Lettre d'information

23 novembre 1944 - Libération de Strasbourg

6 juin 1944, les alliés débarquent sur les côtes normandes, la libération de la France commence.

Le 1er août, les hommes et les véhicules de la deuxième division blindée (2e DB) foulent à leur tour le sol normand. Commandée par le général Leclerc mais intégrée à la IIIème armée américaine du général Patton, la division participe activement aux combats pour libérer la Normandie avant de se diriger vers Paris. Si les Américains considèrent la capitale française comme un objectif secondaire et souhaitent dans un premier temps la contourner, la portée symbolique de sa libération par des soldats français n'échappe ni à Leclerc, ni à de Gaulle, qui parviennent à convaincre Eisenhower et prennent l'initiative de diriger leurs chars vers la capitale. L'arrivée des blindés de Leclerc permet à la ville d’être libérée le 25 août. Le lendemain, l'homme du 18 juin et le vainqueur de Koufra descendent les Champs-Elysées sous les acclamations d’une foule en liesse.

La guerre n’est pour autant pas finie et de larges portions du territoire demeurent sous contrôle ennemi. Si les allemands sont battus à l’Ouest, l’Est est toujours sous domination nazie. Fort de son succès, Leclerc et ses blindés se mettent en route vers l’Alsace. Strasbourg est à son tour reprise par les français trois mois plus tard (23 novembre) après qu’ils aient traversé les Vosges et emporté, après de rudes combats, les dernières défenses allemandes. C’est alors l’occasion de rappeler que le serment de Koufra a été tenu.

Visionnez un film sur le serment de Koufra et l'épopée du général Leclerc

 

Corps 1
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 Fraternisation entre la population alsacienne libérée et les soldats de la 2e DB (division blindée), qui ont libéré Strasbourg dans la rue Mercière non loin de la cathédrale de Strasbourg. © Jacques Belin ; Roland Lennad/ECPAD/Défense
Corps 2

 

La genèse : le serment de Koufra

Grâce au ralliement de l’Afrique Equatoriale, la France Libre peut reprendre le combat aux côtés des alliés dès la fin de l'année 1940. Depuis le Tchad, Leclerc organise des raids visant les possessions italiennes en Libye. Le 2 mars 1941, les troupes françaises remportent ainsi une victoire face à l’armée italienne dans l’oasis de Koufra. Alors colonel, Philippe Leclerc prête avec ses hommes ce serment : « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. »

Un article scientifique du site Chemins de mémoire

Des conférences

Des témoignages enregistrés

Une médaille

  • La "médaille de Koufra", une destinée à récompenser "les services militaires dans les colonies résultant de la participation à des opérations de guerre, dans une colonie ou dans un pays de protectorat"

 

 

La libération de Strasbourg

Un article scientifique du site Chemins de mémoire

Un objet

  • Le drapeau de la Libération de Strasbourg, hissé en haut de la flèche de la cathédrale par le spahi Maurice Lebrun

Des illustrations

Une exposition

  • Visiter une exposition des archives de la ville de Strasbourg jusqu’au 16 janvier 2022

 

 

De Koufra à Strasbourg, la 2ème DB, une unité mythique de la France libre

Un article historique

Un parcours de mémoire

  • Parcours de mémoire - La Voie de la 2ème DB emprunte le chemin suivi par le Général Leclerc et son unité lors de la Libération de la France. Elle retrace son parcours depuis son débarquement en Normandie, en passant par la Libération de Paris, et jusqu’aux combats d’Alsace dont la prise de Strasbourg. Tout au long de cette voie, et dans chacune des villes et villages de France libérés par la 2ème DB, une Borne du Serment de Koufra est installée et commémore la mémoire de cet engagement. Dans la plupart des cas, des panneaux pédagogiques et un QR code à scanner sont présents près des bornes et permettent d’accéder à des informations historiques complémentaires

Une biographie

  • La création de la 2ème DB et ses succès sur les champs de bataille résultent de la détermination et du charisme du général Leclerc de Hauteclocque. Grand militaire et serviteur de la France Libre, il est honoré par le général de Gaulle en étant fait Compagnon de la Libération et est élevé à la dignité de Maréchal de France à titre posthume en 1952. Découvrez sa biographie sur le site Chemins de mémoire et sur le site de l’Ordre de la Libération

 

 

Des photographies pour illustrer l'épopée

  • Intérieur du fort de Koufra. ©Ordre de la Libération

  • Le capitaine Combes présente au cdt Hous et au colonel Leclerc le fanion de la Compagnia Sahariana di Cufra pris à l'ennemi en février 1941. ©Fondation de la France Libre

  • Arrivée du général Leclerc, commandant la 2e division blindée (DB), sur Utah Beach le 1er août 1944. © Auteur inconnu/ECPAD/Défense

  • 24 août 1944 - Un canon automoteur M7 Priest de la 2ème DB traverse Clamart en direction de Paris.    ©Anonyme, ECPAD

  • 25 août 1944 - Le général Leclerc, commandant la 2ème DB, fait monter le général Von Choltitz, commandant allemand de la place militaire de Paris, dans son scout-car pour le conduire de la préfecture de police à la gare Montparnasse afin qu'il signe l'acte de reddition. ©Anonyme, ECPAD

  • Colonne de blindés du 501e RCC aux environs de Strasbourg. © Gabriel Raphel/ECPAD/Défense

  • Le général Leclerc, commandant la 2e DB (division blindée), suivi de son aide de camp, le capitaine Christian Girard, à Baccarat. © Francis Mac Connel/ECPAD/Défense

  • La 2e DB (division blindée) dans Strasbourg le 23 novembre 1944. © Jacques Belin ; Roland Lennad/ECPAD/Défense

  • Place Kléber à Strasbourg, lors d'une cérémonie célébrant la libération de la capitale de l'Alsace par la 2e DB (division blindée), un détachement de musique militaire du 12e Cuir défile devant la foule venue nombreuse acclamer les libérateurs. © Jacques Belin ; Roland Lennad/ECPAD/Défense

  • A Strasbourg, des soldats de la 2e DB (division blindée) fixent sur l'avant de leur char un trophée, une plaque "Adolf Hitler Strasse" du temps de l'occupation allemande déboulonnée lors de la libération de la ville. © Jacques Belin ; Roland Lennad/ECPAD/Défense

  • Une jeune Strasbourgeoise offre à boire à un tankiste du 501e RCC (régiment de chars de combat) dans la ville libérée. © Jacques Belin ; Roland Lennad/ECPAD/Défense