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Sac de paquetage d’un ancien harki

Sac de paquetage d'un ancien harki
Fond Mestar © Mémorial du camp de Rivesaltes

 

En 1962, après les accords d’Evian, de nombreux harkis et leur famille, menacés de mort en Algérie, parviennent à gagner la France. Ces rapatriements entrainent, à partir de l’été, l’ouverture de camps « d’accueil » qui sont, en fait, autant de camps de relégation : le camp du Larzac, puis rapidement ceux de Rivesaltes, Saint-Maurice l’Ardoise, Bias… Près de la moitié des harkis qui traversent la Méditerranée transitent par un ou plusieurs de ces camps.

Mohamed Mestar est l’un d’eux. Durant le conflit, il est engagé comme adjoint à l’office des sections administratives spécialisées (SAS) dans la commune de Remchi près de Tlemcen. C’est dans le cadre de ses fonctions que Mohamed se voit remettre un sac militaire qui le suit pendant des années. Au mois de novembre, alors que la guerre a officiellement pris fin, il rejoint le port d’Oran dans des camions bâchés avec sa femme et ses sept enfants, dont une fillette de trois mois, afin d’embarquer pour la métropole. Arrivée au camp Joffre de Rivesaltes en novembre 1962, la famille reste deux ans, avant de partir pour le hameau de forestage de Mouans Sartoux (Alpes-Maritimes).
 

Cet objet rappelle l’engagement et le sacrifice des harkis et membres des formations supplétives au service de la France.


Cet objet symbolise aujourd’hui, pour les Mestar, les différentes étapes de leur passage de l’Algérie vers la France. Mohamed l’offrira ensuite à son fils Ahmed, devenu gendarme, qui en fait don au Mémorial du Camp de Rivesaltes en 2015. Il est présenté dans l’exposition permanente du Mémorial.

 

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