Libération de la poche de l'île d'Oléron

F.F.I. en faction à l'estuaire de la Seudre (Charente-Maritime). Les paniers d'huîtres sont maintenant remplis de sable. À l'arrière-plan, le port de Chapus. Au loin, l'Ile d'Oléron d'où l'ennemi tire toujours.
F.F.I. en faction à l'estuaire de la Seudre (Charente-Maritime). Les paniers d'huîtres sont maintenant remplis de sable. À l'arrière-plan, le port de Chapus. Au loin, l'Ile d'Oléron d'où l'ennemi tire toujours. Source : DMPA/SHD

 

L'opération "Jupiter" ou la libération de la poche de l'île d'Oléron

 

L'île d'Oléron, bastion avancé du mur de l'Atlantique dans le secteur de La Rochelle permettant aux Allemands de contrôler l'estuaire de la Gironde, est fortifié dès 1942 dans le cadre de planification de l'organisation Todt, qui dote l'île de batteries côtières, en faisant ainsi un point d'appui de choix aux blockhaus de La Rochelle et de Royan.

 

Corps 1

 

Saint-Georges d'Oléron. Sur le blockhaus, près du télémêtre, le capitaine Leclerc (au centre), chef du G.F.M. de Marennes, le capitaine de corvette Fournier (à droite), G.F.M. Armagnac. Source : DMPA/SHD

 

 

Les forces alliées, débarquées en juin 1944 envisagent dès l'automne un débarquement sur l'île. Les projets sont abandonnés en raison de la puissance des troupes allemandes : 29 blockhaus et 42 positions dans la campagne défendent la position, complétés par un tapis de 30 000 mines. Le capitaine de corvette Schaeffer, commandant allemand de l'île dispose de deux mille hommes et de 180 pièces d'artillerie dont toutes les pièces mobiles ont été ramenées de la côte ouest vers la côte est face au continent.

 

Le général de Larminat, commandant de l'armée de l'Atlantique, après la prise de Royan, décide de prendre l'île d'Oléron. Il a à sa disposition les 50e, 158e régiments d'infanterie ainsi que des troupes de fusiliers marins et des détachements des forces françaises libres (FFI).

 

F.F.I. en faction à l'estuaire de la Seudre (Charente-Maritime). Les paniers d'huîtres sont maintenant remplis de sable. À l'arrière-plan, le port de Chapus. Au loin, l'Ile d'Oléron d'où l'ennemi tire toujours. Source : DMPA/SHD

 



Dans la semaine du 22 au 29 avril, les troupes alliées font mouvement vers les plages de la pointe de Gatseau, alors que le capitaine Leclerc, commandant les résistants de l'île, organise des actions de sabotage sur le continent, et que le lieutenant Schwartz, chef des résistants dans l'île, neutralise les mines les mines à l'entrée du port de Boyardville.

 

Corps 2

Toupes prêts à débarquer. Source : www.avcommunication.fr

 


L'opération "Jupiter", initialement prévue le 29 avril à 6 heures, est reportée au lendemain à 5h30. Le débarquement est précédé d'un pilonnage en règle par l'artillerie et, à 6h00 les premiers artificiers ont à pied d'oeuvre à la pointe d'Arceau. Le 30 avril, le général Marchand, prend l'avantage en coupant définitivement les troupes allemandes des renforts côtiers. Le colonel Durand reçoit la reddition allemande à 18h00. La résistance des derniers réduits prend fin à 22h00 lorsque les Alliés ayant atteint la pointe nord de l'île d'Oléron, contrôlent le port Boyardville et les dunes des Saumonards.

 

Ile d'Oléron. Prisonniers allemands du 158e R.I. Source : DMPA/SHD

 



Les pertes FFI s'élèvent à 18 tués et 55 blessés. Les Allemands perdent 300 hommes.

 

 

 

site internet externe : Libération Seudre - Oléron