Les ressources numériques des lieux de mémoire et musées

Explorez ! Musées et sites mémoriels partenaires de la DPMA
vous proposent des visites numériques

Et, chaque mercredi, découvrez l'objet de la semaine !

 

Le musée de l'Armée présente, pour tous les âges et toutes les périodes historiques, de nombreuses ressources à télécharger :

 

Le musée national de la Marine met à disposition ses ressources numériques et permet des visites virtuelles de ses différents centres :

 

Le musée de l'air et de l'espace vous ouvre les portes de sa médiathèque, vous propose des activités pédagogiques et vous permet de visiter ses expositions passées

 

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L'Historial de la Grande Guerre de Péronne s'invite chez vous

 

Le musée de la Grande Guerre de Meaux présente des dossiers pédagogiques consultables en ligne :

 

Le mémorial de Verdun vous propose des formations en ligne et de nombreuses ressources pédagogiques téléchargeables

 

Le Comité du Monument National du Hartmannswillerkopf vous invite à découvrir son nouveau site internet

 

Le centre du patrimoine arménien produit des ressources à consulter de chez soi et partage ses ressources pédagogiques

 

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Le centre Juno Beach met à disposition ses ressources pédagogiques et vous permet de commémorer autrement le 8 mai 1945

 

 

Le centre régional "Résistance & liberté" présente ses ressources documentaires consultables en ligne

 

Le lieu de mémoire du Chambon-sur-Lignon vous invite à découvrir en ligne son parcours muséographique et ses ressources pédagogiques

 

Le musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Lorris (Loiret) présente différentes activités pour les scolaires et vous propose une visite numérique

 

 

Le mémorial du camp de Rivesaltes met à disposition des dossiers pédagogiques et présente de nombreuses ressources historiques

 

Le camp des Milles partage ses ressources culturelles, scientifiques et citoyennes

 

Le musée de la Résistance en ligne propose de nombreuses ressources sur l'histoire et la mémoire de la Résistance

 

Retrouvez ici, classée par thèmes et conflits, toute l'offre pédagogique des musées partenaires de la DPMA

 

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Consultez le catalogue des expositions itinérantes du réseau des Musées et mémoriaux des conflits contemporains

Catalogue-Expositions-RMMCC

 

Le réseau des Musées et Mémoriaux des Conflits Contemporains vous accompagne aussi sur les réseaux sociaux

 

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Un objet, une histoire : notre rendez-vous hebdomadaire virtuel

Découvrez chaque mercredi un nouvel objet, médaille, document... en lien avec notre histoire militaire contemporaine

Cette semaine, trois insignes de la France libre

Source : Collection Maurice Bleicher

A la fin du mois juin 1940 affluent à Londres, qu’ils aient ou non entendus l’appel du général de Gaulle, les premiers « Français libres ». Ces hommes et ces femmes, mus par un même refus de la défaite, entendent poursuivre un combat dont ils pressentent bien qu’il ne peut s’achever avec l’écrasante défaite subie lors de la bataille de France.

Le général de Gaulle entend organiser ces volontés et permettre, à travers elles, le maintien de la France dans la guerre. Il est donc essentiel de reconstituer au plus vite une force militaire qui permette de matérialiser cet engagement, un objectif qui, durant la deuxième moitié de l’année 1940, semble relever de la gageure tant les éléments ralliés sont disparates, les moyens faibles et l’équipement des premières troupes étroitement dépendant de l’allié britannique. Il faut par conséquent donner une visibilité aux Français libres, des signes distinctifs qui permettent d’éviter l’amalgame avec les troupes alliées et leur assimilation à une simple légion française combattant sous uniforme britannique.

Les insignes ici présentés, tous trois créés à la fin de l’année 1940, témoignent de cette identité « free french » dont l’affirmation est donc bien aussi un enjeu politique.

 

De gauche à droite, sont présentées :

L’insigne des Forces françaises libres

C’est semble-t-il en décembre 1940, au dépôt des Forces françaises libres à Londres, que fut dessiné par le caporal Louvier l’insigne des FFL.

Représentant le glaive du combattant, les ailes de la victoire et la couronne de lauriers du vainqueur et portant la légende France Libre, il fut tout d’abord fabriqué en Grande-Bretagne.

L’insigne ici présenté était celui de Jean Vernier. Médecin-chef de l'hôpital de Bangui, il prend la tête du ralliement de l'Oubangui-Chari à la France libre en août 1940. Vétéran des campagnes d’Erythrée et de Syrie en 1941, il participe à celles de Libye et d’Egypte (El Alamein) en 1942 puis aux opérations en Tunisie et en Italie en 1943 et 1944. Le 15 août 1944, il débarque en Provence à la tête d'une équipe chirurgicale franco-anglaise rattachée aux Commandos d’Afrique; il installe et organise une antenne de soins en première ligne. Il prend part ensuite à la libération de l'Alsace en janvier 1945, date à laquelle il reçoit ses galons de médecin-colonel. Il est fait compagnon de la Libération par décret du 7 mars 1945.

 

L’insigne des Forces navales françaises libres

La décision de créer un pavillon distinctif des FNFL, destiné à être arboré au beaupré par tous les bâtiments, date de juillet 1940.

Le 27, l’Ordre général n°8 crée un emblème de poitrine destiné aux FNFL. La maquette dessinée, l’insigne est frappé en Grande-Bretagne. Il représente une croix de Lorraine tréflée rouge, lisérée de blanc sur un losange bleu et accompagnée de la légende France Libre.

Cet insigne a appartenu à Boris Rabinovitch. Lieutenant de réserve, mobilisé le 3 Septembre 1939 et affecté à la 2ème brigade de bombardement basée à Avord, il apprend la signature de l'armistice alors qu'il est envoyé en mission au Maroc. Arrivé à Casablanca et décidé à continuer la lutte, il déserte le 30 juin 1940, rejoint Gibraltar, arrive en Angleterre le 23 juillet, et dès le 25 s'engage dans les Forces Aériennes Françaises Libres. En 1942, il demande sa mutation dans les Forces Navales Françaises Libres.

Il est envoyé aux Etats-Unis en 1943 pour suivre une formation de pilote d'hydravion. Breveté et titulaire d’une qualification de commandant d'avion, il est nommé chef de l'école de pilotage de la marine française sur la base de Pensacola (Floride) en janvier 1944. Promu lieutenant de vaisseau, il revient en France en janvier 1945 pour participer à la libération des poches de l'Atlantique. Il est affecté à la 3ème flottille de bombardement en piqué et mène son unité au combat au cours de huit bombardements en piqué exécutés sur des positions allemandes fortement protégées par la DCA.

Il est nommé chevalier de la légion d'honneur et cité à l'ordre de l'escadre aérienne

 

L’insigne des Forces aériennes françaises libres

L’insignes des FAFL est dessiné à l’automne 1940 par le soldat Drabier, ancien élève à l’Ecole des Beaux-Arts. Comportant une étoile au-dessus d’ailes déployées, un écu aux couleurs nationales avec la croix de Lorraine et la mention FAFL, il fut tout d’abord frappé en Grande-Bretagne.

Cet insigne était celui de Jean Ruamps. Né en 1906, sous-officier pilote, Jean Ruamps rallie la France libre à Douala (Cameroun) en août 1940. Affecté au Bataillon de l’Air n°1 en novembre, il participe à la campagne du Gabon. En juin 1941, il est muté au détachement des forces aériennes au Tchad puis en janvier 1942 à celui du Cameroun. En janvier 1943, il rejoint l’escadrille « Béthune » du Groupe Artois puis en mai l’escadrille « Arras ». Il termine la guerre au sein du groupe de transport 3/15.

Il reçoit la médaille de la Résistance par décret du 14 juin 1946.

 

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