Les femmes dans les armées

L’apparition des premières femmes servant sous l’uniforme date de la Première Guerre mondiale, mais c’est à partir du deuxième conflit mondial qu’elles ont pu s’engager sous statut militaire. La féminisation évolue alors de façon lente et progressive notamment dans les années 1970 et 1980, pour s’accentuer à la fin des années 1990.

Trois temps forts marquent cette évolution :

  • La loi du 13 juillet 1972 portant statut général des militaires, qui a instauré le principe d’égalité entre les hommes et les femmes au sein des armées ;
  • La professionnalisation des armées qui a entraîné, depuis 1997, un recrutement d’un nombre important de femmes dans toutes les catégories ;
  • La suppression, en 1998, des quotas ouvrant ainsi la quasi-totalité des emplois aux militaires féminins, limitant leur accès à certains postes (sous-marins et escadrons de gendarmerie mobile).

Le taux de féminisation des armées a augmenté régulièrement depuis près de 20 ans pour atteindre 22,7 % en 2024. En 2000 par exemple, le taux de féminisation dans les armées était de 9,5 %. L’armée française est l’une des plus féminisée d’Europe, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne (10 %).
Ce taux diffère néanmoins selon les armées et selon les catégories. Taux de féminisation par gestionnaire : service de santé 62,8 % ; SCA : 35,2 % ;  DGA : 15 % ; armée de l’Air et de l'Espace 24,3 % ; Marine nationale 16,7 % ; armée de Terre 11,7 % ; service de l'énergie opérationnelle : 11 %).

  • officiers 18,3 % ;
  • sous-officiers 19,2 % ;
  • militaires du rang 14,2 % ;
  • volontaires 33 %.


Le personnel civil du ministère des armées est féminisé à 39,5 % selon la répartition suivante :

  • catégorie A : 38,47,5 %
  • catégorie B : 37,97 %
  • catégorie C : 54,2 %
  • ouvriers de l’État : 14,4 %

Le ministère des Armées promeut activement l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Présentes dans toutes les fonctions et sur tous les théâtres d’opérations, les femmes bénéficient des mêmes règles d’équité professionnelle et de rémunération que les hommes, sans autre considération que la compétence et le mérite.