Lettre d'information

Chapitre : Histoire et mémoires des conflits

Les documents peuvent être téléchargés dans la section Documents d’appui au thème 3 Terminale HGGS.

 

Mémoires partagées,

de la 1ère Guerre Mondiale à la guerre d’Algérie

Le Musée de l’Armée a fait un travail sur les débats autour de la mémoire des conflits, à la fois dans la perspective des relations franco-allemandes mais aussi, dans le cas de l’a guerre d’Algérie, dans le contexte d’un conflit de décolonisation.

Sur la 1ère Guerre Mondiale, les salles Alsace-Lorraine et Joffre, ainsi que l’exposition France-Allemagne(s) 1870-1871 (site internet et catalogue dédiés) sont à visiter :

  • Mathilde Benoistel, Sylvie Le Ray-Burimi, Christophe Pommier (dir.), France-Allemagne(s) 1870-1871, musée de l’Armée/Gallimard, 2017

Sur la guerre d’Algérie, l’historial Charles de Gaulle (réouverture novembre 2020) proposera des analyses de la période et des mémoires partagées :

  • Exposition Algérie 1830-1962 avec Jacques Ferrandez (site internet et catalogue dédiés).
  • Christophe Bertrand, Emmanuel Ranvoisy (dir.), Algérie 1830-1962 avec Jacques Ferrandez, musée de l’Armée/Casterman, 2012

 

La mémoire de la Shoah

 

  • Un article en appui : « La mémoire de la Shoah en Europe : entre paradigme et mise en concurrence », Carnets du Temps  n°135, p.40

D’abord mise de côté face aux mémoires nationales, la mémoire de la shoah prend toute sa place à partir des années 1970-1980. Elle devient rapidement un instrument pour européaniser les sociétés européennes disparates, surtout après la chute de l’URSS. Les salles Seconde Guerre mondiale du Musée de l’Armée, ainsi que des lieux emblématiques sur le site des Invalides rappellent le génocide juif et tsigane :

  • Une fiche didactique sur la carte d’identité marquée « juive » et l’étoile jaune.
  • Dans la salle de Lattre, un espace est consacré à l’univers concentrationnaire.
  • Dans la Cour d’honneur, se situe la plaque des combattants juifs de la Grande Guerre (enlevée par les nazis en 1940, transférée comme trophée à Berlin, puis récupérée et reposée à sa place aux Invalides après la guerre). Cette plaque est visible sur le mur sud-ouest de la galerie supérieure de la cour d’honneur des Invalides (accès libre en journée).

 

Un exemple de mémoire et d’identité professionnelle :

l’Armée de l’Air, de la naissance de l’aviation aux héros célébrés

  • « 1890-1914, des précurseurs aux pionniers, les premiers avions », Air actualités, 725, oct.2019, p.58

Le XXe siècle naissant voit l’aviation prendre son envol et l’armée contribuer au développement de cette invention. Le mot « aéroplane » est employé en France jusqu’en 1911 pour désigner les appareils de navigation aérienne « plus lourds que l’air » à hélice et à voilure.

  •  « Le combat aérien, l'invention de l'aviation de chasse », Air Actualités, n°680, avril 2015, pp. 58-61.

En 1915, Roland Garros remporte trois victoires aériennes à bord d’un monoplace armé d’une mitrailleuse tirant à travers le champ de l’hélice. Il va ainsi jouer un rôle de premier plan dans l’enfantement de l’aviation de chasse et du combat aérien.

  •  « Un devoir de mémoire : les parrains des bases aériennes », in Air Actualités, n°679, mars 2015, pp. 58-61.

Le lieu de mémoire permet de mettre en place les conditions de fabrication du « sentiment national ». Ce lieu, qui peut être abstrait, peut être aussi un personnage. Dans cet esprit, les bases aériennes françaises ont élu leur parrain, symbole du courage et de la ténacité dont savent faire preuve les aviateurs.

  • « Aux noms de la France, symbolique et traditions des grandes unités FAFL », Air Actualités, n°645, octobre 2011, pp. 58-61.

Il y a 70 ans, l’état-major des Forces aériennes françaises libres prend une décision dont l’application est toujours d’actualité : attribuer un nom de tradition aux unités navigantes. Les unités prennent le nom de provinces et de villes de manière à rappeler en permanence l’objectif de libérer le territoire national.