Lettre d'information

Laissez-passer pour une déléguée britannique

Un laissez-passer pour une déléguée britannique à la conférence de Versailles.
© Collection Maurice Bleicher

 

Le 28 juin 1919, l’Allemagne vaincue est contrainte de signer un traité de paix dans la galerie des glaces du château de Versailles. Mettant fin à la Première Guerre mondiale, la séance rassemble 27 délégations. Les 4 représentants des principales nations alliées – Clémenceau pour la France, Wilson pour les Etats-Unis, Lloyd George pour la Grande-Bretagne et Orlando pour l’Italie – font face aux deux représentants allemands – Müller et le docteur Bell. La Russie n’a pas été invitée.
Les termes du traité, extrêmement durs pour l’Allemagne qui n’a été convoquée que pour le signer, alimentent Outre-Rhin le sentiment d’humiliation. La thématique du « Diktat » de Versailles sera par la suite reprise par les milieux nationalistes d’extrême-droite pour exalter un revanchisme qui culminera dans les années 30.  

Cet objet rappelle l’événement ayant mis fin au premier conflit mondial.

Ce laissez-passer pour la conférence de la paix de Versailles, en cuir et doré aux fers, était celui de Gladys Edwards. Elle était l'assistante de Sir John Field Beale, premier secrétaire du ministère britannique du ravitaillement pendant la Première Guerre mondiale. En 1919, elle accompagna Beale en France et fit partie de la délégation britannique qui participa à la conférence de Versailles.


© Collection Maurice Bleicher

L'intérieur du laissez-passer de Gladys Edwards.
© Collection Maurice Bleicher

 

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