Lettre d'information

L'insigne du "régiment du serment"

©Collection Maurice Bleicher

 

« La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! ». Voici ce qu’on peut lire sur les affiches placardées sur les murs de Londres le 3 août 1940. Après la bataille de France et la signature de l’armistice la même année, Charles de Gaulle refuse en effet la capitulation de l’armée française. C’est ainsi que naît la France Libre, afin que la lutte puisse continuer sur d'autres territoires et avec d'autres ressources.

 

D’autres territoires et d’autres ressources, la France n’en manque pas. Elle dispose en effet d’un vaste empire colonial, sur lequel elle peut s’appuyer militairement. En août, Leclerc, envoyé par de Gaulle, débarque ainsi au Cameroun. Sa mission est de rallier les territoires de l’AEF (Afrique Equatoriale française) à la France Libre. Le Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST) est alors le premier à se ranger derrière la France. Guidé par le colonel Leclerc, entretemps nommé commandant militaire du Tchad, il participe à la bataille de Koufra en 1941, puis à l’invasion du Fezzan en 1942 et de la Tunisie en 1943.

 

Toujours en 1943 et désormais équipé à l’américaine, le régiment change de nom et devient le Régiment de Marche du Tchad (RMT). Rattachés à la 2e DB commandée par le général Leclerc et ayant prêtés le serment de Koufra, ses hommes participent à la libération de Paris, puis à celle de Strasbourg. Sa devise, d’ailleurs, porte toujours la trace de cet héritage : « le Régiment du Serment ».   

 

L'insigne présenté est tout d'abord celui du régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST), qui prend part aux campagnes du Fezzan et de Tunisie au sein de la force ” L ”. Il est fabriqué par un bijoutier de la rue Soliman Pacha au Caire en février 1941. Lorsque ce régiment devient le Régiment de Marche du Tchad (RMT), il adopte ce même insigne.

 

 

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