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La nécropole nationale de Montdidier

La nécropole nationale de Montdidier. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Montdidier

 

La nécropole nationale de Montdidier regroupe les dépouilles de soldats tués lors des différents combats qui se déroulèrent dans la Somme entre 1914 et 1918. Créée en 1924, cette nécropole est aménagée jusqu'en 1936 pour y rassembler les corps de soldats exhumés de cimetières militaires provisoires ou de tombes isolées. Près de 7 500 combattants reposent en ce lieu : 5 789 Français en tombes individuelles et 1 671 dans deux ossuaires, un Belge et un Italien. Aux côtés de ces hommes, ont été inhumés 24 aviateurs du Commonwealth (13 Britanniques, 10 Canadiens et 1 Australien), décédés en avril 1942 et en mai 1944. Aux abords de la ville, un monument est érigé en mémoire des 212 aviateurs français tombés dans le ciel de Picardie en mai-juin 1940.

 

Les premiers combats sur la Somme, 28 août - 12 octobre 1914

Après avoir franchi la frontière, la Ire armée du général allemand von Kluck atteint, le 28 août 1914, la région d'Amiens. Les troupes françaises livrent d'âpres combats, notamment sur le plateau de Combles. Pour autant, le 31 août, l'ennemi s'empare d'Amiens, abandonnée au terme de dix jours d'occupation éprouvante pour les civils. Après le sursaut allié sur la Marne, au début de septembre 1914, les troupes franco-britanniques tentent en vain de rejeter l’ennemi derrière les frontières. Dans un dernier effort, chaque armée tente de déborder son adversaire par le nord. La "Course à la mer" est jalonnée de nombreux accrochages autour de Roye, Villiers-Bretonneux, Péronne ou Albert. Sans résultat décisif la Mer du Nord est atteinte. La guerre s’enlise. Montdidier devient une ville du front où à proximité les combats se multiplient. Mais la ville reste aux mains des Français et subit de nombreux bombardements.

L'offensive de la Somme, 1er juillet - 18 novembre 1916

En 1915, le front de la Somme est secoué ponctuellement par des actions limitées. À la fin de l’année, les Alliés décident de conduire une action puissante sur ce front. Mais, ce plan est contrarié par l'offensive allemande conduite à Verdun. Cette stratégie offensive est maintenue et confiée aux forces du Commonwealth qui en portera l'effort principal en vue de soulager le secteur de la Meuse. Les moyens français sont, en grande partie, détournés vers la Meuse.

 Les préparatifs sont importants et l’arrière front se transforme rapidement. Routes et voies ferrées sont aménagées. Des postes de secours, des cantonnements et des dépôts de munitions sont créés. Long de près de 30 kilomètres, le front est traversé par la Somme à la droite de laquelle se déploient les 4e et 5e armées britanniques. Sur la rive gauche, se positionnent les 6e et 10e armées françaises qui soutiendront l'effort britannique.

Au 1er juillet 1916, les premières vagues britanniques s'élancent. Très vite, elles sont stoppées par les tirs nourris des mitrailleuses allemandes. L'ennemi tient solidement les lignes de crête qui dominent les vallées de l’Ancre et de la Somme. En quelques heures, près de 30 000 hommes sont hors de combat. Plus au sud, les Français enlèvent le plateau de Flaucourt. Cet élan offensif se transforme en d'inutiles et meurtrières opérations de grignotages. Méthodiquement les positions ennemies sont pilonnées, sans que réussisse la percée décisive. Le 18 novembre 1916, ce mouvement est suspendu. Au terme de quatre mois, 650 000 Allemands, 420 000 Britanniques et 195 000 Français ont été tués ou blessés.

Les combats sur la Somme en 1918

En mars 1918, après l'effondrement de l'armée russe, le général allemand Ludendorff dispose de nouvelles troupes. Engagées rapidement sur le front occidental, elles reprennent la région. Lancées à la charnière des armées britanniques, elles rompent le front de la Somme. En avril, les Allemands s'emparent de Moisel, Ham, Péronne ou Montdidier. Grâce à la résistance des troupes australiennes à Villiers-Bretonneux, Amiens reste aux mains des Britanniques. En juillet, les forces allemandes sont arrêtées. Une nouvelle fois, Paris est sauvée. Le 8 août, Canadiens, Australiens et Français attaquent entre Albert et Roye en divers points du front. Soutenue par les chars et l'aviation, l'infanterie, bouscule l'ennemi. En quatre jours, celui déplore la perte de 27 000 morts et de 21 000 prisonniers. Le front recule dix kilomètres. Poursuivant leur effort, les alliés libèrent entièrement le département de la Somme à la fin août, Les destructions sont importantes et tout est à reconstruire.

 

  • La nécropole nationale de Montdidier. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Montdidier. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Montdidier. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Montdidier. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Montdidier. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Montdidier. © ECPAD

  • Le Président du Conseil, Georges Clemenceau discutant avec un soldat sur la colline du Plémont, mai 1918. © ECPAD

  • Chars Schneider montant en lignes à Léglantiers, juin 1918. À  Léglantiers,  sur  la  route  de  Ravenel  à  Laneuvilleroy,  les équipages de  l’AS  15  commandés  par  le  lieutenant  Rougier  quittent  le  champ  de  bataille  du  Matz. Rattachés  au  groupement  III,  les  chars  Schneider de  l’AS 15  subissent des  pertes  importantes lors de la  contre-offensive  du 11  juin menée  vers  le  village  de  Belloy.  Cette  localité, centrale dans le  dispositif  allemand,  est alors  fortement  défendue  par les  troupes  allemandes  de  la 3.  Reserve  Division.Reserve  Division.  Les batteries  de  chars  de  l’ AS  15 sont  accompagnées  par  les soldats  du  114e  régiment d’infanterie  de  ligne,  rattaché  à la  152e division  d’infanterie. © ECPAD/Jacques Ridel

  • Automobiles du Grand Quartier Général français, novembre 1918. © Collections BDIC

  • Passage à niveau de Montidier détruit, novembre 1918. © Collections BDIC

  • Ruines de Montdidier, novembre 1918. © Collections BDIC

  • Ruines de la place de la Croix bleue à Montdidier, novembre 1918. © Collections BDIC

  • Ruines de l'église Saint-Pierre à Montdidier, novembre 1918. © Collections BDIC

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    Informationen

    Anschrift

    Montdidier
    À 10 km au sud-est de Roye, en bordure du CD 930 (Montdidier / Roye)

    Wöchentliche Öffnungszeiten

    Visites libres toute l’année