Eugénie MÉLIKA DJENDI
Volontaire du Corps féminin des transmissions, déportée, exécutée
Eugénie Mélika Manon Djendi, née le 8 avril 1923 à Bône (aujourd’hui Annaba – Algérie), fusillée le 18 janvier 1945 à Ravensbrück (Allemagne). Grade : sous-lieutenant.
Eugénie Djendi s’engage le 11 janvier 1943, dans le Corps féminin des transmissions (CFT) créé par le général Lucien Merlin et participe à la campagne de Tunisie. Avec ses camarades, Marie-Louise Cloarec, Pierrette Louin et Suzanne Mertzizen, elle est sollicitée à l’automne 1943 pour rejoindre les services de contre-espionnage du colonel Paillole à Alger (SSMF-TR).
Après un stage d’opératrice radio et de parachutiste, elle rejoint l’Angleterre le 20 mars 1944 par ordre de Paillole pour participer à la remise en place des postes du réseau des Travaux ruraux en France occupée, décimés pendant l'année 1943. Parachutée en France occupée début avril, elle est arrêtée le 27 avril. Interrogée par police allemande, elle retrouve ses camarades du CFT et des Travaux ruraux dans les cellules de la Gestapo avenue Foch à Paris. Elle refuse de divulguer ses informations et est déportée, avec ses camarades, au camp de Ravensbrück. Elles sont exécutées ensemble le 18 janvier 1945.
• Morte pour la France ;
• Chevalier de la Légion d’honneur ;
• Croix de guerre 1939-1945 ;
• Médaille de la Résistance française ;
• Les noms d’Eugénie Djendi et de ses trois autres camarades exécutées le même jour figurent sur plusieurs monuments, à Suresnes, Ravensbrück, Tempsford (Bedfordshire, Royaume-Uni) et Ramatuelle (Var) et sur le monument aux morts communal du village d’Ucciani (Corse-du-Sud) ;
• Le jardin où est situé le Monument aux morts pour la France en opérations extérieures, à Paris, porte son nom.