Fort Saint-Louis à Toulon

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Le fort Saint-Louis à Toulon. Source : http://www.toulon.fr

Le fort des Vignettes est détruit en 1707. Il sera reconstruit, presque à l'identique, en 1708 sous le nom de fort Saint-Louis.

Après une inspection de Vauban à Toulon en 1679, le fort des Vignettes est construit entre 1692 et 1697 pour empêcher un débarquement sur la plage et tenir à distance les galiotes susceptibles de mouiller dans la rade. Détruit en 1707, il est reconstruit, presque à l'identique, en 1708 sous le nom de fort Saint-Louis.

Pendant le siège de 1707, le fort, commandé par le capitaine Daillon, est pris à parti par des batteries austro-savoyardes placées sur les hauteurs. Après neuf jours, l'état de délabrement de l'ouvrage oblige ses défenseurs à se replier sur la Grosse tour (tour royale) après avoir mis le feu aux poudres.

Le fort est reconstruit, presque à l'identique, en 1708 sous le nom de fort Saint-Louis. En 1743, il est armé de neuf canons de 24 livres. En 1847, il est armé de trois canons de 30 livres et de trois obusiers de 22 cm placés en arrière d'un parapet en terre englobant le parapet en maçonnerie. Les progrès de l'artillerie conduisent à désarmer le fort à la fin du XIXe siècle, devant l'impossibilité d'y placer des canons de gros calibre. Il reçoit alors un poste d'observation et de commande de mise à feu des mines électriques formant barrage à l'entrée de la grande rade. Plus tard, il devient le siège du club nautique des officiers jusqu'en 2001. Il est inscrit sur la liste supplémentaire des monuments historiques depuis 1948.

Le fort a la forme d'une batterie semi-circulaire dont la gorge est fermée par une tour casematée formant réduit et pouvant porter du canon. L'accès au fort se fait par une porte surélevée et précédée d'un pont-levis. Ce dispositif a pour but de compliquer l'intrusion de fantassins. A côté de la porte d'entrée, une plaque apposée sur le rempart rappelle la conduite héroïque des défenseurs du fort en 1707. Le plan de la batterie est presque semi-circulaire. Son diamètre est d'une cinquantaine de mètres. Le parapet est percé de neuf embrasures à canons tournées vers la mer. Les embrasures sont garnies de briques de façon à ne pas projeter d'éclats dangereux en cas de coup ennemi.

Au milieu du XIXème siècle, le parapet a été absorbé par un parapet massif en terre. Il a retrouvé son état d'origine au cours du XXème siècle. L'arrière de la plate-forme est protégé par deux murs formant parados pour masquer la batterie aux coups venant de terre. Le plan de la tour est asymétrique. Du côté de la terre, elle a la forme d'un bastion plat pour flanquer l'ouvrage par des tirs parallèles au rempart. Face à la mer, elle est semi-circulaire pour que l'artillerie placée sur la terrasse puisse battre un large secteur. La tour comporte deux niveaux voûtés. Le niveau souterrain comportait une citerne et un magasin. A l'étage, une grande salle voûtée servait de logement pour 24 hommes. On aperçoit encore la margelle de la citerne. L'accès à la terrasse se fait par un escalier à vis.

Le fort Saint Louis n'est pas ouvert au public. Ce monument historique, dont le ministère de la défense est affectataire, fait partie d'un protocole Culture Défense, signé le 17 septembre 2005.

 

Office du tourisme de Toulon

Place Raimu 83 000 Toulon

 

Office de tourisme de Toulon

 

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Infos pratiques

Adresse

Littoral Frédéric Mistral 83000
Toulon
Tél. : 04 94 18 53 00

Horaires d'ouverture hebdomadaires

Le fort Saint Louis n'est pas ouvert au public.

Fort de Montmorency

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Fort de Montmorency. Source : http://commando-air.fr

Le fort de Montmorency, construit au XIXème siècle, abrita notamment la première station de câbles hertziens.

Site de choix pour les transmissions en raison de son altitude, le fort de Montmorency, construit au XIXème siècle, abrita notamment la première station de câbles hertziens.

Au XIXème siècle, Paris est un camp retranché situé dans une cuvette. Chaque invasion prussienne provoque l'éloignement des fortifications, le rôle de chacune de ces enceintes successives consistant à englober la ligne des hauteurs d'où l'ennemi a bombardé la ville lors de la précédente invasion.

Le premier système fortifié

En 1814 et 1815, les Prussiens de la coalition occupent le premier cercle des hauteurs, c'est-à-dire, au Nord, les hauteurs de Montmartre. Le premier système fortifié, édifié en 1840 à l'initiative de Thiers, comporte donc une enceinte qui enferme Montmartre et établit à l'extérieur une ligne de forts de couverture distants de 2 à 5 kilomètres. C'est ainsi que sont érigés, au nord, les trois forts de Saint-Denis : le fort de la Briche, le fort de la Double Couronne et le fort de l'Est.

La deuxième enceinte

En 1870, les Prussiens, installés sur le deuxième cercle des hauteurs et, en particulier, sur le plateau de Montmorency, bloquent Paris et entament sérieusement le système défensif de Saint-Denis. De ce fait, dès la fin de la guerre, le concept de la deuxième enceinte est établi.

A l'Assemblée nationale, le 14 février 1874, c'est encore Thiers qui monte à la tribune pour défendre le projet, dont l'exécution est confiée au général Séré de Rivière. C'est ainsi que sur l'éperon nord-est est construit le fort de Domont, sur l'éperon sud-est celui de Montmorency, enfin à l'ouest le fort de Montlignon, distants de deux à trois kilomètres.

Le fort de Montmorency a la particularité de tenir sous son canon Saint-Denis et ses abords, considérés comme les points les plus faibles de la défense de la capitale.

Un site de choix pour les transmissions

Dès 1947, un détachement de l'armée de l'air occupe le fort de Montmorency, son altitude en faisant un site de choix pour les transmissions. En 1952, la première station de câbles hertziens dépendant de la Compagnie d'exploitation et d'installation des transmissions d'Etampes s'installe dans le fort. Puis, le 16 septembre 1956, c'est au tour du Commandement du réseau de câbles hertziens de la défense aérienne du territoire, ainsi que de l'Escadron d'exploitation de câbles hertziens. En mai 1959, le réseau hertzien de la 2ème région aérienne est confié à l'Escadron régional de câbles hertziens, qui prend par la suite son appellation actuelle d'Escadron de câbles hertziens. Après la dissolution de la base aérienne 285 en juin 1968, le fort de Montmorency est rattaché à la base aérienne 104 du Bourget, puis à la base aérienne 921 de Taverny en avril 1981. L'Escadron de câbles hertziens rejoint quant à lui la base aérienne 217 de Bretigny en juin 1987.

Le centre d'initiation aux techniques commandos

Depuis 1992, le fort de Montmorency abrite le Centre d'initiation aux techniques commandos dépendant de la base aérienne 921 de Taverny. Offrant toutes les opportunités pour effectuer ce type d'entraînement, le site, qui connaît un grand succès, est fréquenté en premier lieu par les fusiliers commandos de l'air de l'unité de protection, mais aussi par des militaires du rang et des réservistes des autres unités de la base.

 

Ce monument historique, dont le ministère de la défense est affectataire, fait partie d'un protocole Culture Défense, signé le 17 septembre 2005.

 

Fort de Montmorency

Quartier des Champeaux Rue du Fort

95160 Montmorency

Tel : 01 30 40 64 75

E-mail : op@ba921.air.defense.gouv.fr

 

Ministère de la défense

Secrétariat Général pour l'Administration Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives

14 rue Saint-Dominique 00450 Armées

E-mail : dmpa-sdace-bacm@sga.defense.gouv.fr

 

Ville de Montmorency

 

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Rue du Fort Quartier des Champeaux 95160
Montmorency
Tel : 01 30 40 64 75

Horaires d'ouverture hebdomadaires

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Fort de Balaguier

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Le fort Balaguier. Source : ©Julien MAUCERI. http://www.ctoulon.com/

Ce fort du XVIIème siècle a été construit pour créer un verrou de sûreté à l'entrée de la rade de Toulon.

La rade de Toulon s'est entourée dès le XVIème siecle d'un système de défense destiné à protéger en premier lieu ses accès maritimes, puis terrestres, au fur et à mesure que l'artillerie offensive allongeait sa portée. La protection du port de commerce de Toulon est assurée depuis 1524 par la "Grosse tour" ou tour Royale.

En 1634, Richelieu insiste auprès de Louis XIII pour que soit construite une autre tour sur la pointe de Balaguier, en face de la tour Royale, créant ainsi un verrou de sûreté à l'entrée de la rade. Il s'agit toujours de protéger le port de Toulon, mais, plus spécialement, un petit arsenal né sous Henri IV et que Richelieu, Premier Ministre de la Marine, pressent comme destiné à s'agrandir. Vauban accède en 1679 au Commissariat aux Fortifications.

L'arsenal délaisse Marseille, base des galères et s'implante au fond de la nouvelle darse. Dans la nouvelle conception des fortifications, Balaguier, tour à canons, se voit augmentée de remparts, de murs, de logements et de poudrières qui donnent au fort son aspect actuel.

Fin août 1793, quand les Anglais entrent dans Toulon, Balaguier devient le point de mire des observateurs. D'abord refuge des marins qui refusent l'occupation anglaise, le fort de Balaguier sera occupé par les troupes coalisées. Napoléon Bonaparte, jeune commandant de l'artillerie républicaine, a compris quelle importance stratégique revêt l'emplacement du deuxième verrou de la rade. Après deux mois de combats inutiles, il réussit à faire prévaloir son plan et menant ses troupes à l'attaque par voie de terre, il investit le fort de Balaguier le 17 décembre 1793. Les canons républicains sont maintenant braqués sur la flotte anglaise qui préfère se retirer.

Après la crise de Fachoda, le fort de Balaguier est réarmé une dernière fois. Puis, inutile, il est loué à des particuliers entre les deux guerres. Occupé par les Allemands en 1942, il est libéré en 1944. Restauré, il devient un musée d'histoire maritime et locale à partir de 1970.

Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 17 mars 1975. La tour de Balaguier ou " Petite tour " par opposition à la tour Royale ou " Grosse tour " est conçue selon les modèles de Richelieu. L'ouvrage comprend à l'origine une tour à canons de 19,5 m de diamètre. Le sous-sol est équipé d'une citerne et de magasins à poudre et aux vivres. L'accès depuis l'extérieur se fait par un pont-levis. Ce niveau est constitué d'une salle voûtée destinée au casernement d'une quarantaine d'hommes. La partie supérieure de la tour est pourvue d'une plate-forme à canons battant la rade par huit embrasures et d'un chemin de ronde dont le parapet est percé de créneaux de fusillade pour la défense rapprochée. De part et d'autre de la tour proprement dite, une batterie rasante avec parapets à embrasures a été construite.


Ce monument historique, dont le ministère de la défense est affectataire, fait partie d'un protocole Culture Défense, signé le 17 septembre 2005.
 

Ministère de la défense

Secrétariat Général pour l'Administration Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives

14 rue Saint-Dominique 00450 Armées

E-mail : dmpa-sdace-bacm@sga.defense.gouv.fr

 

Ville de la Seyne-sur-Mer

 

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Adresse

Esplanade Jacques Lebon 83500
La Seyne-sur-Mer

Tarifs

Adultes : 3 euros. Tarif réduit, étudiants, chômeurs, Rmistes et groupe (plus de 8 personnes) : 2 euros. Gratuit pour les enfants de moins de 5 ans.

Horaires d'ouverture hebdomadaires

Du 1er au 18 septembre et du 1er octobre au 30 juin, du mardi au dimanche de 9h à 12h et de 14h à 18hDu 1er juillet au 31 août, du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 15h à 19h

Fermetures annuelles

Du 19 au 30 septembre

Chapelle de Sainte Jeanne de France à Bourges

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Plaque. © C. Caudron - SGA/DMPA

L'enclos du monastère fut acquis en 1834 par la ville de Bourges qui le céda à l'Etat en 1857. Il fut alors affecté à l'armée ...

La chapelle de sainte Jeanne faisait partie du Couvent de l'Annonciade fondé en 1503 par Jeanne de France, fille de Louis XI.

L'enclos du monastère fut acquis en 1834 par la ville de Bourges qui le céda à l'Etat en 1857. Il fut alors affecté à l'armée. La chapelle de sainte Jeanne faisait partie du Couvent de l'Annonciade fondé en 1503 par Jeanne de France (1464-1505), fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, appelée aussi Jeanne de Valois, canonisée en 1950 par le pape Pie XII.

Les choeurs

L'intérieur était séparé en deux parties à peu près égales par un mur de refend.

La première partie, à l'ouest, éclairée par de petites fenêtres comportait, au premier étage, le choeur des religieuses formant tribune. On y accédait par un escalier tournant qui existe encore, et qui desservait en même temps les bâtiments conventuels.

Au rez-de-chaussée se trouvait un second choeur destiné aux Frères que sainte Jeanne rêvait d'adjoindre aux Annonciades pour le service religieux du couvent.

La deuxième partie de la chapelle comprenait l'espace réservé aux fidèles et le sanctuaire dont le contour épouse la forme d'un demi-hexagone régulier.

Les combles

La voûte en menuiserie, actuellement masquée par un plafond, suivait la courbe de la charpente en forme de berceau brisé.

Les fermes maîtresses étaient apparentes. leurs entraits sont sculptés à leurs extrémités où des têtes fantastiques, dont certaines sont encore visibles, avalent les poutres. Cet ensemble, qu'on peut admirer dans les combles de la chapelle, était revêtu de couleurs assez bien conservées. Le lambris est peint en blanc-gris et les couvre-joints en bleu, rouge et blanc, couleurs de l'habit des religieuses Annonciades.

Les pinacles

La porte d'entrée en tiers-point est surmontée de deux pinacles et d'une accolade aux rampants garnis de feuilles de chardon. Autour du fleuron central, sont sculptées en lettres gothiques majuscules les initiales des dix vertus de la Vierge. Au XVIIe siècle, on a coupé l'extrémité des deux pinacles pour y placer des pots à feu et supprimé le fleuron central de l'accolade pour creuser une niche dans laquelle on plaça vraisemblablement une statue de la Vierge.

L'enclos du monastère

Au XVIIIe siècle, on amputa l'enclos du monastère de l'Annonciade pour percer l'actuelle avenue du 95ème-de-Ligne et on dota l'entrée du couvent d'un large portail en plein cintre. En 1793, les Annonciades furent dispersées et leurs biens vendus. L'enclos du monastère fut acquis en 1834 par la ville de Bourges qui le céda à l'État en 1857. Il fut alors affecté à l'armée.

La réfection de la chapelle

Les travaux de réfection de la chapelle, réalisés par les techniciens du Service du Génie, ont permis, en mai 1961, sa restitution au culte et à l'aumônerie militaire de Bourges. Le délégué militaire départemental, le bureau de garnison et le centre d'information et de recrutement de l'armée de terre (CIRAT) sont stationnés dans cette emprise.

 


M. le Curé de Lignières

Rue Jeanne de France 18160 Lignières

Téléphone : 02 48 60 00 61

Télécopie : 02 48 60 18 92

 

Ministère de la défense

Secrétariat Général pour l'Administration Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives

14 rue Saint-Dominique 00450 Armées

E-mail : dmpa-sdace-bacm@sga.defense.gouv.fr

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Adresse

6 avenue du 95ème de Ligne 18000
Bourges
Fax : 05 46 87 53 27

Horaires d'ouverture hebdomadaires

Dimanche: 14h-18h

Manège de Sénarmont à Fontainebleau

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Le manège de Senarmont. Source : atome77.com

Construit en 1807 dans le quartier du Carrousel, ancienne dépendance du château de Fontainebleau, sous le règne de Napoléon 1er.

Construit en 1807 dans le quartier du Carrousel, ancienne dépendance du château de Fontainebleau, sous le règne de Napoléon 1er, ce manège à la charpente remarquable est classé monument historique. Le quartier du Carrousel est une ancienne dépendance du château de Fontainebleau, mise à la disposition des armées en 1871.

Historique

En 1807, l'empereur Napoléon 1er y avait fait construire un manège remarquable par sa charpente en bois en une seule voûte. Classé, avec ses abords, monument historique en 1913 et 1930, ce manège a reçu le nom du général Sénarmont. A la même époque furent construites les écuries qui entourent la cour du "Carrousel", dite cour carrée. Cette dernière est bien plus ancienne puisqu'on retrouve, aux Archives Nationales, la trace de sa construction sous Louis XVI en 1784 et 1785. Elle servait pour la Petite Ecurie du Roi.

De 1815 à 1870

Jusqu'en 1870, ces bâtiments abritèrent les maisons militaires des rois de France, puis celle de l'empereur Napoléon III. De 1871 à 1940, le quartier du Carrousel fut mis à la disposition de l'école d'artillerie. C'est là que les jeunes officiers de cette arme, tel Foch, devenu Maréchal de France et d'Angleterre, se perfectionnèrent dans l'art équestre. Pendant cette période fut construit le manège Drouot, du nom de l'aide de camp de l'empereur, major général de la Garde impériale.

De la Seconde guerre mondiale à nos jours

Pendant la Seconde guerre mondiale, le quartier, d'abord abandonné, abrita l'école nationale d'équitation, formée autour de quelques anciens du Cadre noir dissout. C'est là qu'en 1945 fut recréé ce corps prestigieux d'instructeurs militaires d'équitation. En 1946, le Cadre noir rejoint le sein de l'École d'application de l'arme blindée et de la cavalerie, à Saumur, et les sports équestres militaires sont créés, regroupant les activités équestres dans les armées. Son centre s'installe au quartier du Carrousel. Rattaché passagèrement à l'École interarmées des sports de Fontainebleau, le centre retrouve son autonomie le 1er avril 1973 sous le nom de Centre sportif d'équitation militaire. Corps de l'arme blindée cavalerie, il est subordonné, depuis le 1er septembre 1976, au Commandement des écoles de l'armée de terre devenu Commandement des organismes de formation de l'armée de terre en 1993. En 1977, il se voit confier la garde de l'étendard du 8ème régiment de dragons, dissout, dont il hérite les traditions. Il abrite aujourd'hui le Centre sportif d'équitation militaire, maison mère des sports équestres militaires. Le manège fait l'objet d'un partenariat de mise en valeur entre les ministères de la Culture et de la Défense.

Architecture

Classé monument historique, ce bâtiment a une charpente remarquable à la Philibert Delorme (procédé inventé par cet architecte en 1551), en une seule voûte. Le manège a une longueur de 66 m, et une largeur de 20 m. Sa charpente en châtaigner repose sur une corniche portant une sablière recevant la base des cerces. Une seconde sablière reposant sur le sommet des murs porte les blochets et la partie inférieure des arbalétriers. Au sommet de la courbe, des espèces de clefs pendantes réunissent les arbalétriers et les cerces. Tous ces éléments ont la même section. Ils sont formés chacun de deux planches en sapin de 25 millimètres d'épaisseur et de 0.30 de large. Ces planches chevauchent les unes sur les autres et sont réunies par des clous en fer forgé. Des jambettes constituées par des pièces de 0.05*0.15 s'assemblent dans les sablières de la corniche et sont maintenues au mur par chacune deux colliers en fer scellés. Les éléments sont réunis entre eux par des liernes qui les traversent. Des clavettes en bois placées de chaque côté des cerces les fixent aux liernes. Elles sont assemblées alternativement sur une rive et sur l'autre . quand deux liernes sont en face l'une de l'autre, la même clavette les traverse toutes les deux. Quelques chiffres donnent une idée de l'importance de l'ouvrage : chaque ferme (il y en a une centaine) est traversée de 104 liernes, ce qui donne 312 mortaises pour une ferme. Nous arrivons pour 100 fermes au chiffre fantastique de 31 000 mortaises environ.


Ce monument historique, dont le ministère de la défense est affectataire, fait partie d'un protocole Culture Défense, signé le 17 septembre 2005.

 

Château de Fontainebleau

77300 Fontainebleau

Tél. : 01 60 71 50 70

Fax : 01 60 71 50 71

Mail : resa.chateau-de-fontainebleau@culture.fr


 

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Infos pratiques

Adresse

boulevard magenta 77300
Fontainebleau
Tél. : 01 60 71 50 70Fax : 01 60 71 50 71

Horaires d'ouverture hebdomadaires

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Le fort de Troyon

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Le fort de Troyon. Source : http://tcqlmayotte.canalblog.com

Ce fort fait partie de la ligne de défense entre Nancy et Verdun, imaginée par Séré de Rivières ...

Le fort de Troyon, construit de 1878 à 1879, fait partie de la ligne de défense entre Nancy et Verdun, imaginée par Séré de Rivières. Situé entre Troyon et Lacroix sur Meuse, il est de type "à massif central" ou encore "à batterie basse", il présente l'avantage de n'être ni cuirassé, ni bétonné.

Dimensions: largeur 320m - longueur 270m - Surface 5 ha

Garnison: 800 hommes, mais 450 en 1914

Armement: Protection des fossés: 6 canons de 12 culasse d'assaut 6 canons révolver Hotchkiss de 40mm Plates-formes de tir :12 canon de 90mm en 3 batteries de 4 4 canons de 120L Armes de tir indirect: 2 mortiers-bouches "Louis-Philippe" de 15cm en bronze.

Le fort disposait de 2 sections de mitrailleuses "Saint Etienne" de 1907 ainsi que 3 observatoires périscopiques. Il n'y avait pas de coupole blindée comme à Loncin, mais 18 plates-formes doubles pour 2 pièces à l'air libre.

Dès le début de la Grande Guerre, les Allemands cherchent à prendre la place forte de Verdun en tenaille. C'est ainsi qu'ils opèrent, dès septembre 1914, une avancée de plus de 20 km. dans le dispositif français, du Bois-le-Prêtre aux Eparges, en passant par St Mihiel. Cette poche, appelée Saillant de St Mihiel, ne sera libérée qu'en septembre 1918 par les troupes américaines, malgré les multiples tentatives très meurtrières menées par les Français de 1914 à 1918.

Lors des combats de septembre 1914 qui aboutirent à la formation du Saillant de Saint-Mihiel, le Fort de Troyon a joué un rôle particulier.

Bombardé à partir du 8 septembre 1914, celui-ci reçoit l'ordre de tenir au moins 48 heures. Cette résistance est capitale si l'on veut empêcher les Allemands de prendre Verdun en tenaille, le Fort de Troyon se trouvant au Sud de Verdun. Le 9 septembre 1914, le major Neuhoff, officier allemand de l'état-major de la 10e division, se présente à l'entrée du fort et somme ses défenseurs de se rendre. Mais le capitaine Heym (166e R.I.), commandant du fort, refuse et demande aux Allemands de rebrousser chemin. C'est ainsi qu'une avalanche d'obus s'abat sur le Fort de Troyon. Le 10 septembre 1914, les bombardements allemands cessent : le fort a tenu. De cette résistance héroïque dépendait la suite de la guerre. En effet, si le Fort de Troyon était tombé, la Meuse aurait été franchie et la ville de Verdun aurait été encerclée.

 

Le fort de Troyon

Association Ceux de Troyon Association "Ceux de Troyon"

BP 32 55300 Saint-Mihiel

Tél. : 06.83.07.32.12

Fax : 03.29.84.35.99

 

Ouvert le samedi, le dimanche et lesjours fériés, de 13h30 à 18h00

 

Accès fléché à la sortie des villages de Troyon et de Lacroix

 

Possible visite de groupe (à partir de 10 pers.) en semaine, sur réservation

 

Meuse Attractivité

Tél. : 00 33 (0)3 29 45 78 40

www.lameuse.fr

 

Conseil général de la Meuse

Hôtel du Département Place Pierre-François Gossin 55012 Bar-le-Duc cedex

Tél. : 00 33 (0)3 29 45 77 55

 

Conseil Départemental de la Meuse

Hôtel du Département Place Pierre-François Gossin 55012 Bar-le-Duc cedex

Tél. : 00 33 (0)3 29 45 77 55

 www.meuse.fr

 

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Adresse

55300
Troyon

Horaires d'ouverture hebdomadaires

Ouvert le samedi, le dimanche et les jours fériés, de 13h30 à 18h00

La Butte de Vauquois

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Gros plan sur le monument de La Butte de Vauquois. Source : http://cdelmars.pagesperso-orange.fr/

A cheval sur la Meuse, la Marne et les Ardennes, l'Argonne a été au centre des combats de la Grande Guerre ...

L'Argonne a été au centre des combats de la Grande Guerre. Situé à cheval sur la Meuse, la Marne et les Ardennes, ce massif a subi l'écho des batailles de la Marne et de Verdun, a connu lui-même des combats très rudes et a servi de base arrière pour de nombreux soldats.

En Argonne, certains lieux sont aujourd'hui tristement célèbres : la Vaux-Marie, la Butte de Vauquois, la Haute-Chevauchée...

Dominant toute la région à l'Est de l'Argonne, la butte de Vauquois fut considérée par les Etats-Majors des deux camps comme un observatoire exceptionnel et un verrou stratégique.

Dès le 24 septembre 1914, les Allemands occupent cette colline et en font une véritable forteresse. Le 4 mars 1915, après plusieurs offensives, les Français reprennent pied sur la butte. La guerre de position commence. Les soldats s'enterrent et creusent des kilomètres de galeries et de rameaux de combats afin de s'infiltrer dans le réseau ennemi et de lui causer le plus de pertes possibles à coups de tonnes d'explosifs.

La Butte de Vauquois devient ainsi une véritable termitière, composée d'aménagements souterrains s'étageant sur plusieurs niveaux (plus de 17 km. de puits, galeries et rameaux).

Lieu majeur de la guerre des mines (519 explosions recensées : 199 allemandes et 320 françaises), Vauquois sera libérée le 26 septembre 1918 par les Américains. Lieu encore intact de la Grande Guerre, la Butte de Vauquois est classée Monument Historique.
 

Renseignements pratiques :

Association des Amis de Vauquois

1, rue d'Orléans - 55270 VAUQUOIS

Tél. : 03 29 80 73 15 Répondeur. Vous serez rappelés dès que possible

E-mail : amis.vauquois@wanadoo.fr

 

Visites libres et gratuites de jour, sur le circuit fléché (visite de surface)

Visites guidées des installations souterraines allemandes et françaises par les guides de l'association :

  • le 1er dimanche de chaque mois de 9h30
  • les 1er et 8 mai de chaque année (de 10h à 18h)
  • en septembre, chaque année lors des journées du patrimoine
  • sur rendez-vous pour les groupes (10 pers. minimum)

 

Un plan de tous les sites 14-18 ouverts au public est disponible gratuitement sur tous les sites et dans les Offices de Tourisme de la Meuse.

 

Meuse Attractivité

www.lameuse.fr

 

 

Les amis du Vauquois et de sa région

https://butte-vauquois.fr/

 

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Infos pratiques

Adresse

55270
Vauquois
Tél. : 03 29 80 73 15

Horaires d'ouverture hebdomadaires

Visites guidées des installations de surface et souterraines: le 1er dimanche de chaque mois de 9h30, les 1er et 8 mai de chaque année (de 10h à 18h), en septembre, chaque année lors des journées du patrimoine et sur rendez-vous pour les groupes (+ de 10

Le Saillant de Saint-Mihiel

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Tranchée. ©Office de Tourisme de Saint-Mihiel

Le 19 septembre 1914 le 8e Corps d'Armée Français en charge des Hauts de Meuse dans le secteur de Saint Mihiel...

"Le 19 septembre 1914 le 8e Corps d'Armée Français en charge des Hauts de Meuse dans le secteur de Saint Mihiel, reçoit l'ordre de rupture du contact, afin de participer à un rétablissement stratégique dans la région de Ste Menehould, pour dégager Verdun à l'ouest. C'est donc "sacrifier Saint Mihiel pour sauver Verdun", mais aussi pour éviter l'enroulement de l'aile droite de l'Armée Française dans la Bataille de la Marne, bataille de VASSINCOURT.

Le 22 septembre l'Armeeabteilung von Strantz a reçu la mission d'occuper les Hauts de Meuse et de percer la ligne de défense française des forts d'arrêts entre Verdun et Toul. Trois Corps d'Armée Allemands attaquent. C'est le 3e Corps d'Armée Bavarois qui réussit sa percée, atteint Saint Mihiel et établit sa tête de pont à Chauvoncourt le 24 septembre 1914 à 17 heures.

 

Contact

Office de Tourisme Coeur de Lorraine

Rue du Palais de Justice 55300 Saint-Mihiel

Tél./Fax : 03 29 89 06 47

Mail : accueil@coeurdelorraine-tourisme.fr

Site: coeurdelorraine-tourisme.fr

 

Site du saillant de St Mihiel : www.lesaillantdesaintmihel.fr

 

Informations

Les quatre plates-formes du Souvenir vous permettront de retrouver des vestiges et de vous informer grâce à des panneaux et à des bornes installés sur les parkings ou en forêt (30 min. par plate-forme, suivre les flèches). L'accès à ces sites est libre et gratuit.

Visites guidées sur réservation Un plan de tous les sites 14-18 ouverts au public est disponible gratuitement sur tous les sites et dans les Offices de Tourisme de la Meuse.

 

Prix Européen Spécial « Centenaire de la Grande Guerre » 2013 attribué à  l’Association Nationale Le Saillant de Saint Mihiel

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Ouvrage de Froideterre

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Ouvrage de Froideterre. Photo ECPAD

Insérée dans le camp retranché de Verdun, la côte de Froideterre verrouille le nord de la place, au contact entre la vallée de la Meuse et les hauteurs de sa rive droite.

 

Plate-forme de Froideterre

Insérée dans le camp retranché de Verdun, la côte de Froideterre verrouille le nord de la place, au contact entre la vallée de la Meuse et les hauteurs de sa rive droite. Constituée en centre de résistance, elle dévoile la variété des éléments de la fortification permanente, associés et étages dans l'espace. Elle témoigne également, par les vestiges encore visibles sur le terrain, de leur rôle majeur dans les phases cruciales de l'été 1916.

L'ouvrage de Froideterre

Posté sur la crête Meuse-Douaumont, il constitue la clé du dispositif. Ceinturé par un fossé, doté d'un casernement bétonné, ses pièces d'artillerie protégées sous tourelle ou casemate pouvaient flanquer les ouvrages voisins de Charny et de Thiaumont et soutenir des unités, tout en assurant sa propre défense. Son action était renforcée par des éléments d'intervalle pour l'infanterie de position.

Des parapets bétonnés (retranchements X et Y) permettaient d'abriter des tireurs debout et de balayer au fusil les flancs extérieurs de la côte.

Légèrement en retrait de la crête militaire, des abris de combat nichés dans les replis des versants, étaient destinés à protéger les fantassins du secteur d'un feu d'artillerie. Leurs voûtes de béton armé, ultimes refuges, jouèrent un rôle essentiel dans la bataille.

Par ailleurs, des organes logistiques, abrités dans des flancs de ravins, restaient en charge de l'approvisionnement. Comme tous les locaux à l'épreuve des obus, ces abris et dépôts transformés pendant la bataille en postes de commandement ou de secours seront les refuges précaires des unités engagées pour la défense de la crête. L'abri-caverne des Quatre Cheminées, prévu pour loger des troupes et des matériels de réserve, plonge encore aujourd'hui sous huit mètres de roc et pointe ses cheminées de ventilation.

Enfoui dans le même versant, un petit dépôt dévoile les maçonneries de son entrée. Il assurait, en complément des magasins de secteur, la fourniture des munitions pour les batteries d'artillerie (comme MF3) déployées loin de la ville. Enfin, pour permettre l'acheminement de pièces d'artillerie, l'expédition des munitions depuis l'arsenal et accessoirement le transport de vivres, outils ou matériaux, ce secteur, comme toute la ceinture fortifiée, était irrigué par un réseau de chemins stratégiques empierrés et un faisceau de voies ferrées étroites reliées au coeur de la place.

Le bombardement inouï qui accompagne les offensives devant Verdun bouleverse non seulement les superstructures des ouvrages et leurs accès, mais broie sans répit leurs communications avec l'arrière. Le boyau de liaison, étroit, encombré de débris et de cadavres, remplace le chemin et ses charrois. Face à l'abri des Quatre Cheminées, le ravin des Vignes, nouvelle artère pour un front qui engloutit en démesure hommes et matériels, est sillonné de ces communications précaires, que l'artillerie prend pour cible lors des relèves nocturnes. Pour entretenir le lien fragile entre les premières lignes et les abris, il faut envoyer des agents de liaison, les "coureurs" lancés au milieu des bombardements, face aux tirs de barrage que bien peu parviennent à franchir. Il faut enfin citer le recours aux fusées éclairantes, destinées à renseigner l'artillerie et à demander son action, en priant que dans la terrible mêlée son tir épargne les siens.

 

Office de tourisme de Verdun

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Tél : 03 29 86 14 18

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Le fort de Souville

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Le fort de Souville. Source : http://ecolenotredameduguildo.blogspot.fr/

Le capitaine Gustave de la Taille, constructeur de ce fort, lui donne le nom d'un village du Loiret dénommé Souville ...

L'heure suprême devant Verdun

A la suite de leurs attaques massives en 1916, du 21 février, du 10 avril et du 25 mai, les Allemands occupent sur la rive droite de la Meuse les hauteurs de la côte du Poivre et des Chambrettes ainsi que le fort de Douaumont, observatoire particulièrement important qui est devenu un maillon essentiel de la filière logistique ennemie.

Le 7 juin, l'ennemi est venu à bout des derniers défenseurs du fort de Vaux et ses premières lignes atteignent les pentes Est de la grande crête jalonnée par l'ouvrage de Thiaumont, les ruines du village de Fleury et le fort de Souville. Si les Allemands réussissent à occuper cette crête, leur artillerie serait en mesure de battre, à moins de 5000 mètres et à vue directe, Verdun et les débouchés des ponts sur la Meuse, mettant ainsi en danger toute l'organisation française. Dans le cas contraire, si cette crête reste française, non seulement la défense sur la rive droite, comme l'a ordonné le général en chef Joffre, demeure réalisable, mais c'est aussi la possibilité de contre-attaquer et de reprendre les forts du Vaux et de Douaumont.

Alors que l'ennemi se rue avec un acharnement extraordinaire pour s'emparer de la crête Thiaumont -Fleury - Souville, la période de juin à septembre constitue bien "l'heure suprême à Verdun", un drame terrible où l'épopée du fort de Souville, bien que partiellement en ruines (depuis le 21 juin, il a subi des bombardements journaliers dont les dégâts amputent sérieusement ses possibilités de défenses), sauve la situation à trois reprises. Le 23 juin, au début de la violente offensive allemande, Souville domine et flanque toute la zone d'attaque, tandis que l'artillerie française utilise cet observatoire pour accabler de projectiles l'infanterie ennemie dont l'avance est bloquée.

Le 11 juillet, la ruée allemande déferle sur Souville dès le point du jour. Renouvelée le 12, elle atteint les abords du fort. Grâce à l'appui de l'artillerie et aux contre-attaques des 7e Régiment d'Infanterie et 25e Bataillon de Chasseurs à Pied, les quelques éléments ennemis parvenus sur les structures du fort sont faits prisonniers. Souville échappe aux Allemands. Sur les deux crêtes parallèles de Froideterre et Souville, dans le sens des attaques ennemies, les ouvrages de Thiaumont et de Froideterre d'une part, les forts de Vaux et de Souville d'autre part, ont joué un rôle de premier plan. Thiaumont pris, c'est sur Froideterre qu'est venu mourir le 23 juin l'effort de l'ennemi.

Le fort de Vaux aux mains des Allemands le 7 juin, c'est encore Souville qui sauve la situation les 11 et 12 juillet. Fleury pris, les Allemands peuvent s'engouffrer dans les ravins de la Poudrière, mais les crêtes de Froideterre et Souville restant françaises, il leur est impossible de prolonger plus avant leur succès : ils sont trop menacés sur leurs flancs.

Cette lutte de plusieurs mois pour la conquête Souville - Fleury -Thiaumont met en évidence l'importance de la fortification permanente dans la bataille de Verdun. Et c'est grâce à la ténacité extraordinaire du poilu de Verdun jointe à l'énergie du haut commandement, que cette bataille a été gagnée et Verdun sauvé.

Le massif fortifié de Souville, un système de défense complet

Le capitaine Gustave de la Taille, officier du génie constructeur de ce fort, lui donne le nom d'un village du Loiret dénommé Souville où repose depuis 1319 son ancêtre Bertrand de la Taille, écuyer du Seigneur de Souville.

Ce massif comprend en 1916 :

  • Le fort de Souville : situé, à la cote 388 (altitude identique à celle du fort de Douaumont), il est construit de 1875 à 1879 en moellons de calcaire recouverts de 3 à 5 mètres de terre. Les fossés qui l'entourent ont des escarpes et contrescarpes maçonnées dont le flanquement est obtenu au moyen de caponnières armées de canons-revolvers et de canons de 12 à culasse. L'ensemble est entouré d'un réseau de fils de fer porté à 30 mètres d'épaisseur en 1889. C'est un fort de la "première génération" de la ceinture Séré de Rivières, du même type que ceux de Belleville, de Saint Michel, de Tavannes. Il est renforcé à partir de 1888 de 2,5 mètres de béton sur le magasin à poudre avec interposition d'une couche de sable de 1 mètre d'épaisseur. On maçonne les galeries de communication à l'intérieur et on établit 6 abris de 18 mètres sur 5, protégés par une couche de 8 mètres de blocs de roc et de marne compacte mélangée à de la pierraille. Le fort dispose d'un central téléphonique de secteur, de deux circuits souterrains sous plomb le reliant au fort de Douaumont et à l'ouvrage de Thiaumont, plus des réseaux aériens vers d'autres forts et le central de la citadelle de Verdun. Avant le début du conflit, des liaisons sont prévues avec la place forte de Longwy, à plus de 35 km à vol d'oiseau, au moyen d'un système lumineux utilisable par temps clair.
  • Une garnison organique : 2 compagnies d'infanterie, 2 sections d'artilleurs, les servants de 16 mitrailleuses en renfort et des personnels de divers services indispensables à la vie du fort. L'accès en temps de paix se fait par un chemin empierré, "le chemin de Souville", toujours en service. Il aboutit au pont-levis de l'entrée de guerre. Celle-ci est constituée d'un abri-caverne pour 300 hommes assis. Depuis le sentier de découverte on aperçoit des boyaux, sinueux comme il se doit pour éviter les tirs d'enfilade.
  • Une tourelle système Bussière à éclipse pour deux canons de 155 mm, construite en 1890-1891 à 150 mètres à l'Ouest du fort. Si cette tourelle tire environ 600 obus du 24 février au 6 mars 1916, l'éclatement d'un des deux tubes le 10 avril 1916, l'oblige à s'éclipser. Elle ne sera remise en état qu'en mars 1917 avec une seule pièce actionnée par un moteur électrique de 12 CV, en remplacement de la machine à vapeur d'origine. Dès lors la tourelle est reliée au fort et à une sortie de secours par un réseau de galeries long de 140 mètres et à l'épreuve des bombardements.
  • Une batterie de forteresse terrassée de 155 de Bange est construite en 1882 avec niches à munitions en maçonnerie ordinaire de 0,50 mètre d'épaisseur. Les ouvertures des niches sont tournées vers l'Ouest, à 100 mètres environ de la tourelle Bussière. Les vestiges encore visibles de la batterie sont signalés sur le sentier de découverte du massif, au départ du Mémorial.
  • Un réseau de communication par boyaux (encore visible sur l'ensemble du massif fortifié) qui assure les relèves des combattants, les évacuations des blessés, l'acheminement des ravitaillements, des munitions et des matériels. Ce réseau part des casernes Marceau (une des entrée du champ de bataille) en direction de Souville d'une part et du village de Fleury d'autre part, puis il se dirige vers l'étang et le village de Vaux (boyau des Carrières), la Vaux Régnier, le bois Fumin et le fort de Vaux. Il assure enfin les liaisons internes au sein du massif entre le fort, la tourelle de 155, la batterie de forteresse, en l'absence de galeries souterraines. En mai et juin 1916, les bombardements par obus de 380 mm (750 kg) et 420 mm (1 000 kg) ruinent la totalité des locaux maçonnés en moellons, les caponnières, le réseau de barbelés et détruisent les cinq canons sur affûts de 90 mm et deux mortiers de 15 mm. De ce fait, les défenseurs et les observateurs doivent occuper les trous d'obus, sans aucune protection.

Dès la fin de la bataille de Verdun des travaux importants sont entrepris pour remettre en état le massif fortifié de Souville :

  • puits d'un débit de 1 500 litres par jour,
  • abris sous roc reliés par galeries avec 10 à 15 mètres de protection de marne compacte,
  • tunnel de 140 mètres reliant le fort à la tourelle de 155 remise en service, avec un moteur électrique de 12 CV pour remplacer le système à vapeur trop lent et trop compliqué,
  • sortie de secours pour la tourelle de 155 complétée par un observatoire bétonné de type Digoin.

Le tout est entouré d'un réseau de barbelés de 20 à 30 mètres d'épaisseur.

En 1917, trois casemates Pamart pesant 2,5 tonnes pour un blindage de 14 cm sont installées sur les pentes du fort pour sa défense rapprochée. Ces tourelles fixes ne peuvent s'éclipser et chacune d'elles est dotée de deux mitrailleuses sur affût. De par leur conception, elles ont un champ de tir (160 degrés) inférieur à celui de la tourelle de mitrailleuses modèle 1900 (360 degrés). Leurs dimensions et leur poids plus modestes les rendent en revanche plus faciles à construire et à mettre en place par les moyens de campagne sur le terrain particulièrement bouleversé de la bataille de Verdun. Elles sont également plus fiables que la tourelle à éclipse qui reste souvent bloquée par des gravats projetés lors des explosions d'obus.

Casemates Pamart

1917 : Renforcer la puissance des forts

Mises au point au cours de la guerre par le commandant Pamart en service au fort de Génicourt, ces casemates pour mitrailleuses furent construites et implantées en pleine guerre à partir de 1917 pour renforcer la puissance de feu d'un certain nombre de forts et assurer leur défense rapprochée. En 1917, trois casemates de ce type sont installées sur les pentes du fort de Souville pour la défense rapprochée sur les glacis. elles pèsent chacune 2,5 tonnes pour un blindage de 14 centimètres. Chacune d'elles est dotée de deux mitrailleuses sur affût avec un champ de tir (160 degrés) inférieur à celui de la tourelle de mitrailleuses modèle 1900 (360 degrés) dont deux sont visibles sur l'ouvrage de Froideterre.

La casemate Pamart est non éclipsable, mais ses dimensions et son poids la rendent en revanche plus facile à construire et à mettre en place par les moyens de campagne dans le terrain bouleversé de la bataille de Verdun. Elle est aussi plus fiable que tourelle à éclipse, souvent bloquée par des gravats projetés lors des explosions d'obus. La casemate Pamart comporte deux créneaux au ras du sol ou presque, pouvant être obturés par des tampons métalliques.

A l'intérieur, deux mitrailleuses Hotchkiss superposées tirent alternativement. L'une est engagée dans un des deux créneaux lors du tir, tandis que l'autre est en attente au-dessous. Par simple rotation, le tireur fait permuter les armes successivement. Le canon de la mitrailleuse en cours de tir fait saillie de 30 centimètres du créneau. Un ventilateur maintient un air respirable à l'intérieur de la casemate en refoulant à l'extérieur les gaz de combustion. Certaines casemates comportent deux orifices en toiture, avec obturateurs, pour la mise en oeuvre d'un périscope d'observation.

 

Renseignements pratiques :

Office de tourisme de Verdun
1 bis Avenue du Général Mangin
Pavillon Japiot
55100 VERDUN
Tél : 03 29 84 55 55
Fax : 03 29 84 85 80
 
 
 

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