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La nécropole nationale de Villers-Marmery

La nécropole nationale de Villers-Marmery. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_necropole_Villers-Marmery

 

Située au cœur des vignobles de Champagne, la nécropole nationale de Villers-Marmery regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors des combats survenus dans cette région. Rassemblant les corps de combattants décédés dans l'ambulance installée en 1915 dans le village qui est resté sous le feu continu de l'artillerie ennemie, ce cimetière, considéré comme provisoire doit être transféré vers celui de Sept-Saulx en 1920. Cependant, Mademoiselle Hazon de Saint-Firmin, très attachée à la tombe d’un soldat inhumé dans ce cimetière, intervient auprès des pouvoirs publics afin de maintenir et d’aménager la nécropole à Villers-Marmery. Cette initiative permet aux autres familles endeuillées d'y venir en pèlerinage et d'honorer le souvenir de ces combattants. De plus, à titre exceptionnel, Melle Hazon de Saint-Firmin obtient des autorités militaires la possibilité de consacrer une partie de sa fortune à l'aménagement et à l'entretien perpétuel de la nécropole. Rénovée en 2013, la nécropole rassemble aujourd'hui en tombes individuelles 523 corps.

 

Les batailles de Champagne - 1914-1918

Après la contre-offensive franco-britannique de septembre 1914 sur la Marne et l’échec de la "Course à la mer", la guerre de mouvement disparaît sur le front ouest. Pour se protéger du feu de l'artillerie, les belligérants s’enterrent.

Au cours de l’hiver 1915, le général Joffre lance en Champagne, différents assauts qui se brisent contre les tranchées allemandes. Ces opérations de "grignotage" localisées notamment dans les secteurs de Souain, de Perthes, de Beauséjour et de Massiges, sont particulièrement meurtrières. Le front reste figé.

Au cours de l'été, pour rompre le front et soutenir les Russes en difficulté sur le front oriental, le général Joffre, fidèle à sa doctrine, décide de conduire une nouvelle offensive. Cet effort principal, appuyé par une autre action en Artois, se déploie dans la grande plaine aride et crayeuse de la Champagne pouilleuse. Long de 25 kilomètres, le front s'étend entre Aubérive et Ville-sur-Tourbe. Cette action est conduite par la 2e et 4e armée. En face, les Allemands de la IIIe armée sont installés dans de solides tranchées. Plus en retrait, située à contre-pente, se trouve une seconde position dissimulée des observations aériennes et hors de portée de l’artillerie.

Après une préparation d'artillerie de trois jours, l'attaque est déclenchée le 25 septembre. Les Français enlèvent la première ligne à l’exception de quelques points de résistance comme celui de la butte du Mesnil. A l'est du dispositif, la division coloniale s'empare de "La Main de Massiges", point-clé du dispositif allemand.

Mais, cet élan se brise sur la deuxième position encore intacte. L'ensemble du front devient un véritable charnier. Les troupes s'épuisent et doivent lutter contre de puissantes contre-attaques. Au cours de ces assauts, les deux armées ont perdu 138 000 hommes. En novembre, les conditions climatiques désastreuses et l'importance des pertes obligent le général Joffre à renoncer à conduire de nouveaux assauts. Le front connaît alors un calme relatif car quelques nouveaux assauts y sont conduits.

L'offensive allemande de juillet 1918 replace ce front au cœur des enjeux. Reims, restée sous le feu continuel de l'artillerie allemande, est à nouveau menacée. Mais engageant la totalité de ses forces de la Meuse à la mer du Nord, le maréchal Foch, fort du soutien croissant des Américains, déploie une large manœuvre. Pour la région de Reims, l’armée du général Gouraud s’empare successivement de Navarin, Tahure et Sommepy, puis progresse rapidement vers les Ardennes jusqu’à la signature de l’armistice du 11 novembre 1918.

Aujourd'hui, située au centre des opérations militaires de la Grande Guerre, la région de Suippes, au travers des vestiges de cinq villages, conserve le souvenir de ces combats acharnés.

 

  • La nécropole nationale de Villers-Marmery. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Villers-Marmery. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Villers-Marmery. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Villers-Marmery. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Villers-Marmery. © ECPAD

  • Fantassins français en manœuvre dans un champ. Vêtus d'un pantalon rouge garance et capote gris de fer bleuté, les soldats français, au début de la guerre, restent des plus exposés aux tirs des mitrailleuses  © Collection particulière FBN - DR

  • Aux alentours de Reims, soldats français en position dans un vignoble. © Collection particulière FBN - DR

  • Tranchées et défense dans le vignoble à Verzenay. © ECPAD

  • Soldats français transportés dans une voiture ambulance stationnée devant l'unité sanitaire de Villers-Marmery. © ECPAD

  • Cimetière militaire de Villers-Marmery en 1920. © MINARM/SGA/DPMA

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    Informationen

    Anschrift

    Villers-Marmery
    Au nord de Châlons-en-Champagne, D 37

    Wöchentliche Öffnungszeiten

    Visites libres toute l’année