La nécropole nationale de Sainte-Ménehould

Nécropole nationale de Sainte-Ménehould. © ECPAD
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La nécropole nationale de Sainte-Ménehould regroupe les dépouilles de soldats français qui, malgré les soins prodigués dans les nombreux hôpitaux de la ville, ont succombé à leurs blessures. Près de 5 700 corps y sont inhumés dont 11 allemands inconnus. Créée dès 1914, cette nécropole est aménagée, après la guerre, pour rassembler les corps exhumés des cimetières militaires provisoires de la région de Bionne. Au titre de
À l’extrémité du cimetière, est érigé un monument dédié Aux défenseurs de l'Argonne. Cet obélisque en briques et pierres conserve ainsi le souvenir des hommes du 10e et 18e corps d'armée (CA).
Parmi les soldats français, repose notamment le lieutenant-colonel André Agel (tombe 495). Ancien élève de Saint-Cyr, promotion du Soudan (1891-1893), cet officier supérieur, à la tête du 51e régiment d’infanterie (RI) "a été tué glorieusement le 10 novembre 1914, au pied des tranchées allemandes qu’il avait reçu l’ordre d’enlever. A donné en cette circonstance, comme déjà à maintes reprises, précédemment, le plus bel exemple de courage et de dévouement aux troupes sous ses ordres". Est inhumé aussi le corps de Thomas Ziller (tombe 521). D’origine alsacienne, ce soldat s’engage volontairement, le 4 décembre 1914, au sein du 2e régiment étranger sous le nom d’emprunt d’Eugène Girard. Passé au 57e RI en avril 1915, il succombe à ses blessures le 28 juin 1916. Cité, il est décoré à titre posthume de la croix de guerre avec palme.
En dépit du sursaut français sur
Les batailles de Champagne, 1915
Au cours de l’hiver 1915, le général Joffre lance en Champagne des assauts destinés à "grignoter" les lignes allemandes. Localisées aux secteurs de Souain, de Perthes, de Beauséjour et de Massiges, ces opérations sont des plus meurtrières. Au cours de l'été, pour rompre le front et soutenir les Russes malmenés sur le front oriental, Joffre décide de conduire une nouvelle offensive. Cet effort principal, appuyé par une autre action en Artois, se déploie dans la grande plaine aride et crayeuse de
Les combats d’Argonne, 1915
Situé entre
Sainte-Ménehould, une ville hôpital dans la guerre
Située à l’arrière du front de l’Argonne, la ville de Sainte-Ménehould, épargnée par les combats, occupe une place importante dans le dispositif sanitaire de l’armée française, notamment dans le traitement des soldats blessés lors des combats de Vienne-le-Château, du Four de Paris ou de
L’histoire de la nécropole nationale est donc très liée au rôle que joue cette ville dans le traitement des blessés.

Nécropole nationale de Sainte-Ménehould. © ECPAD

Nécropole nationale de Sainte-Ménehould. © ECPAD

Nécropole nationale de Sainte-Ménehould. © ECPAD

Nécropole nationale de Sainte-Ménehould. © ECPAD

Nécropole nationale de Sainte-Ménehould. © ECPAD

Nécropole nationale de Sainte-Ménehould. © ECPAD

Ligne de front en Argonne. © MINARM/SGA/DMCA/Joëlle Rosello

Généraux Sarrail et Dubail circulant sur la place de l'hôtel de ville de Sainte-Ménehould, mai 1915. En septembre 1914, le général Sarrail (1856-1929), commandant de la 3e armée, parvient à enrayer le mouvement offensif allemand dans la région de Verdun. En 1915, il est relevé de ses fonctions à la suite de l'échec des opérations meurtrières de l'Argonne. En août, il devient chef de l'armée d'Orient. Le général Dubail (1851-1934) occupe, à partir de janvier 1915, les fonctions de commandant du groupe d'armées provisoires de l'Est. © Collections BDIC

Locomotive blindée stationnant en gare de Sainte-Ménehould, mai 1915. Le blindage est camouflé d'une peinture imitant un mur en moellons. © Collections BDIC

Canon de 75 mm utilisé comme pièce anti-aérienne et installé aux abords de Sainte-Ménehould, juin 1915. © Collections BDIC

Ravitaillement des troupes d'Argonne en gare de Sainte-Ménehould, juillet 1915. © Collections BDIC

Madame Segond-Weber se recueillant devant des tombes de soldats morts en septembre 1914 dont les dépouilles ont été inhumées dans le cimetière militaire de Sainte-Ménehould. © Collections BDIC

Soldats français se restaurant à la cantine de l'œuvre des trains de blessés installée en gare de Sainte-Ménehould, avril 1916. © Collections BDIC

Arrivée d'un Farman à Sainte-Ménehould, juillet 1916. © Collections BDIC

Poste de combat, secteur de la Harazée, juillet 1917. © Collections BDIC
Informationen
Sainte-Menehould
À l’ouest de Verdun, D 85
Visites libres toute l’année
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51006 Châlons-en-Champagne Cedex
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