Verdun 1916-2016

La bataille de Verdun incarne pour les Français la guerre de 14-18 dans toute son intensité et son horreur mais elle est aussi devenue "la" bataille, symbole de la résistance et de la victoire avant que Verdun ne devienne le lieu de la réconciliation franco-allemande. Antoine Prost et Gerd Krumeich croisent ici leur analyse pour interroger la mémoire de Verdun de part et d’autre du Rhin.

Soldats dans les tranchées au lieu-dit le Monument, près de Vacherauville, après l’offensive du 15 décembre 1916.
Soldats dans les tranchées au lieu-dit le Monument, près de Vacherauville, après l’offensive du 15 décembre 1916. - © ECPAD / Albert Samama-Chikli

DANS QUELLES CONDITIONS LA BATAILLE S’ENGAGE-T-ELLE ?

 

Antoine Prost : À la fin de 1915, la guerre semble figée. Les Alliés n’ont pas réussi à percer et leurs échecs d’Artois et de Champagne ont persuadé Falkenhayn, le commandant en chef allemand, que la percée est impossible. Mais celui-ci veut remettre la guerre en mouvement. Il estime beaucoup l’armée britannique, mais il croit l’armée française à bout de forces. Comment ce peuple qui ne fait pas d’enfants pourrait-il continuer la guerre ? D’où l’idée de lui infliger une défaite majeure, dans un secteur où les Britanniques ne pourraient pas les aider. Il croit que cela l’amènerait à demander une paix séparée. Un mauvais calcul politique, fondé sur une sous-estimation de l’adversaire. Mais pourquoi attaquer Verdun ?

 

Une fois la bataille enlisée, Falkenhayn prétendit qu’il voulait saigner les Français parce que l’importance symbolique de la place les obligerait à la défendre coûte que coûte. C’est ce qui s’est passé. Mais dans les états-majors allemands, personne ne parlait de saignée avant la bataille. Au demeurant, Verdun était beaucoup moins important que Reims pour les Français. En septembre 1914, l’ordre avait même été donné de l’évacuer. En fait, les raisons de Falkenhayn étaient militaires. La région fortifiée de Verdun constituait dans ses lignes un saillant menaçant. D’autre part, elle était difficile à défendre. D’abord, elle était très mal reliée à l’intérieur : la ligne de chemin de fer conduisant à Nancy était coupée à Saint-Mihiel par les Allemands, et celle de Sainte-Menehould sous le feu de leur artillerie. Restaient un tortillard à voie étroite et une route empierrée, élargie en 1915, dont on ne pouvait prévoir l’usage intensif qu’en feraient les Français. D’autre part, ceux-ci auraient beaucoup de difficultés pour se battre sur la rive droite, car la Meuse constituait une coupure majeure sur laquelle il y avait moins d’une dizaine de ponts. Aussi Falkenhayn décida-t-il initialement d’attaquer seulement sur la rive droite, et non sur les deux rives comme le réclamait le chef d’état-major de l’armée d’attaque.

 

Ce choix était aussi celui d’une tactique destinée à économiser ses troupes. Il comptait sur son artillerie lourde, beaucoup plus puissante que celle des Français, pour écraser tellement leurs positions qu’ils ne pourraient plus les défendre. De fait, l’attaque allemande n’est pas une ruée, les fantassins ont confiance ; s’ils rencontrent une résistance, l’ordre est d’attendre un nouveau bombardement. Cette tactique concentrait tous les feux sur une zone relativement étroite, mais profonde, pour obtenir le pilonnage le plus intense et interdire l’arrivée de renforts.

 

Décidée en décembre, l’offensive fut montée rapidement : elle était prête le 12 février, mais le mauvais temps la reporta au 21. Joffre, qui concevait les grandes batailles sur un large front, n’imaginait pas que le Allemands puissent s’engager massivement sur ce terrain profondément raviné, et il ne réalisa le danger que très tardivement. Il n’avait pas conscience de l’impréparation dramatique du front de Verdun, et son artillerie était quantitativement et qualitativement très inférieure à celle de Falkenhayn. Il prit les précautions nécessaires au dernier moment. On ne peut dire que les Français furent surpris, mais ils n’étaient pas prêts. La première semaine de la bataille faillit tourner au désastre.

 

POURQUOI LA BATAILLE DE VERDUN EST-ELLE DEVENUE UN SYMBOLE DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE ?

 

Antoine Prost : Verdun n’est pas le symbole de la Première Guerre mondiale partout. Pour les Anglais, la Somme ou Passchendaele comptent beaucoup plus. Mais pour les Français, oui, elle résume et symbolise toute la guerre. Les combattants le disaient déjà en 1916 : "Celui qui n’a pas fait Verdun n’a pas fait la guerre." C’est d’ailleurs, avec le génocide arménien, tout ce que les programmes jugent utile d’enseigner aux collégiens sur la guerre.

 

Pour les combattants, cette bataille représente l’apogée de la violence : ils n’avaient jamais vu un tel enfer ; il était pire que celui des précédentes batailles. Mais ils ne pouvaient comparer Verdun aux batailles qui suivraient, comme la Somme ou le Chemin des Dames. Or celles-ci ont probablement été pires, car l’escalade de la guerre de matériel s’est poursuivie, les bombardements ont été de plus en plus massifs, les mitrailleuses plus nombreuses. Les témoins racontent partout les mêmes horreurs : la soif, la boue, les odeurs, l’épuisement, la détresse sous les obus qui tombent, les appels des blessés, les cadavres disloqués, la mort partout présente. Nous n’avons pas de balance pour mesurer l’horreur des batailles, et celle-ci s’est soldée par 143 000 morts allemands et 163000 français, mais les pertes mensuelles de la Somme ont été supérieures à celles de Verdun.

 

On a invoqué d’autres raisons pour expliquer le statut exceptionnel de Verdun : le fait que ce soit la seule bataille de la guerre à laquelle les Alliés n’aient pas pris part directement, ou la "noria" qui a fait passer à Verdun 73 divisions sur la centaine que comptait l’armée française, si bien que de toutes les batailles de la guerre, c’est celle à laquelle a pris part le plus grand nombre de poilus. Ces explications sont pourtant secondaires.

 

En fait, Verdun a été vécu, au moment même, comme une bataille exceptionnelle, "la" bataille, celle qu’il ne fallait pas perdre. Depuis 1914, les Alliés avaient l’initiative. Et voici que les Allemands attaquaient. Et quelle attaque ! En quelques jours, ils avançaient de 6 à 8 kilomètres, le front craquait, la défaite menaçait. Les Français ont craint de perdre la guerre et ils savaient ce que cela signifiait : ils avaient perdu la précédente, et cela leur avait coûté l’Alsace et la Lorraine. Il fallait à tout prix empêcher les Allemands de passer. L’angoisse est générale : chez les hommes politiques, les journalistes et toute la population. Les soldats ont compris l’importance de l’enjeu, et aux moments décisifs de la bataille, fin février ou en juin, quand la poussée allemande parvient à moins de 4 km de la ville, ils se battent avec un acharnement inimaginable dans des conditions abominables. Ils en tirent d’ailleurs une légitime fierté, qui nous vaut de très nombreux témoignages, car les éditeurs et le public en étaient avides.

 

COMMENT EXPLIQUER LA PLACE PARTICULIÈRE DE VERDUN DANS L’IMAGINAIRE FRANÇAIS ?

 

Antoine Prost : J’ai déjà répondu en partie, mais il faut être plus précis. Le mythe de Verdun se focalise sur la rive droite de la Meuse : entre la ville et l’ossuaire de Douaumont. La rive gauche compte beaucoup moins, au point que les Français crient victoire en décembre 1916 après avoir repris les deux forts de Douaumont et Vaux, mais non la cote 304 et le Mort-Homme, qui avaient été l’objet de combats aussi violents et que les Allemands tenaient toujours. Cette dissymétrie s’explique par le choix fait le 25 février par les militaires et les politiques de défendre Verdun sur la rive droite. C’était jouer la difficulté, car il était militairement envisageable de se replier derrière la Meuse. L’éventualité a d’ailleurs été envisagée à plusieurs reprises. Mais, cette décision a conféré à la rive droite une valeur symbolique exceptionnelle.

 

Dès 1916, tout ce qui compte, ministres, parlementaires, journalistes, académiciens, artistes, veut aller à Verdun et pouvoir le dire. Poincaré s’y rend à six reprises. En septembre, il décore la ville de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre ainsi que d’une dizaine de décorations étrangères. En novembre, la Ville crée une médaille pour Ceux de Verdun. En 1920, c’est dans la citadelle de Verdun qu’on choisit celui des huit cercueils de soldats inconnus qui sera inhumé sous l’Arc de Triomphe. Les villes baptisent des rues du nom de Verdun. De multiples acteurs contribuent à sanctuariser le champ de bataille, où la vie ne reprend pas son cours. C’est la construction de l’ossuaire par un Comité qui réunit quatorze millions de souscriptions, en attendant que l’État lui en accorde un pour achever les travaux en 1932. C’est le regroupement de vingt-deux petits cimetières dans une nécropole de 16 000 tombes devant l’ossuaire. Les pèlerinages d’anciens combattants, le tourisme, les commémorations complètent ce travail. En juillet 1936, 30 000 anciens combattants de dix pays, surtout des Français, des Italiens et des Allemands, viennent à Douaumont prêter le serment de défendre la paix. Entre 1962 et 1967, le Comité national du souvenir de Verdun construit, à côté du village détruit de Fleury, un Mémorial pour perpétuer la mémoire des combattants quand les témoins auront disparu.

 

Mais le contexte change. Parce que Douaumont était le haut-lieu de la fierté nationale, mais d’une fierté pacifique : celui d’une France qui n’attaque pas, mais sait se défendre, il n’était pas de meilleur lieu pour manifester par un geste silencieux mais fort, la poignée de mains de François Mitterrand et Helmut Kohl, la réconciliation des deux peuples qui s’y étaient si durement affrontés.

 

QUELLE PLACE OCCUPE LA BATAILLE DE VERDUN DANS LA CONSCIENCE EUROPÉENNE ?

 

Gerd Krumeich : Ce qu’on a dit de la "singularité" de la bataille compte également beaucoup dans le souvenir européen.

 

La Première Guerre mondiale a eu de formidables conséquences pour l’Europe ; elle y a définitivement perdu sa prééminence mondiale. Et la bataille de Verdun a pris un caractère tel qu’elle restera à tout jamais l’emblème de la Grande Guerre. Elle le fut du reste depuis la bataille même, quand "Verdun" fut érigée par les politiques et militaires français en un lieu sacré, un lieu où "on ne passe pas" et qu’elle reçut la visite non seulement du président de la République française, Raymond Poincaré, mais de nombreux représentants d’États alliés et neutres qui vinrent visiter la ville et la décorèrent à maintes reprises et sous différentes formes.

 

La guerre finie, tous surent que Verdun était le lieu indépassable du massacre et de l’horreur ; à tous ceux qui pouvaient envisager l’éventualité d’une guerre, il démontrait l’inanité de toute guerre. Verdun devint une sorte de capitale de la paix européenne. Et ceci d’autant plus que la mémoire française de Verdun n’était pas une mémoire triomphaliste de victoire, mais un mélange délicat entre fierté de ce qui avait été accompli et deuil profond pour les morts, dont l’horrible sort était au-delà des commémorations...

 

La mémoire de la bataille de Verdun est donc rapidement devenue le souvenir du formidable sacrifice qu’on y avait demandé à autant de soldats - soldats des deux peuples voisins et ennemis depuis de longs siècles. On sut dans les deux pays qui furent et qui sont restés le noyau d’une Europe en formation, que Verdun ne fut que le triomphe de la mort. Et c’est la raison aussi pour laquelle on se mit à commémorer cette bataille ensemble, poilus et Feldgrau réunis. Ce fut le cas dès la fin des années vingt quand commencèrent les rencontres entre organisations d’anciens combattants. Ce mouvement vers un souvenir en commun trouva son apogée, indépassable à ce niveau-là, quand les 12 et 13 juillet 1936 plus de trente mille anciens combattants de dix pays, principalement français, allemands et italiens se réunirent dans la nécropole de Douaumont, face à l’ossuaire et prononcèrent un "serment" de la paix, ainsi conçu :

 

"Parce que ceux qui reposent ici et ailleurs ne sont entrés dans la paix des morts que pour fonder la paix des vivants…

Et parce qu’il nous serait sacrilège d’admettre désormais ce que les morts ont détesté

La paix, que nous devons à leur sacrifice, nous jurons de la sauvegarder et de la vouloir."

 

Ce fut le premier pas vers une réconciliation définitive, mais il n’eut pas d’effet notable sur le moment, puisque les Allemands voulurent la revanche avant que ne se fasse la paix. Mais l’"intermède" de la Seconde Guerre mondiale passé, Verdun put en fin de compte ressurgir comme lieu emblématique de la réconciliation, et confirmer la fonction de symbole de la paix que la ville avait prise dans les années vingt et trente.

 

Aujourd’hui, dans la conscience européenne, "Verdun" est toujours l’emblème d’une guerre si "absolue" qu’elle a en fin de compte écrasé toute velléité guerrière.

 

QUELLE EST LA PLACE DE VERDUN DANS LA MÉMOIRE ALLEMANDE ?

 

Gerd Krumeich : De nos jours, les Allemands ont très peu conscience du fait que Verdun les concerne comme partie intégrante de leur histoire. Pour la majorité de nos contemporains, c’est une bataille aussi lointaine que Sedan ou Leipzig. Cela découle du fait que la Grande Guerre, dans son ensemble, ne tient nullement ici la place majeure qu’elle occupe dans la mémoire des Français et des Anglais. Le souvenir de la Grande Guerre a été pour ainsi dire "avalé" par celui d’une guerre encore plus grande, celle de 1939 à 1945, où l’Allemagne fut dévastée et où sa responsabilité foudroyante continue à nous préoccuper prioritairement jusqu’à aujourd’hui. Si Verdun est bien présente dans la mémoire allemande, c’est sous un mode d’histoire de guerre et non d’histoire nationale. Il n’existe plus de communautés de deuil. On ne fait pas personnellement la différence, si son grand père ou arrière-grand-père est tombé à Verdun ou sur la Somme ou sur le front est. Tout cela c’est si loin...

 

Et ceci d’autant plus, évidemment, que Verdun ne fut pas seulement une bataille perdue, mais qu’elle est aussi entachée d’un souvenir profond d’absurdité complète.

 

C’est l’effet du soi-disant "Mémoire de Noël" du chef d’état-major Erich von Falkenhayn, qui a prétendu ne pas avoir voulu prendre la place de Verdun, mais y avoir trouvé un lieu propice pour "saigner à blanc" les Français. Or on a établi que ce Mémoire est sans doute un faux, produit après-guerre pour expliquer l’échec. Il n’empêche que les Feldgrau de Verdun, puis l’ensemble du public, furent profondément choqués en 1920, en découvrant cette version de la bataille : les Allemands savaient très bien que leur armée avait été "saignée" devant Verdun aussi fortement que celle de leur ennemi. Bataille inutile donc, et le soi-disant plan de Falkenhayn fut ressenti comme une sorte de coup de poignard dans le dos des soldats : ils s’étaient sacrifiés devant Verdun pour y entrer et par cette victoire, faire finir une guerre dont personne ne voulait plus, et voilà qu’on leur disait qu’il s’était agi seulement de saigner les Français. C’est pour ça qu’on les avait eux-mêmes saignés ! Un sacrifice inutile donc, ce qui fit perdre tout "sacré" au souvenir de Verdun.

 

QUELLE EST LA SINGULARITÉ DE CETTE BATAILLE ?

 

Gerd Krumeich : Il y a plusieurs singularités de la bataille de Verdun. C’est la raison pour laquelle elle est restée une des très grandes batailles non seulement de la Grande Guerre mais de l’Histoire mondiale.

 

C’est d’abord le fait de la pérennité. Car le terrain de cette bataille, relativement circonscrit (entre 30 et 40 km2), est resté, cent ans après, un territoire bouleversé par la guerre. Un paysage où les trous d’obus - un peu nivelés - donnent toujours au lieu un caractère de pays de dunes, où la végétation a enfin gagné, mais difficilement. De manière qu’on imagine toujours facilement ce que cela fut à l’époque. Il y a d’autre part, les énormes forts, autant de lieux et de noms qui recréent l’horreur de l’époque : le fort de Douaumont, celui de Vaux, le tunnel de Tavannes, Le Mort-Homme etc. Et il y a, dominant le site, l’ossuaire de Douaumont, cet impressionnant bâtiment, où l’on peut apercevoir, difficilement à travers de petites fenêtres de cave, l’énormité des os qui y sont conservés. Environ 135000 soldats, dont personne ne connait le nom, français et allemands. "Tout cela" était disséminé sur les champs de bataille et enfoui dans la terre, puis recueilli dans les années vingt et plus tard, Tout cela rend palpable pour chacun et à tout jamais le carnage de Verdun, ce formidable - voire indicible - carnage de 10 mois. Un combat rapproché, un vrai "corps à corps" archaïque, qui avait la particularité de se faire accompagner par un pilonnage d’obus de tous calibres à grand renfort de gros canons placés à une dizaine de km de distance. Cette forme de combat fut unique ; c’est comme une transition vers la guerre vraiment industrialisée qui, plus tard, apporta la mort à distance à travers un champ de bataille "vide", comme dans la Somme et les Flandres. Mais Verdun reste unique : il n’y a pas d’autre bataille qui ait combiné ainsi la guerre archaïque où l’on s’étranglait littéralement et la mort industrielle venue de très loin.

 

Commémorer "Verdun", c’est donc commémorer la Grande Guerre dans son ensemble, sur un site où règne toujours la mort, dont le paysage est dominé par des cimetières militaires où reposent - outre ceux de l’ossuaire - près de deux cent mille jeunes français et allemands. Français et Allemands - puisque la bataille opposa ces seuls belligérants, ce qui est aussi un cas unique pendant toute la Grande Guerre. Commémorer la bataille de Verdun s’impose donc à plusieurs niveaux et pour plusieurs raisons : Verdun est le symbole de la guerre sous toutes ses formes et ses dévastations. Verdun est aussi un lieu indépassable de la conflagration centenaire entre la France et l’Allemagne, une conflagration si absolue qu’elle ne pouvait conduire qu’à une paix définitive entre ces deux nations. Paix et entente symbolisées parfaitement par la main dans la main de François Mitterrand et de Helmut Kohl, le 22 septembre 1984. Une entente qui est à la base d’une Europe pacifiée dans laquelle plus personne ne pense à une guerre de conquête.

Antoine Prost - Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne/Gerd Krumeich - Professeur émérite à l’université Heinrich-Heine de Düsseldorf et professeur associé à l’Institut d’histoire du temps présent
En résumé

Date : 10 – 31 août 1944

Lieu : Paris

Issue : Libération de Paris

Forces en présence :

5e corps d'armée américain du général Gerow

2e division blindée du général Leclerc

Forces françaises de l'intérieur (FFI)

Garnison allemande du général von Choltitz

Le président du Conseil Georges Clemenceau au Mort-Homme lors d’une visite au champ de bataille, septembre 1917.

Le président du Conseil Georges Clemenceau au Mort-Homme lors d’une visite au champ de bataille, septembre 1917.

© ECPAD 1917 / Albert Samama- Chikli
Cérémonie à l’ossuaire de Douaumont en construction, 1927.

Cérémonie à l’ossuaire de Douaumont en construction, 1927.

© Suddeutsche Zeitung / Rue des Archives
La dépouille du soldat inconnu quitte Verdun pour les cérémonies du 11 novembre 1920 à Paris.

La dépouille du soldat inconnu quitte Verdun pour les cérémonies du 11 novembre 1920 à Paris.

© Neurdein / Roger-Viollet
Cérémonie à l’ossuaire de Douaumont lors de l’arrivée des cercueils de 52 soldats non identifiés, 1927.

Cérémonie à l’ossuaire de Douaumont lors de l’arrivée des cercueils de 52 soldats non identifiés, 1927.

© Albert Harlingue / Roger-Viollet
50e anniversaire de la bataille de Verdun : le général de Gaulle et Pierre Messmer, ministre de la défense, à l’ossuaire de Douaumont, 29 mai 1966.

50e anniversaire de la bataille de Verdun : le général de Gaulle et Pierre Messmer, ministre de la défense, à l’ossuaire de Douaumont, 29 mai 1966.

© Rue des Archives / AGIP
François Mitterrand et Helmut Kohl à l’ossuaire de Douaumont, 22 septembre 1984.

François Mitterrand et Helmut Kohl à l’ossuaire de Douaumont, 22 septembre 1984.

© Picture Alliance / Rue des Archives

Chronologie

Février 1916

21 février : offensive allemande sur Verdun.

25 février : prise du fort de Douaumont par les Allemands.

26 février : Pétain commandant de la région fortifiée de Verdun ; prise de la côte du Poivre.

Mars 1916

2 mars : de Gaulle prisonnier des Allemands près de Douaumont.

4 mars : prise du village de Douaumont par les Allemands.

5 mars : bombardement allemand sur la rive gauche de la Meuse.

6 mars : attaque allemande sur la rive gauche de la Meuse.

7 mars : progression allemande.

14 mars : Joffre en visite sur le front.

16 mars : attaques concentrées allemandes autour du fort de Vaux.

20 mars : prise du bois d’Avocourt-Malancourt par les Allemands.

22 mars : prise du  mamelon d’Haucourt par les Allemands.

28 mars : prise de commandement du général von Gallwitz.

31 mars : prise de Vaux par les Allemands.

Avril 1916

5 avril : prise d’Haucourt par les Allemands.

10 avril : ordre du jour de Pétain : "On les aura".

18 avril : création en Lorraine de l'escadrille La Fayette composée de pilotes américains.

23 avril : semaine de combats sur la rive gauche de la Meuse pour le contrôle de la cote 295 et du Mort-Homme.

Mai 1916

1er mai : Pétain nommé commandant du groupe armé du Centre, transmission du commandement de la IIe armée à Nivelle.

23 mai : échec français au fort de Douaumont.

24 mai : prise de Cumières par les Allemands.

Juin 1916

1er juin : assaut de Fleury par les Allemands.

7 juin : prise du fort de Vaux par les Allemands.

12 juin : des soldats français ensevelis dans leur tranchée (La tranchée des baïonnettes).

23 juin : échec de l'attaque allemande contre le fort de Souville.

Juillet 1916

1er juillet : offensive franco-britannique dans la Somme.

11 juillet : offensive allemande sur le fort de Souville.

Août 1916

4 août : reprise du fort de Souville par les Français.

Septembre 1916

2 septembre : fin de l'offensive allemande.

Octobre 1916

24 octobre : contre-offensives françaises.

28 octobre : bombardement du fort de Vaux par les troupes françaises.

Novembre 1916

2-3 novembre : reprise du fort de Vaux par les Français.

15 novembre : dernière contre-offensive française.

Décembre 1916

18 décembre : fin de la bataille de Verdun.

Cartes

La bataille de Verdun
La bataille de Verdun - © Ministère de la défense/SGA/DMPA/Joëlle Rosello
La
La "voie sacrée" de Bar-le-Duc à Verdun - © Ministère de la défense/SGA/DMPA/Joëlle Rosello
La bataille de Verdun La

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La nécropole nationale et l'ossuaire de Douaumont
La nécropole nationale et l'ossuaire de Douaumont - © ONACVG
La chapelle du village détruit de Douaumont
La chapelle du village détruit de Douaumont - © Jean-Pierre le Padellec
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Le fort de Vaux - © ECPAD
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PC du Colonel Driant. - © Jean-Pierre le Padellec
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La nécropole nationale et l'ossuaire de Douaumont La chapelle du village détruit de Douaumont Le fort de Vaux PC du Colonel Driant. Mémorial de Verdun