1945, der Horror offenbart sich

Déportés derrière les barbelés lors de la libération d'Auschwitz, 27 janvier 1945.
Déportés derrière les barbelés lors de la libération d'Auschwitz, 27 janvier 1945. - © Bilderwelt/Roger-Viollet

Zusammenfassung

    Zeitleiste
    Zeitleiste
    January 1933

    30 janvier : Hitler chancelier du Reich.

    February 1933

    28 février : décret "Pour la défense du peuple et de l’État" : création de la procédure Schutzhaft (détention de sécurité) des Häftlinge (détenus) ; ouverture des premiers camps de concentration.

    March 1933

    21 mars : ouverture du Konzentrationslager (KL) de Dachau pour l’internement des déportés "politiques", opposants au régime.

    June 1934

    Juin : prise en charge des camps par les SS.

    August 1934

    1er août : règlement général des camps de concentration.

    September 1935

    15 septembre : lois de Nuremberg sur la discrimination raciale.

    June 1936

    Juin : structuration du système concentrationnaire, placé sous l’autorité suprême du SS Reichsführer Heinrich Himmler, chef de l’ensemble des polices unifiées du Reich.

    July 1936

    12 juillet : ouverture du camp de Sachsenhausen, en Allemagne.

    January 1937

    Janvier : déclaration de Himmler annonçant aux cadres de la Wehrmacht qu’il y a 8 000 détenus dans les camps.

    July 1937

    15 juillet : ouverture du camp de Buchenwald, en Allemagne.

    March 1938

    Mars : internement massif d’"asociaux" en KL.

    12 mars : rattachement (Anschluss) de l'Autriche à l'Allemagne.

    May 1938

    2 mai : ouverture du camp de Flossenbürg, en Allemagne.

    August 1938

    8 août : ouverture du camp de Mauthausen, en Autriche.

    November 1938

    Novembre : passage temporaire des effectifs des KL à 60 000 dont 16 000 Novemberjuden, juifs arrêtés et déportés après la "Nuit de Cristal", premier pogrom nazi contre les juifs en Allemagne.

    25 novembre : ouverture du camp de Ravensbrück, en Allemagne.

    December 1938

    13 décembre : ouverture du camp de Neuengamme, en Allemagne.

    August 1939

    23 août : pacte de non-agression germano-soviétique.

    September 1939

    1er septembre : attaque allemande contre la Pologne.

    2 septembre: ouverture du camp de Stutthof, en Pologne.

    3 septembre : déclaration de guerre de la Grande-Bretagne et de la France à l'Allemagne.

    21 septembre : rassemblement des juifs des territoires occupés dans des ghettos.

    October 1939

    Octobre : début de l'opération T4 : euthanasie des malades mentaux ; premières déportations de juifs d'Autriche et du protectorat vers la Pologne.

    April 1940

    Printemps 1940 : offensive allemande contre le Danemark, la Norvège, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, la France.

    May 1940

    Mai : ouverture du camp de Gross-Rosen, en Pologne.

    15 mai : capitulation de l'armée néerlandaise.

    20 mai : ouverture du camp d'Auschwitz, en Pologne.

    28 mai : capitulation de la Belgique.

    June 1940

    22 juin : signature de l'armistice franco-allemand à Rethondes.

    July 1940

    22 juillet : en France, révision de la naturalisation des juifs depuis 1927.

    August 1940

    Août : décret de Heydrich classant officiellement les KL en trois groupes, d'après les catégories de détenus et la sévérité de leur régime de détention : détenus éducables, détenus pour affaires graves, détenus non amendables.

    September 1940

    27 septembre : 1re ordonnance des autorités allemandes en France relative aux mesures contre les juifs.

    October 1940

    3 octobre : en France, 1er statut des juifs.

    November 1940

    30 novembre : Alsace et Moselle officiellement rattachées au Reich.

    May 1941

    Mai : ouverture officielle du camp de concentration de catégorie III de Natzweiler.

    June 1941

    2 juin : en France, 2e statut des juifs.

    22 juin : attaque allemande contre l'URSS.

    September 1941

    30 septembre : ouverture du camp d'Auschwitz II (Birkenau), en Pologne.

    October 1941

    Octobre : ouverture du camp de Maïdanek, en Pologne.

    10 octobre : ouverture du ghetto de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie.

    December 1941

    Décembre : ouverture du camp de Chelmno, en Pologne.

    7 décembre : attaque japonaise sur Pearl Harbor ; entrée en guerre des États-Unis.

    12 décembre : promulgation du Keitel-Erlaβ ou Nacht-und-Nebel – Erlaβ, décret Nuit et Brouillard, instituant une procédure judiciaire particulière "visant les éléments hostiles aux forces d’occupation" en France, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Norvège.

    January 1942

    20 janvier : conférence de Wansee sur la mise en œuvre de la "solution finale à la question juive".

    March 1942

    Mars : ouverture du camp de Belzec, en Pologne.

    April 1942

    Avril : décret du général SS Pohl, dirigeant la section économique de la SS (WVHA), sur l'extermination des détenus par le travail.

    May 1942

    Mai : ouverture du camp de Sobibor, en Pologne.

    July 1942

    Juillet : ouverture du camp de Treblinka, en Pologne.

    February 1943

    2 février : capitulation allemande à Stalingrad.

    April 1943

    30 avril : transformation du camp de prisonniers de guerre de Bergen-Belsen, en Allemagne, en camp de concentration.

    June 1943

    15 juin : arrivée d'un premier convoi de prisonniers NN norvégiens au KL-Natzweiler.

    July 1943

    9, 12 et 15 juillet : arrivée des premiers convois de prisonniers NN français au KL-Natzweiler.

    August 1943

    27 août : ouverture du camp de Dora, en Allemagne.

    November 1943

    Novembre : fermeture des camps de Treblinka, Sobibor et Belzec.

    June 1944

    6 juin : débarquement allié en Normandie.

    July 1944

    23 juillet : libération du camp de Maïdanek par les Soviétiques.

    30 juillet : décret allemand "Terreur et sabotage" abrogeant le décret Nacht und Nebel.

    August 1944

    Août : fermeture de Chelmno.

    9 août : ouverture du camp de Vaihingen, en Allemagne.

    15 août : débarquement allié en Provence.

    Août-novembre : libération de la France et de l'Europe occidentale.

    September 1944

    2 septembre : évacuation du camp de Natzweiler-Struthof replié vers Dachau.

    November 1944

    23 novembre : découverte du camp de Natzweiler-Struthof par les Américains.

    January 1945

    15 janvier : libération de Plaszow par les Soviétiques.

    17-19 janvier : évacuation d'Auschwitz et des camps annexes.

    25 janvier : évacuation du Stutthof et des camps annexes.

    27 janvier : libération d'Auschwitz-Birkenau par les Soviétiques.

    February 1945

    28 février : libération de Gross-Rosen par les Soviétiques.

    March 1945

    Fin mars : offensive alliée en Allemagne.

    April 1945

    4 avril : début de l'évacuation de Buchenwald.

    7 avril : libération du camp de Vaihingen par les Français.

    11 avril : libération de Buchenwald, sous contrôle de ses détenus, et de Dora par les Américains.

    15 avril : libération de Bergen-Belsen par les Britanniques.

    19 avril : évacuation de Flossenbürg.

    19-29 avril : évacuation du camp de Neuengamme.

    21 avril : évacuation de Sachsenhausen.

    22-23 avril : libération de Sachsenhausen par les Soviétiques.

    23 avril : libération de Flossenbürg par les Américains.

    23-27 avril : évacuation de Ravensbrück.

    26 avril : évacuation de Dachau.

    29 avril : libération de Dachau par les Américains.

    30 avril : libération de Ravensbrück par les Soviétiques.

    May 1945

    5 mai : libération de Mauthausen par les Américains ; découverte de Neuengamme par les Britanniques.

    6 mai : libération d'Ebensee par les Américains.

    8 mai : libération de Theresienstadt par les Soviétiques.

    7-9 mai : capitulation sans condition de l'Allemagne, à Reims puis à Berlin.

    Fotogalerie
    Le camp de Vaihingen, libéré par les soldats français le 7 avril 1945.
    Un rescapé, très éprouvé par la détention, camp de Vaihingen, avril 1945.
    Premiers secours aux survivants du camp de Vaihingen, avril 1945.
    Rescapé du camp de Vaihingen, avril 1945.
    Premiers secours, camp de Vaihingen, avril 1945.
    Survivants du camp de Vaihingen, avril 1945.
    Des infirmières et des soldats français du 49e régiment d'infanterie apportents les premiers secours aux rescapés qui sont brancardés dans des camions qui les conduiront à l'hôpital ou les rapatrieront vers la France.
    Survivant pris en charge par l'armée française qui recueille ses noms, âge et lieu de naissance avant le transfert vers un hôpital ou le rapatriement vers la France, camp de Vaihingen, avril 1945.
    Survivants en attente de leur rappatriement, camp de Vaihingen, avril 1945.
    Cartes
    Carte des camps
    Carte des principaux camps et kommandos

    Zusammenfassung

    DATUM : 24. Juli 1944 - 8. Mai 1945
    ORT : Europa
    ABSCHLUSS : Befreiung der Lager
    BETEILIGTE STREITKRÄFTE : Alliierte Truppen
    SS

    In den ersten Monaten 1945 befreien die Alliierten nacheinander verschiedene Konzentrationslager der Nazis, wodurch das Ausmaß des Massakers immer mehr ersichtlich wird. Im April gehen die Bilder des Schreckens um die Welt und es beginnt die Rückführung der Überlebenden. Es sind jedoch noch viele weitere Jahre notwendig, um die Realität des Systems der Konzentrationslager und des Völkermords tatsächlich begreifen zu können.

    "Die Tore zur Hölle sind geöffnet", schrieb der amerikanische Journalist John Berkeley im Mai 1945. Der Horror beschreibt die Entdeckung der von den Nazis errichteten Lager durch die alliierten Armeen. Die Befreiung wird von mehreren Quellen beschrieben, wobei oft der außergewöhnliche Fall von Buchenwald im Mittelpunkt steht, wo die Inhaftierten selbst zu den Waffen griffen, um für ihre Befreiung zu kämpfen und die SS-Wächter zu verfolgen. Nur eine kleine Minderheit konnte im Rahmen der Vereinbarungen zwischen SS und dem Roten Kreuz befreit werden und sich somit der tödlichen Evakuierung der Lager entziehen. Besonders einprägsam sind jedoch die Bilder von Inhaftierten, die kurzerhand exekutiert wurden oder die am Straßenrand erschöpft zusammenbrachen sowie Sterbelager, die nur durch Zufall von den alliierten Truppen aufgespürt wurden. Unter diesen Umständen musste die Organisation der Rückführung von Deportierten größtenteils improvisiert werden. Dieses Ereignis gilt als eine der Informationsquellen über die Lager und die Deportationen.

    mauthausen

    La 11e division blindée américaine entre dans le camp de Mathausen, 6 lai 1945 (reconstitution).

    © Donald R. Ornitz/collection USHMM, Washington

     

    DER SCHOCK BEI DER ENTDECKUNG DER LAGER

    Ende Juli 1944 ist der Krieg noch immer in Gange, als die Sowjets im leergeräumten Lager von Lublin-Maïdanek eintreffen, wo die Vergasungsanlagen noch immer vorhanden sind. Ende November befreien die Amerikaner und Franzosen das Lager Natzweiler-Struthof, das jedoch von den SS-Wachen und den Inhaftierten bereits verlassen war. Dieselbe Situation wiederholt sich im Januar 1945 in Auschwitz, obwohl dort noch eine kleine Minderheit der Inhaftierten vorgefunden wurde.

    Im befreiten Frankreich, wo die Presse noch immer der Zensur unterlag und die erhaltenen Informationen nicht überprüfen konnte, wird über diese Ereignisse folglich kaum berichtet. Insbesondere sollten auch Familien geschützt werden, die auf die Heimkehr ihrer Angehörigen hofften. L'Humanité veröffentlicht zwei Artikel über die Entdeckung der Lager im Dezember 1944, und dann wird bis zum 5. April über dieses Thema nicht mehr berichtet. Le Figaro veröffentlicht am 3. März 1945 einen Bericht über Struthof, d. h. drei Monate nach der Entdeckung des Lagers. Und auch diese Artikel schaffen es nicht auf die Titelseiten. Es herrscht dieselbe Diskretion wie auch beim Radio oder den Filmnachrichten, wodurch die Beunruhigung eher verstärkt wurde als die Berichte und Horrorbilder veröffentlicht wurden.

    the liberation of bergen belsen

    Un soldat britannique parles avec un détenu, Bergen-Belse, 17 avril 1945.

    © Sgt Oakes/IWM, Londres


    Anfang April 1945 werden zunächst die Kommandos von Neuengamme entdeckt. Am 5. April verbreitete die Ankunft im Lager Ohrdruf, Thüringen, Angst und Schrecken. Die Befreiungstruppen fanden über 3.000 Leichname, nackt und ausgemergelt. Am 11. April marschieren die Amerikaner in das "kleine Lager" Buchenwald ein, und was sie fanden, glich wahrhaftig einem Sterbelager. Nur wenige Tage zuvor verließen hier mehrere Konvois das Lager in Richtung Dachau. Viele der Inhaftierten waren so erschöpft, dass sie kaum glauben konnten, dass sie nun frei waren. Auch der Anblick der Boelke-Kaserne in Nordhausen, wo viele Kranke untergebracht waren, war schrecklich: 3.000 Leichname, 700 Überlebende, die jedoch im Sterben lagen. Am 14. April wird das Gemetzel von Gardelegen entdeckt. In diesem kleinen Dorf wurden über 1.000 Gefangene nach der Evakuierung durch die Dora-Kommandos bei lebendigem Leibe in einer Scheune verbrannt. Am nächsten Morgen folgte die Befreiung des Todeslagers Bergen-Belsen durch die Briten, wo Tausende Menschen inmitten von Leichen ebenfalls ums Leben kommen. Am 29. April erreichen die Amerikaner das Konzentrationslager Dachau, wo sie einen Bahnwaggon mit über 2.300 Leichen finden, die aus dem Transport von Buchenwald stammten und dort zurückgelassen worden waren. Aufgrund dieser entsetzlichen Bilder wussten sich einige Soldaten nicht besser zu helfen, als die SS-Wachen unmittelbar hinzurichten. Schätzungen gehen davon aus, dass ein Drittel der 750.000 in Konzentrationslagern Inhaftierten während der letzten Kriegswochen verstorben sind, entweder in den Lagern selbst oder auf den so genannten Todesmärschen.

    Der Kommandostab der Alliierten wird über diese grauenvollen Entdeckungen unmittelbar in Kenntnis gesetzt. Eisenhower trifft am 12. April gemeinsam mit Patton und Bradley in Ohrdruf ein. Noch am selben Tag entscheidet er sich, die Presse vollständig über die neusten Erkenntnisse zu unterrichten. Er befahl sogar den in der Nähe befindlichen Truppen sich diese grauenhaften Tatsachen anzuschauen: "Man hat uns gesagt, dass die amerikanischen Soldaten nicht wissen, wofür sie hier kämpfen. Nun wissen sie zumindest, gegen was sie kämpfen", verkündet er. Nur wenige Tage später werden Besuche für Journalisten und parlamentarische Vertreter organisiert. Ab diesem Moment fällt die Pressezensur immer mehr: Die Veröffentlichung von Schreckensbildern, Filmen oder Fotografien nimmt immer mehr zu. Es ging darum, den Horror zu zeigen, ihn "pädagogisch" zu nutzen. Die Kamerateams des amerikanischen Senders Signal Corps erhielten die strikte Aufforderung, möglichst viele Bilder der Gräueltaten, der Lager und der Situation vor Ort zu liefern. Zu den vielen Kriegsberichterstattern, die sich an diesen Schauplätzen einfanden, zählen auch zahlreiche namhafte Fotografen: Margaret Bourke-White (von Life, in Buchenwald), Lee Miller (von der Vogue, in Buchenwald und Dachau) und auch Eric Schwab (ein Franzose, in Ohrdruf, Buchenwald, Thekla, Dachau).

    "Es ist wichtig, dass die gesamte Welt darüber in Kenntnis gesetzt wird" schreibt Sabine Berritz in der Zeitschrift Combat vom 3. Mai 1945. "Müssen diese grauenhaften Tatsachen weitererzählt werden?" fragt sie. "Müssen sich unsere Kinder mit dieser Massenkriminalität beschäftigen? Unlängst hätten wir dies noch verneint. Wir hätten uns gegen die Verbreitung dieser schrecklichen Dokumente gesträubt. […] Heute ist es jedoch wichtiger denn jemals zuvor, dass alle Zeitschriften und Zeitungen auf der ganzen Welt, diese Berichte und Fotos veröffentlichen. Trotz unserer empfundenen Abscheu müssen wir unsere Kinder, ja alle Kinder über diese Gräueltaten informieren. Diese grauenvollen Erinnerungen müssen sich im Gedächtnis unserer Kinder einbrennen […]". Die Bilder der Bulldozer, die die Leichen in Bergen-Belsen in Massengräber transportierten, werden großflächig verbreitet. Die französische Presse, die bis zu diesem Zeitpunkt nahezu keine Informationen über die Lager veröffentlicht hatte, beschäftigt sich Mitte April 1945 mit diesem Thema: drei Viertel aller Artikel zwischen Mitte April und Mitte Juni sind den entdeckten Lagern gewidmet.

    auschwitz

    Barbelés et baraquements du camp d'Auschwitz, Pologne, 1945.

    © Mémorial de la Shoah


    Alle veröffentlichten Bilder spiegeln den blanken Horror wider. Sie prägen sich für lange Zeit in unser Gedächtnis ein. Es sind ihre Ausdruckskraft und ihre Anzahl, die ein Zeugnis über den verübten Massenmord liefern. Clément Chéroux fasst dies 1945 in Worte: Während uns der Erste Weltkrieg den Tod vor Augen geführt hat, so war es dennoch eine "individuelle" Angelegenheit oder auch "die des Feindes". "Dies ist alles nicht vergleichbar mit dem Massenmord und der Vernichtung in den Konzentrationslagern und den Unmengen von Leichen, die auf den Bildern zu sehen sind".

     

    LEBEN UND TOD IN DEN BEFREITEN LAGERN

    Der Ablauf und das Empfinden der "Befreiungen" über die folgenden Wochen hinweg werden von den Deportierten unterschiedlich beschrieben. Für die meisten waren diese Tage jedoch vor allem schwierig. Aufgrund ihrer schlechten körperlichen Verfassung und den katastrophalen hygienischen Bedingungen kämpften sie täglich gegen die tödlichen Bedrohungen.

    In Dachau breiteten sich z. B. immer mehr Epidemien aus. Trotz der angeforderten Unterstützung durch die benachbarten Anwohner war es selbst eine Woche nach Befreiung des Lagers noch immer nicht gelungen, alle Toten zu begraben. Im Mai verstarben trotz der von den amerikanischen Truppen ergriffenen Maßnahmen weitere 2.200 Menschen. Dennoch sind diese ersten Stunden und Tage nach der Befreiung sehr intensiv. Die spanischen Gefangenen im Lager Mauthausen fotografieren diese außergewöhnlichen Momente. Sie machen es um die Situation überhaupt glauben zu können, so wie Reporter, die angereist sind, um diese Gräueltaten bildlich festzuhalten. Die Inhaftierten wurden somit zu Fotoobjekten, die die charakteristischen Merkmale des Lagers widerspiegelten. Die Bilder zeigen jedoch auch den Lebenswillen und einen Hauch von Freiheit. Sie zeigen Gruppenbilder von Freunden, die manchmal mit der Waffe in der Hand posieren, Symbole des Sieges einer Gemeinschaft von Überlebenden. Zahlreiche Bilder zeigen Einzelaufnahmen von Männern, die Hoffnung auf ein selbstbestimmtes und individuelles Leben wieder haben.

    Die Zeichen der vorherigen unmenschlichen Behandlung sind verschwunden oder versteckt. Sie tragen neue Zivilkleidung, ihre Häftlingsnummer wurde abgerissen. Manche imitieren die ehemaligen Identifizierungsfotos, die in den Lagern gemacht wurden, und auf denen fortan und deutlich sichtbar ihr Name zu lesen ist. Viele denken an die Zukunft und an die Gesellschaften, die es nun wiederaufzubauen gilt. Sie ziehen eine Lehre aus der Tragödie, die erst seit kurzem hinter ihnen liegt. Wie in den meisten befreiten Lagern wird am 16. Mai 1945 in Mauthausen ein internationaler Schwur abgeleistet, wobei die Leistung der Befreier, die Brüderlichkeit und die Hoffnung an erster Stelle stehen. Die Erklärung des französischen Komitees für die Befreiung der Lager fordert die Gemeinschaft der "Bürger der großen alliierten Völker auf, sich für eine gemeinschaftliche Gesellschaft, nationale Erhabenheit und individuelle Entwicklung einzusetzen". Es entstehen Zeitschriften mit aussagekräftigen Namen, wie z. B. Liberté (Zeitschrift der Franzosen in Dachau).

    In den ersten Tagen nach der Befreiung organisieren sich in den meisten Lagern die ehemaligen Häftlinge, um das tägliche Leben zu organisieren und die Rückführung vorzubereiten. In Dachau kümmert sich das International Prisoners Committee (IPC) um die schwierige Aufgabe, die amerikanische Armee bei der Verwaltung von über 30.000 Menschen zu unterstützen, die dringend Nahrung und Kleidung benötigten. Viele administrative Formalitäten müssen erledigt werden und alle benötigen gültige Ausweispapiere. Es ist auch das IPC, das die ersten Listen mit Namen der Toten veröffentlicht. Die Amerikaner fordern weiterhin die strikte Einhaltung bestimmter Vorschriften und sie beharrten auf Quarantänemaßnahmen aufgrund der vorherrschenden hygienischen Bedingungen. Das Lager durfte nicht verlassen und bestimmte Regeln mussten eingehalten werden: keine Küchen in den Blocks, keine Zerstörung der Gebäude, um Feuerholz zu gewinnen usw. Viele der Überlebenden konnten diese Einschränkungen nicht verstehen und dennoch mussten sie einige Wochen warten, bevor die Rückführungen beginnen konnten.

     

    DIE RÜCKFÜHRUNG NACH FRANKREICH

    buchenwald interieur baraque

    Intérieur d'une baraque du petit camp de Buchenwald, 16 avril 1945.

    © Harry Miller/collection NARA, Washington

    Im November 1943 errichtet das Freie Frankreich in Algier ein Kommissariat, das sich um die Deportierten kümmert. Die Leitung übernimmt Henri Frenay, Gründer der Widerstandsbewegung. Aus diesem Kommissariat entsteht das Ministerium für die Befreiung von Gefangenen, Deportierten und Flüchtlingen, das mit der Rückführung aller "im Ausland Weilender" nach Frankreich betraut wird. Nahezu 950.000 Kriegsgefangene, über 600.000 in Arbeitslagern Gefangene sowie Zehntausende Deportierte befinden sich in Deutschland und warten auf ihre Rückführung. Zahlreiche Dokumente und wichtige Archive aus Lagern und Gefängnissen, die in den Besatzungszonen errichtet wurden, wurden wiederhergestellt, um die lückenhaften Informationen zu vervollständigen. Im Februar 1945 wurde die Rückführung dank französischer Missionen unterstützt, die zur Lokalisierung der Opfer beigetragen haben. Für die genaue Ermittlung der Anzahl der notwendigen Rückführungen wurde am 3. November 1944 ein offizielles Dekret für die Erfassung aller Kriegsopfer erlassen.

    dachau

    Devant le camp de concentration de Dachau, Allemagne, mai 1945.

    © ECPAD/Pierre Raoul Vignal


    Als die Rückführung dann beginnen soll, ist der Minister Frenay jedoch insbesondere auf die Unterstützung des Oberkommandos der alliierten Streitkräfte (Supreme Headquarter Allied Expeditionnary Forces, SHAEF) angewiesen, wodurch sein Handlungsspielraum deutlich eingeschränkt wird. Für die Rückführung gelten strikte Auflagen: die Kriegsgefangenen werden von den Angelsachsen privilegiert behandelt; Menschen, die auf ihre Rückführung warteten, wurden unter Quarantäne gestellt und sie durften nicht ausreisen; an den Grenzen fanden strenge Hygienekontrollen sowie Identitätsüberprüfungen statt. Wie auch bei den Befreiungsaktionen liefen die "Szenarien" bei der Rückführung sehr unterschiedlich ab: die Abwicklung der ehemals in Buchenwald Inhaftierten lief relativ problemlos ab, während sich das Prozedere für die ehemals nach Dachau, Flossenbürg oder Bergen-Belsen Deportierten deutlich schwieriger gestaltete.



    Die ersten Kriegsgefangenen und von den Sowjets befreiten Deportierten gelangen per Boot ab Odessa im März 1945 nach Marseille. Die ersten Frauen aus Ravensbrück trafen am 14. April am Gare de Lyon ein und wurden dort von General de Gaulle empfangen. Dank Intervention des schwedischen Roten Kreuzes konnten weitere Kameraden über Schweden ausreisen. In Paris liefen die meisten Rückführungen zusammen: Am Gare d'Orsay kamen viele mit dem Zug an. Weitere landeten am Flughafen Bourget (Schwerkranke und bekannte Persönlichkeiten). Zur Versorgung und Betreuung der physisch und psychisch sehr angeschlagenen Heimkehrer und wegen der Berichterstattung der Presse über die Entdeckung der Lager, wurde im Hotel Lutétia Ende April ein großes Empfangszentrum eingerichtet, das sowohl medizinische als auch administrative Unterstützung bot. Dennoch kritisierten viele Deportierte die Schwerfälligkeit und die Unbeholfenheit der Verwaltungsstelle, die ihrer Meinung nach keinerlei Verständnis für ihr erlittenes Leid hatten.


    Dennoch unterstreicht Robert Belot, der sich auf die Leistungsbilanz bezieht, die von Frenay vorgelegte Bilanz, dass "die Bemühungen erfolgreich waren, da immerhin in weniger als 90 Tagen zwei Drittel der Befreiten in ihr Heimatland zurückgeführt werden konnten. Im Laufe des Jahres 1945 konnten in dem vollkommen desorganisierten Land über 1.500.000 Männer, Frauen und Kinder in weniger als 100 Tagen zurückgeführt werden. Die Rückgeführten erhielten Geldzuwendungen und Kleidung […] sowie kostenlose Fürsorge. Der finanzielle Gesamtaufwand des Landes ist beachtlich: 20% der zivilen Ausgaben im Jahr 1945 gemäß den in der Bilanz genannten Zahlen." Am 1. Juni wird der 1. Millionste Heimkehrer gefeiert: Jules Garron, ein ehemaliger Kriegsgefangener.

    magazine de france 1945

    Couverture de "Magazine de France", numéro spécial consacré aux crimes nazis, été 1945.

    © Collection Musée de la Résistance nationale, Champigny-sur-Marne

     

    ERSTE INFORMATIONEN AUS DEN LAGERN

    Die Bilder von der Entdeckung der Lager sind die erste "Informationsquelle", die die Existenz der Konzentrationslager beweist. Das dort vorgefundene Grauen wird zahlenmäßig jedoch erst nach detaillierten Analysen bewusst. Die Fotografien sind sehr ungenau und zeigen nicht das wahre Leben im Lager. Die Ausgabe der L'Humanité vom 24. April 1945 zeigt beispielsweise auf der Titelseite zu einem Bericht über Birkenau ein Bild von Bergen-Belsen mit dem Untertitel "Ohrdruf". Diese Fotografien zeigen ein System der Konzentrationslager, die bereits zerschlagen waren: viele der Inhaftierten wurden bereits vor Eintreffen der Alliierten auf die Straße gejagt, wo viele bei den so genannten Todesmärschen ums Leben kamen. Diese Bilder zeigen nicht den üblichen Ablauf in den Lagern: Disziplin, Demütigungen, Zwangsarbeit usw. Das Ende der Deportationen mit den letzten gefundenen Massengräbern ist insbesondere kein Zeugnis für den Völkermord an den Juden in Europa. In seiner Ansprache bei der Rückkehr der "im Ausland Weilenden" fordert Minister Frenay ebenfalls einen globalen Ansatz für alle "Deportierten", was zu einer weiteren Verwirrung über die Feinheiten der Nazipolitik führte.

    de gaulle accueille des rescapees de ravensbruck

    Le général de Gaulle accueille des rescapées de Ravensbrück, avril 1945.

    © Mémorial de la Shoah/CDJC


    Auch wenn die schwache Weiterverbreitung nicht außer Acht gelassen werden darf, so werden dennoch bereits in den ersten Monaten nach Entdeckung der Konzentrationslager der Nazis wichtige Erkenntnisse gesammelt. In dieser Hinsicht ist die Bezeichnung des Völkermords an den Juden als "großes Schweigen" bereits vielsagend. Dies lässt sich anhand verschiedener Informationen belegen, die aus den Lagern bekannt sind. Diese Informationen stammen in erster Linie von den Deportierten selbst: zwischen 1944 und 1947 werden Berichte von nahezu 210 Zeitzeugen veröffentlicht. Aussagen von Juden, von denen nur wenige zurückkehren, sind sehr selten. Hinzu kommt die Tatsache, dass, wie Annette Wieviorka berichtet, diese Berichte nur selten von einer Gesellschaft gelesen werden, die davon eigentlich nichts wissen will. Die Vereinigungen für Opfer arbeiten bis heute daran, diese Informationen zu verbreiten. Annette Wieviorka merkt weiterhin an, dass trotz gewisser Ungenauigkeiten, die Verbände der Juden einen "beachtlichen Schritt in Richtung Wahrheit" gemacht haben. Auszüge des Berichts von Vrba und Wetzel über Auschwitz werden von den Zeitschriften editiert. Außerdem leistet die Dokumentationsstelle für jüdische Zeitgeschichte (CDJC) beeindruckende Aufklärungsarbeit über den Völkermord, die sich insbesondere auf eine Sammlung wissenschaftlicher Werke stützt.

    Die Untersuchungen und die Verurteilungen von Kriegsverbrechern des NS-Regimes helfen weiterhin, wichtige Informationen zusammenzutragen. Die ersten Untersuchungsberichte des Forschungsdienstes des Justizministeriums oder auch der allgemeinen Informationen sind in manchen Fällen äußerst präzise. Bei den internationalen Nürnberger Prozessen erinnert Staatsanwalt Robert Jackson in seinem Eröffnungsplädoyer an den Mord an 60% der Juden in Europa, d. h. 5,7 Millionen Tote. In den folgenden Sitzungen erläutert er detailliert den "Plan der NS" für die Vernichtung "des gesamten jüdischen Volkes". "Nie gab es in der Geschichte ein vergleichbares Verbrechen, das vorsätzlich und mit solcher Grausamkeit an den Opfern verübt wurde", schließt er seinen Bericht und verweist auf ein Beispiel aus einem Bericht der Einsatzgruppe des 15. Oktober 1941, über die Auslöschung der Juden in Litauen.

    In diesem Rahmen wird häufig der Anschein geweckt, dass der Staat von alldem nichts wahrgenommen oder das Ausmaß des Völkermordes nicht erkannt hätte. Die Bemühungen von Minister Frenay für die Rückführung und die zahlenmäßige Erfassung der Heimkehrer, sowie die Entschädigung und die Anerkennung der Opfer, trugen wesentlich dazu bei, mehr Details über die Umstände zu erfahren. Im Rahmen der Einholung von Informationen sowie späterer Recherchen und Dokumentationen arbeitet eine Abordnung "israelischer Deportierten" unter der Leitung eines ehemaligen Häftlings von Drancy, François Rosenauer, seit Herbst 1944 an der Erfassung der deportierten Juden und den im Rahmen der "Endlösung" durchgeführten Deportationen. Dank den wiederaufgefundenen Archiven von Drancy konnten schnelle und genaue Ergebnisse erzielt werden: am 23. Juli 1945 berichtet beispielsweise Minister Frenay von 66.576 Deportierten im Lager Drancy, eine Bilanz, die nahezu vollständig ist. Zu diesem Zeitpunkt ist dem Ministerium bereits bekannt, dass die große Mehrheit der Personen Juden sind, die in Birkenau ermordet wurden. Im Juni 1945 wird in Paris die Ausstellung "Verbrechen von Hitler" eröffnet, die sich auf diese Arbeit stützt und eine Chronologie der Verfolgung und Deportationen zeigt. Im Buch La persécution raciale beschreibt der Autor Roger Berg eine weitere Darstellung. Das Buch erscheint im Rahmen der vom Staat in Auftrag gegebenen Reihe von "Dokumenten über die Kriegsgeschichte".

    Es sind noch viele weitere Jahre notwendig, um das Ausmaß der Verbrechen in den Konzentrationslagern genau zu beziffern und die Spezifität des Völkermordes an den Juden in Europa zu verstehen. Erste Erkenntnisse sind jedoch unmittelbar nach Kriegsende durch Überlebende der Lager bekannt. Nach dem ersten Schockmoment beginnt anhand von Quellen und Analysen der Denkprozess über dieses Phänomen und die Gräueltaten, die im Jahr 1945 im Abendland ans Licht der Öffentlichkeit kamen.

    retour vers la france

    Retour vers la France de rescapés de Buchenwald, 1945.

    © Service historique de la défense

    Autor

    Thomas Fontaine - Forscher am Zentrum für Sozialgeschichte im 20. Jahrhundert in Paris 1

    Mehr kennen

    Bibliografie :

    Déportation et génocide : l'impossible oubli, Thomas Fontaine, Tallandier, 2009.

    1945, AnnetteWieviorka, La découverte, Seuil, 2015.

    Les Marches de la mort. La dernière étape du génocide nazi, été 1944 - printemps 1945, Daniel Blatman, Paris, Fayard, 2009.

     

    Online-Artikel:

    Die Befreiung der Lager

     

    Fotos:

    Die Befreiung des Konzentrationslagers Vaihingen in Deutschland

    Das Konzentrationslager Dachau

    Vormarsch der 2. Panzerdivision in Richtung Rhein; Befreiung des Konzentrationslagers Dachau

     

    Videos :

    Evakuierung der Deportierten aus dem Lager Penig-sa in ein Militärkrankenhaus der Luftwaffe

    Befreiung des Lagers Nordhausen

    Das befreite Lager Bergen-Belsen wird durch einen Brand zerstört

    Befreiung des Konzentrationslagers Buchenwald

    Andere Artikeln