Lettre d'information

Une photographie signée par les plénipotentiaires de l’Armistice

La photographie du 11 novembre 1918 signée par les plénipotentiaires de l'Armistice
© Mémorial de l'Armistice

 

Il est 5h15 du matin, le 11 novembre 1918, lorsque les plénipotentiaires allemands et alliés apposent leu signature sur le traité d’armistice,  dans un wagon stationné en forêt de Compiègne. Le cessez-le-feu entre en vigueur à 11h, salué dans toutes les communes françaises par des volées de cloches qui  annoncent la fin d’une guerre ayant causé, pour l’ensemble des belligérants, plus de 9 millions de victimes militaires. La France, à elle seule, a perdu 1,4 million de soldats d’une moyenne d’âge d’à peine 30 ans (29,8 plus précisément, d’après une étude menée par Olivier Guillot et Antoine Parent), sans compter les 4 millions de blessés physiques et psychologiques. Une génération sacrifiée pour notre liberté que la France, chaque 11 novembre, s’efforce d’honorer et de ne pas oublier.
Depuis 2012, l’hommage s’est étendu à tous « les morts pour la France », décédés jusqu’à aujourd’hui dans l’accomplissement de leur devoir.
 

Cette photographie rend hommage aux « morts pour la France » et à la paix retrouvée en Europe en 1918
 

Elle a été prise dans la forêt de Compiègne, au pied du wagon-salon du train où vient d'être signé l'armistice. Aménagé comme poste de commandement mobile durant les grandes offensives, le maréchal Foch quitte son quartier général de Senlis à son bord le 7 novembre pour rejoindre la forêt de Compiègne.

Le cliché est signé par l’ensemble des personnages présents. Au premier plan, en bas et de gauche à droite, on aperçoit :

  • Le contre-amiral britannique George Hope, adjoint au First Sea Lord
  • Le général français Maxime Weygand, chef d'état-major de Foch
  • L’amiral britannique Rosslyn Wemyss, premier lord de l’Amirauté
  • Le maréchal français Ferdinand Foch (avec sa canne), commandant suprême des forces alliées
  • Le capitaine de vaisseau britannique de la Royal Navy, Jack Mariott 

A l’arrière-plan sur le wagon, au milieu et de gauche à droite :

  • Le général français Pierre Desticker
  • Le capitaine français Jean de Mierry, aide de camp du maréchal Foch

A l’arrière-plan sur le wagon, en haut et de gauche à droite :

  • Le commandant français Emile Riedinger, officier de renseignement du maréchal Foch
  • L’officier-interprète français Paul Laperche

Une anecdote est cependant à noter. La photographie officielle de l’armistice est connue du grand public, mais celle signée par les plénipotentiaires est plus rare. Surtout, elle laisse apparaître un nouveau personnage : le capitaine Boutal. Cet officier français qui s’occupait de la table et du ravitaillement, s’est en effet glissé derrière le maréchal Foch qui, à ce moment-là, ne regarde plus le photographe.

 

  • La photographie officielle du 11 novembre 1918
    © Mémorial de l'Armistice
  • La photographie avec le capitaine Boutal, le maréchal Foch détournant la tête et les signatures des plénipotentiaires
    © Mémorial de l'Armistice