Lettre d'information

Cette semaine : un képi de la garde nationale parisienne

Source : collection A.P.

 

Institution placée en sommeil sous le second empire, la garde nationale (-à ne pas confondre avec la garde nationale mobile-) est peu présente durant la phase impériale de la guerre et il faut attendre la fin du mois d'août pour qu'elle soit organisée en régiments provisoires d'infanterie. La défaite de Sedan et la mise en place d'un gouvernement de défense nationale appelant à une levée en masse changent la donne. La République nouvellement proclamée entend en effet poursuivre le combat, elle lève en hâte des troupes et met en défense la capitale pour empêcher son investissement.

Au soir du 19 septembre 1870, Paris est encerclé. Participant activement aux combats, notamment ceux de Buzenval, du Bourget et de Champigny, le garde national devient alors, aux côtés du "lignard" et du "moblot", une des figures emblématiques de la phase républicaine de la guerre.

Le képi ici présenté appartient au 210ème bataillon de la garde nationale de la Seine, placée durant le siège de Paris sous les ordres du général Clément-Thomas (fusillé à Montmartre le 18 mars 1871). Il constitue l’un des 16 bataillons du 12ème arrondissement (Reuilly) de la capitale.

En mars 1871, la garde nationale parisienne passe en masse du côté de l'insurrection (Commune de Paris) et l'institution est définitivement dissoute le 25 août 1871.