Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France

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Sculpture « N'oublions jamais » en hommage aux victimes de la rafle des 16 et 17 juillet 1942 de Walter Spitzer et Mario Azagury. Square de la place des Martyrs-juifs-du-Vélodrome-d'Hiver, 8, boulevard de Grenelle, Paris XVe. © DR/Département AERI

Cérémonies partout en France. Mercredi 16 et dimanche 20 juillet 2025.
83e commémoration de la rafle du Vel d’Hiv

Corps 1

Message de Patricia MIRALLES 

Ministre déléguée auprès du ministre des Armées,
chargée de la mémoire et des anciens combattants


- Rediffusion de la cérémonie du dimanche 20 juillet 2025 -

© Ministère des Armées / ECPAD

 

À gauche. 1957 Commémoration. © Mémorial de la Shoah  À droite. Sculpture « N'oublions jamais » en hommage aux victimes de la rafle des 16 et 17 juillet 1942 de Walter Spitzer et Mario Azagury. Square de la place des Martyrs-juifs-du-Vélodrome-d'Hiver, 8, boulevard de Grenelle, Paris XVe. © Département AERI - Droits réservés
À gauche. 1957 Commémoration. © Mémorial de la Shoah

À droite. Sculpture « N'oublions jamais » en hommage aux victimes de la rafle des 16 et 17 juillet 1942 de Walter Spitzer et Mario Azagury. 
Square de la place des Martyrs-juifs-du-Vélodrome-d'Hiver, 8, boulevard de Grenelle, Paris XVe. 
© Département AERI - Droits réservés.
 

 

Enjeu mémoriel

La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France répond au souhait exprimé par la communauté juive et par de nombreuses personnalités françaises de voir reconnaître officiellement la responsabilité du régime de Vichy dans les persécutions et les crimes contre les juifs.

Deux textes ont fixé successivement les modalités de cette journée. Le décret n° 93-150 du 3 février 1993, signé par le président de la République François Mitterrand, institue « une journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de fait dite "gouvernement de l’État français" (1940-1944) ». Cette commémoration est fixée le 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver, si ce jour est un dimanche ou sinon le dimanche suivant.

Le souvenir de cet épisode tragique de l'Occupation était déjà précédemment entretenu par des cérémonies organisées au sein de la communauté juive. Le décret prévoit en outre l'érection, aux frais de l'État, de monuments et de stèles à Paris, à l'emplacement d'un camp de regroupement, à Izieu et dans chaque ville chef-lieu de département. Un monument est ainsi érigé à proximité de l'ancien Vélodrome d'Hiver, près du pont de Bir Hakeim, et des stèles sont apposées en particulier au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques et à la Maison d'Izieu, dans l'Ain. À Paris, la cérémonie officielle a lieu près du Vélodrome d'Hiver, devant le monument inauguré le 17 juillet 1994. En province, elle s'organise, sous l'autorité du préfet, autour des plaques apposées dans les villes chefs-lieux de départements.

La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France répond au souhait exprimé par la communauté juive et par de nombreuses personnalités françaises de voir reconnaître officiellement la responsabilité du régime de Vichy dans les persécutions et les crimes contre les juifs.

Deux textes ont fixé successivement les modalités de cette journée. Le décret n° 93-150 du 3 février 1993, signé par le président de la République François Mitterrand, institue « une journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de fait dite « gouvernement de l’État français » (1940-1944) ». Cette commémoration est fixée le 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d'Hiver, si ce jour est un dimanche ou sinon le dimanche suivant.

Le souvenir de cet épisode tragique de l'Occupation était déjà précédemment entretenu par des cérémonies organisées au sein de la communauté juive. Le décret prévoit en outre l'érection, aux frais de l'État, de monuments et de stèles à Paris, à l'emplacement d'un camp de regroupement, à Izieu et dans chaque ville chef-lieu de département. Un monument est ainsi érigé à proximité de l'ancien Vélodrome d'Hiver, près du pont de Bir Hakeim, et des stèles sont apposées en particulier au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques et à la Maison d'Izieu, dans l'Ain. À Paris, la cérémonie officielle a lieu près du Vélodrome d'Hiver, devant le monument inauguré le 17 juillet 1994. En province, elle s'organise, sous l'autorité du préfet, autour des plaques apposées dans les villes chefs-lieux de départements.

Dans un discours prononcé lors de cette commémoration, le 16 juillet 1995, le président de la République, Jacques Chirac, reconnaît que « la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l’État français », que « la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable ». Il rappelle en outre que la rafle du Vélodrome d'Hiver fut « le point de départ d'un vaste mouvement de résistance [dans lequel s'engagèrent] de nombreuses familles françaises », des « Justes » qui sauvèrent de nombreux juifs.

La loi n° 2000-644 du 10 juillet 2000 reprend et modifie le décret en intégrant un hommage aux « Justes » de France. Ce jour est ainsi l'occasion pour la nation de témoigner sa reconnaissance à tous ceux « qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide ».

 


Ressources

[Vidéo] - La rafle du Vélodrome d’Hiver, sur la chaîne Youtube du SGA. 

[Vidéo] - Lutte contre la haine et les préjugés,  sur la chaîne Youtube du SGA. 

[Vidéo] - Colloque international sur les rafles de l'été 1942 en Europe de l'Ouest (1 - 2 ...), organisé par le mémorial de la Shoah.

[Podcast] - La rafle du Vel d’Hiv, récits d’un crime français, une série de 8 épisodes sur le site de France Culture.

[Podcast] - La rafle du Vel d'Hiv, une affaire d'État, une série de 9 épisodes sur le site de France Inter.

[Podcast] - La rafle du Vel d'Hiv (16-17 juillet 1942). Les leçons de l'Histoire. Enregistrement de la Conférence du Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) de Lyon. 

[Entretien] - Entretien avec Madame Karine Taieb, responsable des archives du Mémorial de la Shoah.

[Témoignages] - Les Derniers. La Rafle du Vel d'Hiv. Témoignages de ceux qui ont survécu. 

[Témoignage] - Qui sont les Justes de France ? Une conversation avec Pierre-François Veil, président du Comité français pour Yad Vashem, sur la chaîne Youtube du CRIF (Conseil représentatif des Institutions Juives de France).

[Conférence] - Le retour des déportés, une conférence d'Olivier Lalieu. Transcription de la conférence, sur le site internet du musée de la Résistance et de la Déportation du Cher.

[Article] - Histoire de cette journée nationale, in Collection Mémoire et Citoyenneté numéro 18.

[Article] - Les grandes rafles de juifs en France, de Claude Singer, historien, enseignant à l'université Paris I (DUEJ), dans notre rubrique Articles historiques.

[Article] - La rafle de mai 1941, dite « du billet vert », première arrestation massive de Juifs en France. Article illustré de Stéphanie Trouillard sur le site de France 24. 

[Article] - Rafle du Vel d'Hiv : les derniers témoins. Article illustré de Stéphanie Trouillard sur le site de France 24. 

[Article] - Le tournant de la conférence de Wannsee, 20 janvier 1942, de Annette Wieviorka, historienne, in Les Chemins de la mémoire numéro 116.

[Article] - Destruction du Vel' d'Hiv' : pourquoi préserver des lieux de mémoire authentiques, d'Olivier Lalieu, sur le site de Vie Publique.

|Lieu de mémoire] - Musée mémorial des enfants du Vel d'Hiv, dans notre rubrique Tourisme de mémoire.

|Lieu de mémoire] - Vers le site internet du Lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon.

|Lieu de mémoire] - Vers le site internet de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

|Lieu de mémoire] - Vers le site internet du Mémorial de la Shoah.