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La nécropole nationale d’Altkirch

Nécropole nationale d’Altkirch. © Guillaume Pichard

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici  vignette necropole_Altkirch

 

La nécropole nationale d’Altkirch regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors de l’offensive d’Alsace en août 1914 et lors de la campagne de France de juin 1940.

Créée en 1920 afin de regrouper les tombes de combattants dont les sépultures sont dispersées dans la région de Belfort-Altkirch et du sud-est de Mulhouse, elle est aménagée jusqu’en 1935. D’une superficie de 5153 m², le cimetière rassemble les restes mortels de 1 734 soldats français - 139 d’entre eux en deux ossuaires -. On recense quinze soldats russes pour la Première Guerre mondiale. En outre, les dépouilles de 36 combattants français morts en 1940 y reposent.

Parmi les soldats français, reposent notamment la dépouille d’Émile Hayem, industriel et homme de lettres. Nommé au grade de capitaine au 19e Dragons, Émile Hayem (Tombe 517), auteur de la Garde au Rhin (1910) ou Menace prussienne la riposte (1911), meurt, le 19 août 1914, à Brunstatt à l’âge de 44 ans.

L’offensive d’Alsace - 7 - 25 août 1914

Au terme de la guerre franco-allemande de 1870-1871, le tracé des frontières est modifié. L'Alsace et une partie de la Lorraine sont ainsi annexées par les Allemands.

Au début du mois d’août 1914, les troupes allemandes pénètre en Belgique neutre afin d’entamer un large mouvement de débordement pour envelopper l’armée française. Suivant le plan XVII, le général Joffre choisit d’attaquer principalement en Lorraine mais aussi en Alsace.

Les objectifs de cette offensive en Alsace visent à rejeter l’ennemi au-delà du Rhin, mais aussi à soutenir l'action majeure conduite simultanément en Lorraine. Ce mouvement comprend une dimension psychologique et politique importante. En effet, il s'agit de libérer cette province perdue du joug de l'ennemi.

Lancées le 6 août 1914, les troupes françaises notamment celles du 7e corps d'armée progressent rapidement sauf sur les hauteurs d'Altkirch où l'ennemi s'est retranché. Pourtant, bousculant les défenses allemandes, elles entrent le 7 août dans Altkirch. La capitale du Sundgau est ainsi libérée par la 27e brigade. Ces victoires confortent l'illusion d'une guerre rapide et victorieuse. Poursuivant leur effort, les Français pénètrent, le 8, dans Mulhouse. Dès le 10 août, devant l'arrivée de nouveaux renforts ennemis, elle est évacuée. Les Français se replient en hâte sur Belfort. La situation est des plus délicates. Joffre crée alors l’armée d’Alsace et nomme un nouveau général pour reprendre l’offensive. Les Français s'emparent de Colmar le 21 août, les vallées de la Thur et de la Doller sont dégagées. Le 19 août, Mulhouse est à nouveau libérée mais, le 25 août, les Français sont contraints de l'évacuer.

Devant cet échec et celui de l’offensive en Lorraine, qui n’a pas été aussi décisive que souhaitée, le général Joffre ordonne à ses troupes de se replier et de fortifier les contreforts des Vosges, ligne sur laquelle le front en Haute Alsace se stabilise à la fin de l’année 1914.

Au cours de l’année 1915, de violents combats locaux se déroulent sur ces positions, notamment au Linge ou sur l'Hartmannswillerkopf. Culminant à 956 mètres, cette montagne domine la plaine alsacienne et constitue le verrou de la vallée de Thann, nouvelle capitale symbolique de l’Alsace française. À partir de 1916, le front alsacien n'est plus le théâtre d'opérations militaires d’importance. Pourtant, des milliers d'hommes continuent d'y mourir au cours d'accrochages ou d'opérations d'artillerie. Le 17 novembre 1918, cinq jours après l’Armistice, les troupes françaises entrent, à nouveau, triomphalement à Mulhouse.


 

  • Nécropole nationale d’Altkirch. © Guillaume Pichard

  • Nécropole nationale d’Altkirch. © Guillaume Pichard

  • Nécropole nationale d’Altkirch. © Guillaume Pichard

  • Nécropole nationale d’Altkirch. © Guillaume Pichard

  • Nécropole nationale d’Altkirch. © Guillaume Pichard

  • L'offensive d'Alsace. © MINARM/SGA/DPMA/Joëlle Rosello

  • Généralissime Joffre accompagné des généraux Pau et de Castelnau, respectivement responsable de l'éphémère armée d'Alsace et commandant de la 2e armée. © Collection privée - FBN - DR

    Le général Pau, mutilé en 1870 lors de la bataille de Froeschwiller, connait d'importants succès en Alsace, notamment la prise de Thann (14 août 1914). Mais, très vite en raison des défaites à Morhange et à Sarrebourg, il doit se replier. Son armée est dissoute pour renforcer la sixième armée Maunoury, sur l'aile gauche française.

  • Fantassins français en position dans un champ. Les soldats français, en pantalon rouge garance et capote bleue, constituent des cibles de choix pour l’ennemi. © Collection privée - FBN - DR

  • Obusier français en position en Alsace. © Collection privée - JBR - DR

  • Dessin de George Scott représentant un officier français accueilli par une Alsacienne, après quarante-quatre ans d'annexion à l'empire allemand. © Collection privée - JBR - DR

  • Carte postale patriotique éditée en France après la libération de Mulhouse. © Collection privée - JBR - DR

  • Cimetière d'Altkirch, 1922. © MINARM/SGA/DPMA

  • Délibération du conseil municipal d'Altkirch, 12 juillet 1922. Au travers de cette délibération, le conseil municipal insiste auprès des autorités compétentes pour obtenir le maintien du cimetière militaire dans cette ville. © MINARM/SGA/DPMA

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    Informationen

    Anschrift

    Altkirch
    À 20 km au sud de Mulhouse, à la sortie du village, en direction de Cernay (suivre fléchage)

    Wöchentliche Öffnungszeiten

    Visites libres toute l’année

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    Comité Régional du Tourisme d'Alsace

    20, rue Berthe Molly – COLMAR (68000)

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