Lettre d'information

La nécropole nationale de Flirey

Nécropole nationale de Flirey. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Flirey

 

La nécropole nationale de Flirey regroupe les dépouilles de soldats tombés lors des batailles de la Woëvre. Créée en 1919, ce lieu de mémoire témoigne de l’extrême violence des combats qui se déroulèrent entre les forêts de Mort-Mare et du Bois le Prêtre. Aménagée en 1924, en vue de rassembler les corps exhumés des cimetières militaires de Flirey, Fey, Seicheprey et de la Woëvre, cette nécropole rassemble 4 407 corps français dont 2 657 reposent en tombes individuelles. Un ossuaire conserve les restes mortels de 1 750 combattants. Aux côtés de ces hommes sont inhumés 22 Russes, trois Belges et trois Roumains.

Aux alentours, de nombreux vestiges sont toujours visibles, notamment les ruines du village détruit de Flirey ou les entonnoirs de mines du bois de Mort-Mare. Dans le nouveau village de Flirey, deux monuments commémoratifs honorent ceux qui ont combattu pour la libération du village. En lisière du bois de Mort-Mare, se dresse une borne Vauthier matérialisent la ligne de front au 18 juillet 1918.

 

Les combats de Flirey et de Mort-Mare, 21 septembre-13 octobre 1914 ; 5 avril - 5 mai 1915

Tenue en échec devant la trouée de charme et le Grand couronné de Nancy, la VIe armée lance un nouvel assaut le 19 septembre 1914 contre les positions françaises. Chaque tentative ne peut aboutir. Les deux secteurs de Bois le Prêtre et de Mort-Mare sont des plus disputés par chacun des belligérants car ces positions permettent de contrôler les axes routiers et les lignes de chemin de fer ouvrant la route de Verdun.

Dès le 19 septembre, une importante concentration de troupes ennemies est signalée dans la vallée du Rieupt-de-Mad. Les hommes de la 73e division d'infanterie (DI) s'apprêtent à interdire l’accès de la rive droite de la Moselle au nord de Toul. Mais au lieu de renforcer ses positions, le général Lebocq prend l’initiative de passer à l’attaque. Le 20, la Brigade mixte se déploie devant Mamey. Aussitôt, les fantassins sont pris sous le feu de l’artillerie ennemie, en particulier dans les bois de l'Auberge St-Pierre et la Forêt de Puvenelle. Malgré leurs efforts, les Français ne peuvent empêcher la prise de Mamey et de Lironville. Le 21, Flirey tombe. Aussitôt, d'importants renforts sont engagés. Malgré tout, ces troupes ne peuvent enrayer la progression ennemie. Le 24 septembre, les Allemands s'emparent de Saint-Mihiel. Ces nouvelles positions sont organisées contre lesquelles les Français lancent de multiples assauts pour réduire ce saillant creusé dans leurs lignes. Au cours d'une seule journée, près de 5 000 Français, disparaissent lors de ces combats.

Dans la nuit du 24 au 25 septembre, en prévision d'une offensive sur Saint-Mihiel, les Badois du XIIIe corps abandonnent Mamey, Limey et Lironville. Les ruines de Lironville et de Mamey sont investies par les 167e, 169e RI et 367e régiments d'infanterie (RI). Provisoirement, la menace allemande se desserre sur Verdun mais l'ennemi contrôle encore la vallée de l'Aire et la ville de Saint-Mihiel.

En avril 1915, une opération est conduite contre le saillant de Saint-Mihiel et les lignes allemandes. Le 63e RI porte son effort dans le secteur du Bois-le-Prêtre et de Mort-Mare. Pendant un mois, les attaques se multiplient. L'ennemi résiste. Ces combats n'apportent pas les gains territoriaux escomptés. Il en est de même à Flirey où éclate un mouvement général de contestation. Le 19 avril 1915, harassés et éprouvés par la perte de 600 camarades, des hommes du 2e bataillon du 63e RI refusent de sortir de leur tranchée. Le 20, le commandement prélève parmi les 250 combattants concernés, cinq soldats. Tirés au sort, ces hommes sont traduits devant une cour martiale et jugés pour lâcheté. Au terme d'un jugement expéditif, quatre d’entre eux, Antoine Morange, Félix Baudy, François Fontenaud et Henri Prébost, sont fusillés pour l'exemple en lisière du bois de Manonville. En 1934, ces quatre hommes sont réhabilités.

Jusqu'en janvier 1918, aucune nouvelle offensive d'envergure ne se déploie, à l'exception de quelques coups de main.

 

  • Nécropole nationale de Flirey. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Flirey. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Flirey. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Flirey. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Flirey. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Flirey. © ECPAD

  • Le front de Woëvre, 1914-1918. © MINARM/SGA/DMCA/Joëlle Rosello

  • Soldats français déployés dans un champ, été 1914. © Collection particulière - FBN - DR

  • Poste téléphonique dans une tranchée du bois de Mort-Mare. © Collections BDIC

  • Funérailles de soldats sur la cote 305 en face le bois de Mort-Mare, 1915. © Collections BDIC/Cl. Niolet

  • Ruines de l'église de Flirey, 1915. © Collections BDIC

  • Cagnas dans les carrières près de Flirey, 1916. © Collections BDIC/Cl. capitaine Jammes

  • Explosion d'un obus dans le secteur de Flirey, 1918. © Collections BDIC/Ernest-Louis Lessieux

  • Tranchée de première ligne allemande prise pendant l'attaque du Bois de Mort-Mare, septembre 1918. © Collections BDIC/Lieutenant de Preissac

  • Soldats américains avec un blessé dans les ruines de l’église de Limey, 1918. © Collections BDIC/Ernest-Louis Lessieux

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    Flirey
    Au nord de Toul, D 904

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