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La Teste de Buch

Source : dupuylogspot.com

Création en 1916. Troupes coloniales 1916-1917.

Hôpital du camp.

Éléments remarquables : Monument aux Sénégalais morts pour la France en 1914-1918.

Informations historiques

Créé en juillet 1916, le cimetière national de la Teste, situé au lieu-dit Natus-de-Haut, regroupe les restes mortels de combattants décédés à l’hôpital du camp d’instruction du Courneau accueillant initialement des troupes coloniales puis, à partir de 1917, des troupes étrangères (russes et américaines). Réaménagé en 1928, ce cimetière, implanté dans une forêt de pins, rassemble les corps de 956 soldats sénégalais et 9 Russes. Tombant progressivement en déshérence, ce site a subi d'importants travaux. En 1967, les dépouilles sont  exhumées et placées sous un mémorial-ossuaire, offrant sa physionomie actuelle. Ce monument demeure ainsi le seul vestige du camp.

 

Le camp d’instruction militaire du Courneau

 

En 1916, le commandement militaire français choisit la lande du Courneau pour faire séjourner les soldats africains. Ces hommes proviennent de territoires de l’ancienne Afrique Occidentale Française (Sénégal, Haut-Sénégal et Niger - actuel Mali, Mauritanie, Guinée, Côte-d’Ivoire, Dahomey - actuel Bénin). Formant les bataillons de tirailleurs sénégalais, ils débarquent à Bordeaux et rejoignent La Teste où ils reçoivent une instruction militaire et linguistique.

 

De 1916 à 1917, plus de 27 000 hommes s'y succèdent.

 

Après des travaux d’assèchement au cours desquels de nombreux soldats meurent, un camp de 400 baraques est construit pour contenir jusqu’à 18 000 hommes. À cause des marécages entourant le camp, les tirailleurs contractent des maladies respiratoires parfois fatales. Très vite, le camp du Courneau est baptisé le "camp de la misère". Ils sont alors enterrés sur place.

 

A l’automne 1917, en raison de la révolution en Russie, les troupes russes sont retirées du front et succèdent alors aux tirailleurs. 8 000 hommes y sont cantonnés. La discipline n'étant guère respectée, les troubles avec la population locale sont nombreux. Aux premiers mois de 1918, le camp est vidé de ses occupants. Beaucoup d'entre eux rejoignent les unités de travailleurs. D'autres s'engagent dans la Légion étrangère.

 

En janvier 1918, le camp est réorganisé en vue d'accueillir les contingents américains. Ces derniers, principalement des unités d'artillerie, débarquent à Bordeaux et séjournent provisoirement au Courneau. De juillet 1918 à mai 1919, les hommes s'y succèdent avant de gagner le front. Au cours de cette période, 87 soldats américains décèdent de la « grippe espagnole ». Ils sont enterrés provisoirement dans un cimetière spécifique créé le 15 février 1918 dans la forêt de Natus-de-Bas. Après la guerre les dépouilles de ces combattants sont transférées aux Etats-Unis ou au cimetière militaire américain de Suresnes (Hauts-de-Seine)

 

 

Le monument du "Natus"

 

Le 1er novembre 1967, est inauguré un monument dédié au souvenir des soldats africains morts pour la France au camp du Courneau. Œuvre de l’architecte Phihl, ce mémorial est inauguré grâce aux subventions du Souvenir Français, du Ministère des anciens combattants, du Président de la République de Côte d’Ivoire, des associations d’anciens combattants et des municipalités du bassin d’Arcachon.

 

Une autre stèle à la mémoire des Américains est érigée à l’extérieur du camp. 

  • Source : dupuylogspot.com

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  • Source : Photo Marc Burel

    Source : Photo Marc Burel

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