Défense du fort de Souville

 

 

Le Commandant Piffre de Vaubon, du 7e régiment d'infanterie relate comment le Lieutenant Dupuy a organisé la défense du fort de Souville avec une soixantaine d'hommes :

 

" Le lieutenant Dupuy fit d'abord ouvrir et dégager les issues des gaines souterraines, y plaça ses hommes, munis de grenades et prêts à sortir à la moindre alerte. L'issue nord-est de la gaine centrale, notamment, avait été barricadée et complètement obstruée par des sacs à terre et des barbelés.

Pendant que des groupes de sentinelles surveillaient les environs du fort, il assigna aux mitrailleurs territoriaux valides des postes de combat. Il fit ensuite évacuer le plus grand nombre possible de malades et de blessés.

 

Vers 9 heures, le capitaine Decap, adjoint au colonel Borius, commandant le 7e R.I., parvint à gagner le fort de Souville. Sur l'ordre du colonel Goubeau, commandant la 262e brigade, il devait en assumer le commandement. Le lieutenant Dupuy, qu'il trouva à l'entrée des souterrains où se tenait la garnison, lui rendit compte des mesures qu'il avait prises. Le capitaine Decap les compléta.

 

Peu après, la surveillance et la résistance furent ainsi assurées :

 

Toute la fraction utilisable de la 3e compagnie : 35 hommes environ et trois mitrailleuses servies par quelques territoriaux encore valides, s'installa à l'issue des souterrains, sur la face nord-ouest de l'ouvrage. Le lieutenant Dupuy dirigeait cette poignée d'hommes. Sur la superstructure même, furent placés des groupes de sentinelles.

 

A l'entrée sud du fort, on mit quelques territoriaux avec le sous-lieutenant d'Orgemont, de la 3e compagnie.

 

A l'intérieur, le lieutenant Barreau - revenu à lui - bien que souffrant de son intoxication, fut chargé, avec quelques hommes valides de son peloton, de maintenir l'ordre et d'assurer les communications entre le fort et le P.C. Tourelle. Le capitaine Decap se tenait avec le lieutenant Dupuy et ses poilus. "

 

 

Source : Mindef/SGA/DMPA