Mémorial du débarquement de Provence, Mont Faron

Mémorial rendant hommage aux combattants de l'armée B commandés par le général de Lattre de Tassigny. Réouverture au public prévue au printemps 2017

Août 1944, en Provence, ouverture d'un second front après le débarquement du 6 juin 1944.

Le 15 août 1944 est la date retenue pour le lancement de l'opération "Dragoon" sur les côtes de la Provence, destinée à ouvrir un second front sur le territoire français. 2 000 bâtiments de guerre et autant d'avions vont y participer. La 7e armée américaine du général Patch, qui comprend les forces françaises de l'armée B commandées par le général de Lattre de Tassigny, arrive en vue des côtes dans la nuit du 14 au 15 août.

En Provence, les résistants ont été prévenus par Radio-Londres. Peu après minuit, tandis que les Rangers américains prennent pied dans les îles du Levant, les premiers commandos français s'emparent du Cap Nègre et vont conquérir une tête de pont vitale autour du Lavandou. Dans la nuit, plus de 5 000 parachutistes alliés sont largués au-dessus de la vallée de l'Argens pour verrouiller les voies d'accès aux zones de débarquement. Ils vont y trouver l'appui des Forces françaises de l'intérieur.

  • Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

    Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

  • Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

    Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

  • Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

    Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

  • Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

    Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

  • Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

    Vue extérieure du mémorial. Photo : DR

A l'aube, un bombardement aérien et naval écrase les batteries allemandes. A 8 h, les 3e, 36e et 45e divisions d'infanterie américaines (D.I.U.S.) se lancent sur les plages côtières entre Cavalaire et Saint-Raphaël. Le 16, le gros des forces françaises commence à débarquer. Tandis que les forces américaines vont remonter vers la Durance et la Vallée du Rhône, l'armée B doit prendre Toulon et Marseille, ports vitaux pour la stratégie des Alliés. Le 20 août, l'encerclement de Toulon commence. Alors que les Commandos et les Chocs s'emparent des batteries ennemies, Français Libres, Algériens, " Marsouins " de la Coloniale et Sénégalais rivalisent de courage pour prendre la ville. La 9e division d'infanterie coloniale (D.I.C.) va finir de nettoyer Toulon de ses occupants. Le 28 août, la garnison allemande se rend. Parallèlement, de Lattre a lancé ses troupes vers Marseille. Aubagne est prise par les Marocains. La 3e division d'infanterie algérienne (D.I.A.) du général de Monsabert prend position aux abords de la cité phocéenne où l'insurrection a éclaté. Le 23 août, tirailleurs et cuirassiers rejoignent les résistants. Cinq jours de combats violents seront nécessaires pour réduire les défenses allemandes. Les deux ports ont été conquis avec un mois d'avance sur les prévisions. Les armées françaises vont désormais remonter la vallée du Rhône pour contribuer à repousser l'ennemi.


Le Mont Faron, qui domine Toulon de son imposante silhouette, a valu jadis à cette ville l'appellation de « Port la Montagne ». Du sommet, à 530 m d'altitude et à 3 km de la mer à vol d'oiseau, se découvre un vaste panorama maritime, qui s'étend des îles d'Hyères au Bec d'Aigle de La Ciotat. La visite du mémorial offre donc l'occasion d'une belle promenade touristique, l'accès au Faron pouvant s'effectuer soit par téléphérique, soit par une route taillée en corniche. La gare de départ du téléphérique est située près de l'hôtel Altéa la Tour Blanche. Elle est reliée au centre de la ville par les transports en commun. Le voyage aérien se prolonge sur environ 1 500 m, permettant de découvrir progressivement la côte. La route est à sens unique : la remontée se fait à l'ouest et la descente par l'est. Sur le plateau, des parking sont aménagés. Parmi les centres d'intérêt du Mont Faron, il faut également signaler le zoo et la chapelle Notre-Dame-du-Faron aménagée dans une ancienne poudrière.


C'est le général de Gaulle, président de la République, qui voulut qu'un mémorial rende hommage aux combattants de l'armée B (devenue, par la suite, la lère armée française) et commémore le débarquement allié d'août 1944 auquel les troupes françaises avaient massivement participé. En 1963, pour en choisir l'emplacement, M. Sainteny, ministre des Anciens Combattants, proposa Toulon dont la prise avait une importance capitale pour la libération de la Provence. Bien qu'isolé, le Mont Faron séduisit par sa situation prestigieuse, l'étendue de son panorama. Il s'agissait aussi d'un lieu de mémoire puisqu'il fut le théâtre de combats, notamment ceux menés par le bataillon de choc les 21 et 22 août 1944. Sur le mont, face à la rade, se trouvait un petit fortin militaire destiné à la surveillance, la tour Beaumont. Afin de réaliser le mémorial, l'architecte Pascalet en a utilisé les locaux, y appuyant une série de bâtiments bas. L'ensemble fut inauguré le 15 août 1964 par le général de Gaulle. C'est à l'occasion de cette cérémonie que fut fomenté l'un des attentats ayant visé le président de la République ; la bombe, placée dans une jarre, n'explosa pas.


Deux parties composent le mémorial : la première est consacrée à l'évocation historique. Dans des salles d'expositions, photographies, maquettes, armes et uniformes, rappellent le déroulement du débarquement et ses différents épisodes. Dans une salle audiovisuelle, un diorama animé, de 15 m de développement, représente la côte provençale, d'Anthéor à Marseille, et fait revivre dans leurs grandes lignes toutes les opérations, depuis la nuit du 14 au 15 août 1944 jusqu'à la libération de Marseille. Un film, composé d'images prises lors du débarquement, est projeté sur un écran de cinéma. La seconde partie concerne davantage le souvenir. Elle permet au visiteur d'évoquer la mémoire de ceux qui, à tous les échelons, ont contribué à la réussite de l'entreprise : chefs de gouvernement, soldats alliés, résistants... Beaucoup d'objets personnels apportent à cette exposition une touche émotionnelle. A l'extérieur des bâtiments se situent un canon antichar, un canon antiaérien, ainsi qu'un tank Sherman amené là à titre symbolique. Sur le muret qui longe la montée vers le mémorial, plusieurs plaques ont été apposées à la mémoire de combattants. Plus loin, vers le fort de la Croix-Faron, une stèle a été élevée en souvenir du commandant de la batterie de la Croix-Faron, tué au combat en mai 1940.

 

Durée du film 10 minutes


Pas de guide, visite libre uniquement


Photos et vidéos interdites dans le musée


Les animaux ne sont pas admis
 

 

 
Mémorial du débarquement de Provence Mont Faron

83200 TOULON

Tél. : 04 94 88 08 09 - Fax : 04.94.88.10.47

 

Le mémorial est ouvert tous les jours sauf le lundi

 

Du 1er octobre au 30 avril ouverture du mardi au dimanche

de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 17 heures 30


Du 1er mai au 30 juin ouverture du mardi au dimanche

de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 18 heures 30


Du 1er juillet au 31 août ouverture 7 jours sur 7

de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 18 heures 30


Du 1er au 30 septembre ouverture du mardi au dimanche

de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 18 heures 30


Toute l'année la caisse est fermée une heure avant les heures de fermeture.

 

 

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