« Combat 1944-1945, Albert Camus et la pratique de l’idéal »

Pièce de Denis Randet - Mise en scène de Clémence Carayol

Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin
23, allée de la 2e D.B. Jardin Atlantique 75015 Paris - Informations / Réservations : 06 46 85 42 84

 

Toutes les dates de représentation :

[Lectures publiques] 27, 28 & 29 avril 2016 > 16h30 - [Nuit des musées] 21 mai 2016 > 20h
[Journées européennes du patrimoine] 17 & 18 septembre 2016 > 18h

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Le lundi 21 août 1944, en pleine insurrection parisienne, Combat paraît au grand jour, après les années de résistance et de clandestinité. C’est avec l’équipe du journal que l’on va vivre la Libération et l’année qui l’a suivie.
 

Combat, l'un des journaux les plus marquants de la presse nouvelle, doit une bonne partie de son influence aux éditoriaux d’Albert Camus. Aucun sujet ne fait peur à Camus : il aborde tout ce qui lui paraît important dans cette France en train de se reconstruire en dépit de la guerre, des privations, des règlements de comptes, des divisions héritées de la défaite et de la collaboration, sous l’autorité exceptionnelle mais parfois contestée du général de Gaulle.

 

Une France nouvelle, certes, mais laquelle, et sur quels fondements politiques et moraux ? Dans l’équipe, les discussions sont passionnées, mêlant professionnels, écrivains, étudiants, tous venant de la Résistance, solidaires mais profondément différents.

 

À travers eux, on vivra les enthousiasmes, les espoirs, les affrontements, les réalisations majeures qui ont marqué cette année cruciale. Mais aussi les désillusions, le retour inexorable des combinaisons politiciennes et des intérêts. Face aux prétentions des partis, de Gaulle s’en ira en janvier 46. Camus, lassé, absorbé par la rédaction de La Peste, quittera le journal en novembre 45.

 

Soixante-dix ans après, ce qu’ont vécu Camus, Pia et leur équipe nous touche encore . ce que Camus a écrit et inspiré continue de tracer les voies exigeantes et –hélas- toujours actuelles d’une pratique de l’idéal.
 

Sur les sept personnages de la pièce, quatre ont réellement existé : Albert Camus, deux typographes, et Pascal Pia, directeur de Combat. Pia a eu une grande influence sur le parcours de Camus, qu’il a initié au journalisme et attiré dans la Résistance. C’est lui qui, en 1941, avait fait parvenir le manuscrit de L’Étranger à Malraux et Gallimard.