Lettre d'information

La nécropole nationale de Maroeuil

La nécropole nationale de Maroeuil. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_necropole_Maroeuil

 

Située au lieu-dit Le Mont de Sucre, au sud de Neuville-Saint-Vaast, la nécropole nationale de Marœuil regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors des batailles d’Artois de 1914 à 1918. Créé en 1919, ce cimetière militaire, est réaménagé en 1929, puis en 1938. Aujourd’hui, il rassemble les corps de 585 Français.

Parmi eux, reposent notamment les deux fils du général louis d’Armau de Pouydraguin, chef de la 47e division d’infanterie, reposent côte à côte. Tous deux officiers au sein d’un régiment d’infanterie sont morts au début de l’offensive d’Artois en mai 1915 (rang 1, tombes 2 et 3). Enfin, repose également le corps du lieutenant d’artillerie, Hugues de Castelnau, fils du général de Currières Castelnau (rang 6, tombe 289). Né en 1895, ce polytechnicien, tué le 1er octobre 1915 au bois de Givenchy, est le troisième fils du général mort pour la France.

Au centre de ce cimetière militaire se dresse un monument élevé en 1919 à la mémoire du commandant Georges Lilleman, chef de bataillon du 156e RI, tué le 9 mai 1915 à La Targette, inhumé dans cette nécropole. Financé par les parents de cet officier, ce monument honore, au travers de son épitaphe, "Braves soldats qui avez versé votre sang pour la patrie – Salut", le souvenir des morts des 156e et 160e RI, en particulier celui de l’abbé Grosjean, brancardier détaché comme aumônier au 156e RI, dont la citation témoigne de l’engagement de ces deux unités : "A insisté auprès du chef de corps pour être autorisé à accompagner les troupes d’assaut à la bataille du 9 mai 1915. S’est montré constamment les 9 et 10 mai aux endroits les plus dangereux, exhortant les uns, encourageant les autres, pansant les blessés, les faisant ramasser rapidement, en un mot, étant un exemple constant de courage, de bonne humeur et de charité." (Journal officiel, 2 août 1915).

A proximité, le Maroeuil British Cemetery a été créé par la 51e (Highland) division britannique où reposent aujourd’hui 531 combattants britanniques, trente Canadiens et onze Allemands.

Après le sursaut allié sur la Marne, au début de septembre 1914, les troupes anglaises et françaises ne peuvent repousser l’ennemi aux frontières. Dans un ultime effort, chacun des belligérants essaie de prendre l’armée adverse à revers. Sans succès. A la fin d’octobre, le front se fixe des rives de la Mer du Nord à la frontière suisse. Le conflit s’installe pour quatre ans au fond des tranchées, jusqu’à la victoire alliée, en novembre 1918.

Les batailles d’Artois – 1914-1918

Après avoir brièvement occupé la ville d'Arras, les Allemands s’installent sur les crêtes qui dominent le pays minier. Au cours de l'hiver 1915, quelques tentatives françaises sont lancées contre ces positions solidement fortifiées. Au printemps, le général Joffre y prépare une importante opération en vue de rompre les lignes ennemies.

Disposant de 1 000 canons, la 10e armée du général d'Urbal attaque sur un front de dix kilomètres, entre Lens et Arras. Après une préparation d'artillerie de quelques heures, l'offensive est déclenchée le 9 mai 1915. Au centre du dispositif, le 33e corps d'armée progresse rapidement. En quelques heures, les tirailleurs algériens et les légionnaires de la division marocaine atteignent leur objectif situé sur la crête de Vimy. La percée est réussie mais elle ne peut être exploitée. Très vite, les renforts allemands referment la brèche.

Le 10 mai, à Carency, à Neuville-Saint-Vaast notamment au Labyrinthe, à la Targette et à Ablain-Saint-Nazaire - où est grièvement blessé le peintre Georges Braque, créateur, avec Picasso, du cubisme - les combats perdurent. Dans ces bourgs en ruines, chaque cave est transformée en blockhaus, qu’il faut enlever l’une après l’autre. Au cours de ces corps-à-corps, les Français subissent des pertes importantes. Ce jour-là, le général Barbot, commandant la 77e division de chasseurs, est tué par un éclat d’obus. Faute de résultats probants, l'offensive est interrompue en juin. Du 9 mai au 25 juin 1915, pour conquérir 20 km², les Français perdent102 500 hommes qui sont tués, disparus, blessés et prisonniers.

Durant l’été 1915, l'artillerie de chaque camp se déchaîne. Le 25 septembre, Joffre relance les opérations appuyées par la 1re armée britannique. En mars 1916, pour soulager les Français menacés à Verdun, les Britanniques relèvent la 10e armée. Le 9 avril 1917, les Canadiens s’emparent de la crête de Vimy. Le 3 octobre 1918, les ruines de Lens sont libérées par les Britanniques.

 

  • La nécropole nationale de Maroeuil. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maroeuil. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maroeuil. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maroeuil. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maroeuil. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maroeuil. © ECPAD

  • Soldats occupant un boyau situé à flanc de colline devant Ablain-Saint-Nazaire, 1915. © ECPAD

  • Discussion entre un fantassin et un spahi marocain en Artois, 1915. © ECPAD/Famille Pila

  • Hugues de Curières de Castelnau, né en 1895, ce Polytechnicien, sous Lieutenant d'artillerie, meurt en octobre 1915 au bois de Givenchy. Le général de Castelnau perd trois de ses quatre fils lors du conflit. Le sous-lieutenant, Xavier de Curières de Castelnau meurt le 20 août 1914 lors de la bataille de Mohrange. Quant à Gérald, il meurt le 7 septembre 1914 à Sommesous (Marne). © Collection Dr Bernard

  • Augustin d'Armau de Pouydraguin. Saint-Cyrien, promotion 1914,  tombé le 9 mai 1915 à l'assaut du Labyrinthe. Son frère Jacques, sous-lieutenant au 37e RI, est tué 2 jours plus tard sur le même champ de bataille et est inhumé à ses côtés. © Musée du Souvenir des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan

  • Cimetière militaire provisoire de Haute Avesnes (Pas-de-Calais), 1915. © ECPAD/Fonds Thomas

  • Mairie et le beffroi d'Arras, 1917. © ECPAD/Jean-Baptiste Tournassoud

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    Au nord-ouest d’Arras, D 339

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    Monument aux morts des 156ème et 160ème R.I. de 1914-1918

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