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Le musée du KL-Natzweiler-StruthofL'enfer de la vie concentrationnaire |
|  | | Photo Gayot |
| | Installé dans une baraque du camp, le musée, entièrement rénové, est consacré à l'histoire du camp et de ses 70 camps annexes. Le premier musée du Struthof avait été ouvert en 1965 dans une baraque de l'ancien camp de concentration. Il fut détruit par un incendie criminel en 1976, puis reconstruit à l'identique. |
|  | | Vue du camp de nuit. Photo DMPA Jacques Robert |
| | Dès l'entrée, le film "Du Struthof au KL-Natzweiler" montre, en quelques minutes, le site tel qu'il était avant la guerre puis sa transformation en camp de concentration. Un effet de surimpression des images du passé sur les vestiges actuels permet au visiteur de se sentir au coeur des faits qui se sont déroulés ici, il y a soixante ans. |
|  | | Photo DMPA Jacques Robert |
| | Le public découvre ensuite la création du camp, son organisation, les déportés et leur vie quotidienne, la terreur et la mort omniprésentes, les camps annexes, les expérimentations médicales, la fin du camp, les procès, la mémoire¿ Les expositions sont constitués de collections de photos, de documents d'archives, d'objets originaux et de dessins, notamment ceux d'Henri Gayot, résistant déporté. Un espace est consacré à la reconstitution de l'intérieur d'une baraque tel qu'il était à l'époque. |
|  | | Photo DMPA Jacques Robert |
|  | | Photo DMPA Jacques Robert |
| | En sortant du musée, le visiteur découvre ce qui fut la place d'appel du camp. Passant devant l'ancienne baraque des cuisines, il descend le long du ravin de la mort pour gagner le bâtiment du four crématoire et des expérimentations médicales, et celui du bloc cellulaire. C'est là, sur cet emplacement situé entre ces deux bâtiments, qu'arrivaient les déportés. Et que commençait l'enfer de la vie concentrationnaire. |
|  | | Photo DMPA Jacques Robert |
|  | | Photo DMPA Jacques Robert |
| | La chambre à gaz, située à l'extérieur du camp, est accessible aux visiteurs. Elle fut aménagée par les nazis dans une petite pièce de 9 m2 à l'intérieur d'une ancienne annexe de l'auberge du Struthof qui accueillait bals et banquets au début du XXe siècle. À Natzweiler, les déportés n'étaient pas gazés de manière systématique, ni à la suite de sélections de masse. Cette pièce a ainsi servi au gazage expérimental de déportés, notamment Juifs et tsiganes, victimes de trois professeurs de l'université du Reich à Strasbourg, dont les projets avaient reçu l'aval des plus hautes autorités nazies. |
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