Lettre d'information

L’opérette-revue et des photos de Germaine Tillion

Germaine Tillion, Le Verfügbar aux Enfers, opérette-revue en 3 actes, Ravensbrück, octobre 1944, n° inv. 2009.1242.10,
Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon © La Martinière

 

Grande figure de la Résistance française, ethnologue et écrivain, Germaine Tillion est entrée au Panthéon le 27 mai 2015 aux côtés de son amie Geneviève de Gaulle-Anthonioz.
Deux personnalités qui incarnent la mémoire de toutes celles qui ont combattu, résisté et survécu à l’oppression nazie au cours de la Seconde Guerre mondiale.

L’amitié des deux femmes est née en déportation dans le camp de Ravensbrück en Allemagne. C’est là que Germaine Tillion compose l’opérette-revue Le Verfügbar aux Enfers qui dépeint la vie dans le camp. (Illustration ci-dessus)

Avant d’être arrêtée et déportée, Germaine Tillion s’engage dans la Résistance par le biais de l’Union Nationale des Combattants Coloniaux (UNCC) dès 1940. Cette association a pour objectif d’aider, tant moralement que matériellement, les soldats venus de l’Empire colonial français, éloignés de leurs familles et beaucoup plus exposés aux théories raciales nazies que ne le sont les métropolitains.

C’est dans ce contexte qu’ont été prises ces photographies (diaporama ci-dessous). Elles appartiennent à une série de clichés pris en 1941 dans la villa familiale, à Saint-Maur-des-Fossés, dont Germaine Tillion est probablement l’auteure. Outre les militaires, on y voit également Emilie Tillion, mère de Germaine décédée à Ravensbrück, ainsi que Marcelle Monmarché, une grande amie de la famille.

Les deux objets présentés rappellent l’engagement féminin et s’inscrivent dans le contexte de la journée des droits des femmes

 

 


Combattants coloniaux évadés photographiés dans la villa de la famille Tillion, Saint-Maur-des-Fossés, 1941, n° inv 2019.1548.03,
© Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon

 

  • Combattants coloniaux évadés photographiés dans la villa de la famille Tillion, Saint-Maur-des-Fossés, 1941, n° inv 2019.1548.03, © Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon
  • Combattants coloniaux évadés photographiés dans la villa de la famille Tillion, Saint-Maur-des-Fossés, 1941, n° inv 2019.1548.03, © Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon
  • Combattants coloniaux évadés photographiés dans la villa de la famille Tillion, Saint-Maur-des-Fossés, 1941, n° inv 2019.1548.03, © Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon
  • Combattants coloniaux évadés photographiés dans la villa de la famille Tillion, Saint-Maur-des-Fossés, 1941, n° inv 2019.1548.03, © Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon
  • Combattants coloniaux évadés photographiés dans la villa de la famille Tillion, Saint-Maur-des-Fossés, 1941, n° inv 2019.1548.03, © Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon