelnau, via La Romieu, à l’Est. Les Espagnols des avant-postes freinent leur progression. Au Nord, les Italiens font obstacle à l’encerclement. Au Sud, les éléments commandés par le lieutenant WEBER abandonnent leurs positions.

 

Les combats confluent vers le centre du village où résistent vaillamment des Espagnols (tels le capitaine Baldomero RODRÍGUEZ), des Français (tels le capitaine Roger PROST) mais aussi un pilote néo-zélandais, Leslie BROWN.

 

Après plusieurs heures d’affrontement, Hilaire ordonne l’évacuation des civils puis le repli vers l’Ouest ; vers 13 h 30, après que Robert BLOCH eut préparé l’explosion du dépôt de munitions, Camilo et ses hommes couvrent la retraite. Onze résistants ont été tués (7 Espagnols, 4 Français) et trois civils français.

 

Lorsque les Allemands pénètrent à Castelnau, le dépôt de munitions vole en éclats, mettant hors de combat plusieurs des assaillants.

 

Castelnau-sur-l’Auvignon est alors, en presque totalité, rasé par les explosions et les incendies.

 

 

Office de Tourisme de la Ténarèze - 5, Place Saint Pierre – 32100 CONDOM - Téléphone : + 33 (0)5 62 28 00 80

Site Internet : www.tourisme-condom.com

Courriel : contact@tourisme-tenareze.com

Étape 1 Musée des anciens combattants pour la liberté de Brugnens
Étape 2 Musée de la Résistance et de la Déportation de Auch

Parcours de la Mémoire au Chambon-sur-Lignon

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Sur cette terre protestante, qui privilégie le respect d’autrui, la tolérance et l’ouverture du monde, Le Chambon et le Plateau ont été des lieux d’accueil et de refuge pour de nombreux persécutés. Partez à la découverte de ces lieux de mémoire en terre des Justes.

 

Lien direct vers le lieux de mémoire

 

 - Brochure parcours        - Cartes parcours

 

Le Chambon-sur-Lignon est situé à 1000 m d'altitude aux confins de la Haute-Loire et de l’Ardèche au coeur du plateau Vivarais-Lignon. Sur cette terre protestante, qui privilégie le respect d’autrui, la tolérance et l’ouverture au monde, le Chambon-sur-Lignon a été avec les autres communes du Plateau, un lieu d'accueil et de refuge pour de nombreux persécutés pendant la Seconde guerre mondiale.

 

Portés par leurs convictions morales et religieuses, emmenés par leurs pasteurs, les habitants du Plateau ont sauvé de la déportation et de la mort auxquelles les destinait la barbarie nazie, des centaines de réfugiés, en particulier des enfants juifs en les accueillant, les cachant si nécessaire.

 

Parmi les acteurs, pour la plupart anonymes, de ce sauvetage, près de 90 ont été honorés comme «Juste parmi les nations», reconnaissance également accordée exceptionnellement à titre collectif au Chambon-sur-Lignon et aux autres villages du Plateau en 1990.

 

Préserver et transmettre cette histoire, tel est le sens de ce «parcours de la mémoire».

 

« Personne ne demandait qui était juif et qui ne l’était pas, personne ne demandait d’où vous veniez, personne ne demandait qui était votre père et si vous pouviez payer. Ils ont simplement accueilli chacun de nous, avec chaleur, comme des enfants souvent séparés de leurs parents, des enfants qui se réveillaient la nuit en pleurant, hantés par des cauchemars. »

19 janvier 1990, Elisabeth Koenig-Kaufmann

 

 

Pour toutes réservations du Parcours de la Mémoire :

 

Office de tourisme du Haut-Lignon - 2 route de Tence - 43400 LE CHAMBON-SUR-LIGNON - Tél. 04 71 59 71 56

lechambonsurlignon@ot-hautlignon.com

www.ot-hautlignon.com

 

Lieu de Mémoire - 23, route du Mazet - 43400 LE CHAMBON-SUR-LIGNON - Tél. 04 71 56 56 65

accueil@memoireduchambon.com

www.memoireduchambon.com

 

Étape 1 Lieu de Mémoire au Chambon-sur-Lignon
Étape 2 Mémorial de la Résistance et de la Déportation de la Loire

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