Lettre d'information

Résistance et libération de la Corse

Exposition virtuelle sur le site http://museedelaresistanceenligne.org/

Plan de l’exposition

 

 

La Résistance en Corse

 

- Motivations de l’engagement

 

- Propagande, presse, renseignement

 

- Les résistants : organisation des hommes et des mouvements

 

- Les maquis corses

 

- Opérations sous-marines et missions

 

- Répression italienne

 

 

La libération de la Corse

 

- Le 9 septembre 1943, l’insurrection est en marche

 

- La coordination militaire

 

- Guérilla et combats

 

- Libération des villes et des villages

 

- La Corse est libérée

 

 

Épargnée par la guerre du fait de son insularité pendant la campagne de 1939-1940 et incluse dans

la zone dite "libre" après les armistices de juin 1940, la Corse n'a connu, jusqu'à début novembre 1942,

que la présence de la Commission d'Armistice Italienne (CAI). Mais par son importance stratégique

en Méditerranée, elle n'échappe plus aux visées des forces de l'Axe : elle est successivement occupée

par les troupes italiennes à partir du 11 novembre 1942, où quelque 80 000 soldats stationnent

dans toute l'île, auxquels s'ajoutent quelque 15 000 soldats allemands essentiellement

à partir du 8 septembre 1943, concentrés autour de Bonifacio et Bastia.

 

 

L'esprit de Résistance en Corse s'est manifesté dès les années 1930, car nombre de résistants

se sont engagés par opposition à la doctrine irrédentiste italienne. Après 1870, l'Italie n'a cessé de revendiquer les "terres non rachetées" restées à l'Autriche-Hongrie de 1866 à 1918 (Trentin, Istrie, Dalmatie) ainsi que les territoires considérés à ses yeux comme italiens par leur langue et leur culture (Malte, Nice, la Savoie et la Corse, notamment). Cette doctrine nationaliste d'annexion, remise au goût du jour le 17 juin 1940 par le ministère italien des Affaires étrangères qui prône dans un rapport l'occupation des départements du Sud-Est français jusqu'au Rhône et de la Corse, va accélérer le sursaut des patriotes corses et leur entrée en résistance.

 

Le 8 septembre 1943, la signature de l'armistice italien change la donne : certaines unités italiennes

vont retourner leurs armes contre les Allemands. Dès le 9 septembre 1943, la Résistance corse, réunie sous

la bannière du Front national corse, appelle à l'insurrection, malgré la consigne donnée par le CFLN

d'Alger d'attendre l'intervention alliée. Elle prend contact avec Alger, d’où le général Giraud envoie

le 1er Bataillon de Choc, commandé par Fernand Gambiez, qui, transporté par le sous-marin Casabianca, débarque à Ajaccio le 13 septembre, suivi  par les troupes du général Henry Martin. De Gaulle, tenu à l'écart

des opérations à destination de la Corse par Giraud, avait néanmoins déjà préparé le terrain

en y envoyant une mission de renseignement dès 1941.

 

La libération de l'île ne sera due qu'aux seules forces françaises, les Alliés ayant consenti

 aux opérations militaires sans toutefois y prendre part. La Corse devient alors le premier territoire français

libéré du double joug italien puis allemand et par une majorité de combattants français,

venus de la Résistance intérieure comme de la France libre.

 

Sources :  AERI - http://museedelaresistanceenligne.org/