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Radio Londres, a weapon of war

Le général de Gaulle au micro de la BBC à Londres, 30 octobre 1941.
Le général de Gaulle au micro de la BBC à Londres, 30 octobre 1941. - © SHD

Contents

    Timeline
    Timeline
    Media and publishing in France from 1939 to 1947 - From censorship to freedom of expression
    Mai 1939

    6 mai : décret-loi relatif au contrôle de la presse étrangère.

    Juillet 1939

    29 juillet : création d?un Commissariat général à l'Information dirigé par Jean Giraudoux . création de l'administration de la Radiodiffusion française nationale.

    Août 1939

    24 août : décret-loi autorisant la saisie et la suspension des publications de nature à nuire à la défense nationale.

    27 août : décret-loi relatif au contrôle de la presse et de publications en temps de guerre (saisie de toute publication faite en violation des mesures prévues par la loi du 11 juillet 1938).

    Septembre 1939

    12 septembre : décret complétant le décret du 27 août 1939 pris en application du décret du 24 août 1939  concernant le contrôle de la presse et de publications.

    Avril 1940

    4 avril : création du ministère de l?Information sous le gouvernement Paul Reynaud, titulaire Ludovic-Oscar Frossard.

    10 avril : Jean Giraudoux président du Conseil supérieur de l?Information.

    Juin 1940

    6 juin : Jean Prouvost nommé ministre de l?Information.

    14 juin : entrée des Allemands dans Paris . fermeture des Éditions Denoël et des Éditions Sorlot en raison de leurs publications hostiles à l?Allemagne.

    17 juin : demande française d'armistice . départ du général de Gaulle pour Londres . reparution du Matin et de la Victoire.

    18 juin : appel du général de Gaulle à poursuivre la lutte.

    19 juin : Jean Prouvost nommé haut-commissaire à l?Information dans le gouvernement Pétain . débuts de l?émission de radio de la France Libre "Ici la France".

    22 juin : signature de l'armistice franco-allemand à Rethondes . reparution de Paris-Soir à Paris et d?un autre Paris-Soir, vichyste, en zone sud.

    25 juin : interruption des émissions radiophoniques en application de la Convention d?armistice.

    28 juin : mise en place de la Propaganda Staffel (escadron de propagande) pour le contrôle de la censure et le développement de la propagande . reconnaissance du général de Gaulle comme chef des Français libres par la Grande-Bretagne.

    30 juin : réquisition des Messageries Hachette, organisme de distribution de la presse, et création en lieu et place des Messageries de la Coopérative des Journaux Français par les Allemands . Marcel Déat directeur politique de L??uvre.

    Juillet 1940

    2 juillet : installation du gouvernement français à Vichy.

    3 juillet : réquisition des locaux de la Librairie Hachette par les Allemands.

    5 juillet : création de Radio-Vichy par le gouvernement français de Vichy.

    7 juillet : reprise des émissions radiophoniques sur Radio-Paris et Radio-Vichy.

    11 juillet : promulgation par le maréchal Pétain de l?État français . réouverture à Paris du Théâtre de l??uvre . parution du premier numéro du journal collaborationniste La Gerbe.

    12 juillet : parution du premier numéro de l?hebdomadaire antisémite Au Pilori.

    14 juillet : débuts de l?émission de radio de la France Libre "Les Français parlent aux Français".

    18 juillet : entrée en fonction de la Propaganda-Abteilung Frankreich (Département de la propagande en France) dirigée par Joseph Goebbels . Radio-Paris récupérée par la Propaganda-Abteilung Frankreich pour sa chaîne de radio de propagande diffusée dans la France occupée.

    Août 1940

    Parution de la première brochure clandestine Conseils à l'occupé de Jean Texcier.

    16 août : loi de l?État français instituant des Comités d?organisation pour chaque secteur économique.

    17 août : reparution à Paris de L?Illustration.

    21 août : décret du ministre de l?Instruction publique portant sur la révision annuelle des livres scolaires.

    27-28 août : saisie à Paris puis dans toute la zone occupée de livres jugés indésirables par les autorités allemandes et fermeture de maisons d?édition.

    30 août : ordonnance allemande relative à l?interdiction de livres de classe français.

    Septembre 1940

    Diffusion du tract "Vichy fait la guerre" de Jean Cassou, de la seconde brochure de Jean Texcier Notre combat . parution du premier numéro du journal clandestin La Vérité française.

    10 septembre : parution du premier numéro d?Aujourd?hui d?Henri Jeanson remplacé par Georges Suarez en novembre.

    23 septembre : nouvelles saisies de livres et fermeture de maisons d?édition par les Allemands.

    28 septembre : première "Liste Otto ? Ouvrages retirés de la vente par les éditeurs ou interdits par les autorités allemandes" . convention sur la censure des livres entre le Syndicat des éditeurs et la Propaganda-Staffel.

    Octobre 1940

    Parution du premier numéro clandestin de Pantagruel de Raymond Deiss, de Arc de Jules (Probus) Correard intitulé Libre France, de L?Étendard.

    8 octobre : parution dans le nord du journal clandestin L?Homme libre . reparution du Petit Parisien autorisée par les Allemands.

    14 octobre : parution du journal collaborationniste Le Cri du Peuple de Jacques Doriot.

    18 octobre : ordonnance allemande imposant, entre autre, aux personnes souhaitant fonder un journal de fournir des preuves de leur "aryanité" depuis au moins trois générations.

    29 octobre : création de l?Agence française d?information de presse, relais de l'agence officielle d'information du Reich.

    30 octobre : discours du maréchal Pétain annonçant aux Français qu?il entre dans la voie de la collaboration.

    Novembre 1940

    Parution du premier numéro clandestin de L?Université libre de Jacques Solomon.

    1er novembre : parution du journal pro-allemand Les Nouveaux Temps de Jean Luchaire.

    11 novembre : parution du premier numéro du mensuel clandestin L?Alsace, journal libre de Camille Schneider.

    25 novembre : création de l?Office français d?information par l?État français, successeur de la branche information de l?agence Havas . parution à Marseille du premier numéro clandestin de Liberté de François de Menthon.

    décembre 1940

    Parution du premier numéro clandestin de Libération-Nord (le 1er), de l?Atelier, hebdomadaire du travail français (le 7), de Résistance (le 15).

    Janvier 1941

    1941 : Création du Comité national des écrivains, organe de la Résistance littéraire.

    Janvier : parution du premier numéro du journal clandestin Valmy de Raymond Burgard.

    Février 1941

    Février : reparution du Pays libre de Pierre Clémenti (le 1er), de l?hebdomadaire pro-allemand Je suis partout avec comme rédacteur en chef Robert Brasillach (le 7),  sortie à Paris du film Le Juif Süss.

    Mars 1941

    6 mars : parution du premier numéro du journal collaborationniste l?Appel de Pierre Costantini.

    Avril 1941

    17 avril : création à Paris du Centre syndicaliste de propagande par l?équipe du journal syndicaliste L?Atelier.

    18 avril : menace de sanctions du secrétaire général à l?Information, Paul Marion, aux journaux dérogeant aux consignes de la censure.

    Mai 1941

    3 mai : décret de l?État français portant création d?un Comité d?organisation des industries, arts et commerces du livre (dit Comité d?organisation du livre) chargé des problèmes économiques et techniques relatifs à la profession.

    Juin 1941

    9 juin : décret de l?État français instituant un Conseil du livre français chargé des questions relatives à "l?orientation intellectuelle à donner à la production des livres, le développement de la lecture publique et la diffusion du livre français".

    22 juin : appel de L?Humanité clandestine à la lutte contre l?occupant et les collaborateurs.

    Juillet 1941

    Parution du premier numéro clandestin de Libération-Sud.

    Août 1941

    Parution du premier numéro de Résistance, deuxième organe clandestin à porter ce nom.

    15 août : premier numéro du journal clandestin Défense de la France.

    Septembre 1941

    5 septembre : interdiction en zone libre de la revue Esprit et de l?hebdomadaire catholique Temps nouveau.

    Octobre 1941

    12 octobre : premier numéro de la Révolution nationale d?Eugène Deloncle, chef de la Cagoule.

    Novembre 1941

    1er novembre : premier numéro de l?hebdomadaire collaborationniste Le Rouge et le Bleu de Charles Spinasse.

    décembre 1941

    Parution du premier numéro clandestin des Cahiers du Témoignage chrétien du père Pierre Chaillet (le 1er), de Franc-Tireur et Socialisme et Liberté.

    15 décembre : décret du secrétaire d?État à l?Éducation nationale et à la jeunesse soumettant les manuscrits des livres scolaires à la censure du secrétariat d?État.

    Janvier 1942

    Parution du premier numéro clandestin de France d?Abord de Charles Tillon.

    Mars 1942

    1er mars : inauguration à Paris de l?exposition Le bolchevisme contre l?Europe.

    Avril 1942

    1er avril : décret de l?État français instituant une Commission de contrôle du papier d?Édition.

    27 avril : ordonnance allemande tendant à assurer l?utilisation rationnelle du papier d?imprimerie.

    Mai 1942

    29 mai : parution du premier numéro clandestin du Populaire en zone sud.

    Juin 1942

    23 juin : discours à la BBC du général de Gaulle condamnant la IIIe République et le régime de Vichy.

    Juillet 1942

    8 juillet : deuxième édition de la liste Otto intitulée "Ouvrages littéraires français non désirables".

    Septembre 1942

    20 septembre : parution du premier numéro clandestin des Lettres françaises de Claude Morgan.

    Octobre 1942

    21 octobre : parution du premier numéro de Résistance, troisième organe clandestin à porter ce nom.

    Novembre 1942

    Diffusion "officielle" du Silence de la mer, de Jean Bruller alias Vercors, publié en février aux Éditions de Minuit clandestines.

    Janvier 1943

    10 janvier : ordonnance allemande interdisant "toute publication qui nuit au prestige du Reich allemand, qui est préjudiciable à l'ordre et au calme dans les territoires occupés ou qui met en danger les troupes d'occupation".

    Avril 1943

    Avril : parution du premier numéro de la revue clandestine Les Cahiers politiques d?Alexandre Parodi.

    12 avril : création d?une commission d?interdiction des livres scolaires par le secrétaire d?État à l?Éducation nationale et à la jeunesse.

    Mai 1943

    10 mai : troisième édition de la liste Otto des "Ouvrages littéraires non désirables en France".

    Juillet 1943

    14 juillet : publication du recueil L?Honneur des poètes aux Éditions de Minuit.

    Septembre 1943

    Parution du premier numéro clandestin des Cahiers de Libération publiant le Chant des partisans.

    Avril 1944

    9 avril : dissolution de l?Office français d?information.

    Mai 1944

    6 mai : ordonnance du gouvernement provisoire de la République française réaffirmant la liberté de la presse.

    Juin 1944

    6 juin : appel à la BBC du général de Gaulle à la mobilisation générale : "C?est la bataille de France et c?est la bataille de la France."

    Août 1944

    18 août : parution des derniers numéros des quotidiens parisiens . dernière émission de Radio-Paris.

    22 et 26 août : ordonnances fixant les critères économiques, financiers et moraux pour la réorganisation du secteur de la presse.

    25 août : libération de Paris.

    26 août : dernière émission de Radio-Vichy.

    Septembre 1944

    Création d'une Commission d'épuration de l'édition, animée notamment par Pierre Seghers, Vercors et Jean-Paul Sartre.

    30 septembre : dissolution des titres de presse parus sous l'occupation . création de l'Agence France-Presse.

    Novembre 1944

    17 novembre : le Comité d'organisation des industries, arts et commerces du livre devient Office professionnel du livre.

    décembre 1944

    18 décembre : parution du premier numéro du quotidien Le Monde.

    Janvier 1945

    19 janvier : condamnation à mort de Robert Brasillach, rédacteur en chef du journal d?extrême-droite Je suis partout de 1937 à 1943.

    Février 1945

    2 février : création d'une Commission consultative d'épuration de l'édition.

    Août 1945

    30 août : création des Messageries françaises de presse.

    Septembre 1945

    17 septembre : condamnation à mort de Jean Hérold-Paquis, chroniqueur de Radio-Paris..

    Mai 1946

    11 mai : création de la Société nationale des entreprises de presse portant sur la gestion des biens confisqués des entreprises de presse ayant collaboré pendant l'Occupation.

    Juillet 1946

    11 juillet : création du Centre de formation des journalistes.

    Septembre 1946

    30 septembre : dissolution de l'Office professionnel des industries, arts et commerces du livre.

    Avril 1947

    2 avril : loi Bichet relative au statut des entreprises de groupage et de distribution des journaux et publications périodiques organisant le système de distribution de la presse autour de trois principes fondamentaux et d?une instance de contrôle (la liberté de choix de l?éditeur, l?égalité des éditeurs face au système de distribution, la solidarité entre éditeurs-coopérateurs sous le contrôle du Conseil Supérieur des Messageries de Presse).

    16 avril : création des Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP)

    Photo gallery
    La chanson des V
    Tract britannique en français diffusé en France par la Royal Air Force, 1941-1942.

    Summary

    DATE : 19 June 1940

    PLACE : London

    OUTCOME : First "Ici la France" programme, which became "The French speak to the French" on 6 September, 1940 on Radio London

    CREDITS : "Radio Paris lies, Radio Paris lies, Radio Paris is German! "

    "The great secret weapon wasn't the V1 or V2 bombs, it was the radio. And it was the English who developed it". So said Jean Galtier-Boissière at the end of the Second World War, a witness to the violent war of the airwaves that played out daily between three major radio stations, Radio Paris, Radio Vichy and the BBC.

    In 1925, Hitler had written in his book Mein Kampf: "In times of war, words are weapons". Fifteen years later, German radio had become a formidable weapon "as effective as tanks on the battlefield" according to the German Minister of Propaganda, Joseph Goebbels. The battle of opinions was launched and, in this game of seduction and propaganda, the BBC won over the hearts and minds and became the spearhead of an unprecedented civil resistance.

    Amazing letters found in the archives in England testify to the unique relationship forged between Radio London and its listeners, and reveal the state of public opinion among these French under the German yoke. "My Dear English friends, thank you for the comfort you give with your broadcasts to those freedom-loving French who refuse to be forced to dance to Hitler's tune, to those who keep in their hearts, with an impotent rage against the evil shepherds, the tenacious hope of an uprising "(A listener from Beziers, 20 June 1940).

     

    RADIO TABLE

    In September 1939, France had 6.5 million wireless sets, compared to 9 million in England and 13.7 million in Germany where the leaders had a specific goal: destroy the enemy through moral poisoning and psychological paralysis. Since Hitler came to power, the nazification of the media subjected the citizens of the Reich to a daily diet of propaganda broadcast over the airwaves of the Reichsrundfunk Gesellschaft with citizens being prohibited from listening to any "enemy" radio stations under pain of severe penalties.

     

    radio bourdan

    Pierre Bourdan, a famous voice on "The French speak to the French" on the BBC.
    © Rue des archives / Tallandier

    The master of the airwaves, Joseph Goebbels, took matters in hand. He developed the German international service and created black stations aimed at the rest of the world. Thus, the Voix de la Paix, a clandestine radio station launched in December 1939, took a pacifist and extreme right wing revolutionary opposition stance, complemented in January 1940 by Radio Humanité which spoke to French workers denouncing this "imperialist and capitalist" war.

     

    duchesne
    Jacques Duchesne, at the head of the team running the radio programme "The French speak to the French" at the BBC, circa 1942.
    © Rue des archives / PVDE

    Faced with this machinery, the French government refused to use the radio as a weapon of war. In its eyes, in wartime the mission of the radio was to simply inform and guide the public, broadcast news that was of course directed and censored but free of any virulent propaganda. This was a major mistake! State radio rapidly alienated its audience, irritated by this infantile censorship and the excessively elitist tone of its broadcasts. So French listeners tuned into the BBC, the Swiss station Radio Sottens and more dangerously the German black stations with the most infamous in terms of misinformation and intoxication being the notorious Radio Stuttgart.

     

    THE BBC ENTERS THE WAR

     

    les voix de la fr libre
    In a BBC studio in London (left to right): Jacques Duchesne, Jean-Jacques Mayoux, André Gillois, Maurice Schumann, Jean Oberlé and Geneviève Brissot.
    © Rue des archives / PVDE

    In France, one man understood the power of radio and words on the battlefield, a virtually unknown officer, interviewed for the first time on 21 May 1940 in Savigny-sur-Ardres in Champagne-Ardenne. Speaking into journalist Alex Surchamp's microphone, Colonel Charles de Gaulle, the commander of the 4th armoured division, rejected defeatism and predicted that by mechanical force victory would come. On 18 June, he launched his appeal for resistance from a BBC studio in London. The war of the airwaves was on.

    Faced with on the one hand Radio Paris, entirely under the German boot with programming that combined propaganda, sharp diatribes, entertainment and music, and on the other Radio Vichy, Marshal Petain's station which started out with a moderate tone but then soon took a more hostile stance against the Allies and was apologetic with regard to the collaboration, the BBC was to be one of the finest instruments in this battle of the airwaves.

    In June 1940, with six daily news bulletins, Radio London's French language services were just getting underway. But the defeat of the French army and the takeover of the national media by the Germans served as a catalyst for major broadcasting changes in England. On 19 June, a new programme, Ici la France (Here is France) was added from 20:30 to 20:45, first with the journalist Jean Masson, then, from June 24, with Pierre Bourdan, whose real name was Pierre Maillaud, a journalist from the Havas Agency in London, who took over the show for a while from 20:30 to 21:00.

    But the English wanted to offer French listeners a real creative programme, without no obvious propaganda aimed at informing them and keeping up their morale, telling the truth and restoring hope. On 7 July, the Director Michel Saint-Denis, alias Jacques Duchesne, was appointed to form a totally French team with its national programmes and aspirations. He was to gather around him men and women from various backgrounds, including Pierre Bourdan, who commented on the news, Yves Morvan, alias Jean Marin, mobilised at the Anglo-French news mission on 2 September 1939 and present at the BBC since June 1940, Jean Oberlé, former correspondent for the daily Le Journal, Pierre Lefèvre, the youngest of the bunch, the poet and man of cinema Jacques Borel (Brunius on the radio), the designer and antiquarian Maurice Van Moppès who Duchesne turned into a popular singer, not to mention the beautiful Geneviève Brissot. At the end of 1943, Pierre Dac joined the team. The team started its broadcasts on July 14, 1940 under the same name Ici la France but took the title 'The French speak to the French' on 6 September. Denouncing the occupation and the damaging effects of collaborating with the enemy, the programme was a window on the free world, a breath of fresh air and a source of hope in those difficult times.

    Meanwhile, from 18 July on, Free France was given 5 minutes of airtime from 20:25 to 20:30 under the title Honneur et Patrie and presented by General de Gaulle's spokesman Maurice Schumann. From 9 December, the programme was rebroadcast in the midday news bulletin. Aware of the strength of this modern tool, de Gaulle knew that the BBC would enable him to keep in touch with the French and instil in them the spirit of resistance.

    Even though he only intervened on special occasions - 67 times in five years - his voice was keenly waited for by the French who firmly believed that "the BBC is de Gaulle". A misconception since every programme was subject to British censorship including those by de Gaulle who constantly strove to increase the power of Radio Brazzaville so as to gain greater freedom of expression.

    Driven by an ideal, that of the destruction of Nazism and the restoration of freedom in Europe, the BBC's French programme started every evening at 20:15 (21:15 in winter) with the news written in English and translated into French, followed at 20:25 by the five minutes of Free France then from 20:30 to 21:00 "The French speak to the French" took over with news commentaries, sketches, small scenes, slogans, songs and jingles that the French hummed along with as a rallying sign. "Radio Paris lies, Radio Paris lies, Radio Paris is German! " became the popular jingle launched in September 1940 by Jean Oberlé one of the members of a highly creative team. Another example is "The Three Friends Chatting" featuring three characters having different opinions and who are discussing current affairs. And "La Petite Académie", often broadcast on Sundays, took listeners to the French Academy where Jacques Borel in the role of President, Jacques Duchesne as Archivist and Jean Oberlé as reporter redefined the words in the dictionary in the context of the occupation: "Freedom = word temporarily removed" or "ration = the Occupier's leftovers." There was something for everyone, including children who every Thursday had their programme in which Babar and other children's characters served the Allied camp's objectives.

    But the most intriguing aspect for listeners to Radio London was those mysterious sentences that slipped into the personal messages programme from 28 June 1940 on and initially reserved for escapees from France who wished to reassure their families by letting them know, in a rather cryptic manner, that they had arrived. From September 1941, Colonel Buckmaster, head of the French section of Special Operations Executive (SOE), came up with the idea of broadcasting coded messages over the airwaves of the BBC; "Lisette is fine", "The moon is full of green elephants", "The gardener's dog is crying"... Fascinating formulas that were to serve as means of communication with the resistance movements to identify agents, announce acts of sabotage, equipment shipments, arrests, future threats or any other resistance operation.

     

    general micro
    Franchot "Le Général Micro", lithography. Propaganda poster lampooning General de Gaulle because of his radio power, 18 November 1941
    © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

     

    THE GERMAN RIPOSTE

    The station was a great success: proof of this came from the reactions of German caricaturists who drew de Gaulle as "General mic" and those at Radio Paris who mimicked their London opponents and the programme The French speak to the French with their programme called Au Rythme du Temps presented by Georges Oltramare. This mimicry was a first victory for the BBC! But that resulted in a violent backlash from the Germans...

    The Germans retaliated by scrambling "enemy" airwaves and making it a crime to listen to Allied radio stations. Anyone caught in the act was at best liable to a fine and the loss of their radio and at worse to a prison sentence and hard labour.

     

    school children
    School children listening to a speech by Marshal Petain on the national airwaves, in October 1941.
    © Lapi / Roger-Viollet

     

    A war of technicians started up on both sides of the Channel with the Germans seeking to make their jamming tactics more efficient and the Allies looking to increase transmitter power and counter German jamming. For London, it was also a question of being informed sooner in order to react more rapidly and influence public opinion. In March 1942, after setting up a tapping centre to listen in to enemy broadcasts, BBC journalists were able to avail of three news bulletins every day, a fantastic tool enabling them to be highly responsive. The finest example of this news battle is certainly the speech in favour of the Relève given by Pierre Laval, June 22, 1942 on the national radio station in which he said "I desire a Germany victory" and the scathing response from Maurice Schumann the same evening: "No to blackmailing of French workers!" A victory for Radio London in this war of words in which Radio Paris tirelessly advocated collaboration with Germany to usher in a new Europe and was not afraid to spread slander against Jews, the English, the French of London and Freemasons.

    In addition, with the return of Pierre Laval to power on 17 April, 1942, the French broadcasting system aligned itself on the themes of Radio Paris. Programmes such as "The Jewish question", "The militia informs you", or "The Legion of French volunteers against Bolshevism" on Radio Vichy echoed "The LVF informs you", or the programme "The Jews against France" broadcast on German radio.

    In this heated atmosphere, London waged a permanent all-out war on the voices who presented Radio Paris shows, such as Georges Oltramare, a Swiss Nazi writer and presenter of the sequence "A neutral persons informs you", Dr. Friedrich at the head of the show "A German journalist talks to you", but above all Jean-Herold Paquis on Radio

    Paris since June 1942, and Philippe Henriot, future Secretary of State for Information and author of a successful twice-daily chronicle on Radio Vichy, broadcast in the northern zone on Radio Paris from 1943. The oratory skills of this man with collaborationist overtones, his vitriol-laced formulas, scathing denunciations of the "rabid liars at the BBC", the deadly bombing by the Allies, Jewry, the maquis terrorists and "bloody Communists" rightly concerned people in London and they appointed Maurice Schumann and Jean Oberlé to counter him. Finally, the dangerous Henriot was to find his most brilliant opponent in Pierre Dac until 28 June, 1944, the day he was executed by a group of resistance fighters at his home in Paris.

     

    nouvelles de france
    The France news editorial desk at the BBC.
    © Rue des archives

     

    RADIO, SPEARHEADING THE CIVIL RESISTANCE

    "Yes, tell us what can be done. " On the walls, it's done. The leaflets are done. But this is not enough, we must destroy the traitors" (occupied zone letter, May 1941). The BBC was the radio station of freedom, truth and hope, with the ambition of informing the French population despite the state controlled media, building trust and shaking people out of their apathy. The BBC's first goal was to arouse a resistance in the minds of the French. But from a war of words, it finally moved into a war of acts, launching appeals, giving orders, and in this it followed the calls from the field... and the instinct of one man, General de Gaulle , convinced that a crucible of civilian resistance existed among the French population, ready to take to the streets of France to openly express their rejection of the current situation.

    He was the first to take the initiative on 1 January 1941, asking the French to empty the streets, from 2 to 3 pm in the unoccupied zone and from 3 to 4 pm in the occupied zone. Other orders followed such as the famous V campaign orchestrated in March 1941, calls to protest on 11 May, 1941, every 1 May, 14 July, and 11 November, not to mention sporadic calls against the violence of the occupier, such as the national Stand to Attention launched on 31 October 1941, in memory of the hostages shot in France shortly before. Beyond word-of-mouth, the BBC could count on relays from the resistance movements, Radio Brazzaville, Radio Moscow from the summer of 1941, the Voice of America or Radio Algiers, starting from the spring of 1943. And the French did not disappoint.

    Regularly, on set dates and times, processions of men, women and children walked through the streets of their towns and villages, some wearing banned national colours, others the V for victory, to the sound of La Marseillaise and in a atmosphere of communion. Thus, on 14 July 1941 in the capital alone, an estimated 26,000 gathered at the Arc de Triomphe. In 1942, on the same date, there were 150,000 in Lyon, 100,000 in Marseilles, 30,000 in Toulouse... a national revival that saw demonstrations in 71 French cities.

    Radio London became a formidable vector for civil resistance, a crowd leader that hoped that, when the time came, it would coordinate this huge potential to help achieve the Liberation! But before this could be achieved, it had to combat the despair that was ruthlessly winning over the French from 1943 on.

     

    THE RADIO AS A STAKE IN THE WAR

    An instrument of power, radio was also a stake in the Allied camp. Thus, at the time of the Anglo-American landing in North Africa in the night of 7 to 8 November 1942, General de Gaulle and his men, after being squeezed out of the preparations for operation Torch, found themselves banned from the BBC's airwaves. Previously, in October 1942, still unknown to the General, the British had launched a black radio station called "Radio Patrie" in England. Picked up by combatants in France, this clandestine radio aspired to control the domestic French Resistance. After some heated discussions, it gave birth to a new station called "Honneur et Patrie, Poste de la Résistance Française" in June 1943, co-managed by the Franco-British. André Gillois worked there with great talent until 2 May 1944, before it merged with the BBC's French programmes as the 6 June Allied landings loomed. Before this, on 27 May 1943, General de Gaulle left London for Algiers now having a robust radio system based on Radio Brazzaville and Radio Algiers, two stations run by French combatants.

     

    THE WIRELESS, AN INVALUABLE ASSET

    From a war of words to a war of acts, the Allied camp had bet on radio to guide the French who they intended to transform into auxiliaries for the Allied forces on D-Day and to coordinate resistance movements. The wireless was therefore a precious object to be treasured, sold for high prices on the black market... up to 7,000 francs for a second hand model, 800 for a lamp, at a time when the average hourly wage of a skilled worker in Paris was 10 francs.

    Concerned about the occupier's repressive policies, the British regularly launched awareness campaigns on the value of the wireless, urging listeners to form listening groups, keep their wireless sets safe, use sets that ran on batteries, crystal sets, and prepare a place to hide the set in case of mass confiscation in France.

    As the climax to the war approached, radio set seizures were initiated, the largest being in March 1944 in l'Orne, Calvados, La Manche, L'Eure, Le Nord and Lower Seine, possible theatres for an Allied landing. But these localised actions did not prevent the radio from play its leading role in the French liberation operations, starting from 6 June, 1944, before exhorting the population, over the summer, to take the path back to normality.

    On 18 August, Radio Paris ceased its broadcasts. On 20 August, at 22:30, La Marseillaise was heard on the station followed by this announcement: "This is the French nation's radio broadcasting service". On 26 August, Radio Vichy also shut down. The radio landscape was undergoing total change. A new era was being ushered in and the BBC gradually took the form of a myth; but the invisible link woven between "the grand lady of London" and the French would never be erased as shown in these letters that were still being sent to London: "Gentlemen, you are entitled to the infinite gratitude of French patriots. Through your daily programmes, at a time when everything was crumbling around us, you kept us in contact with the outside world, you were a beacon for us allowing us to avoid pitfalls and showing us the way home. You were a supporting and comforting guide".

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    Author

    Aurélie Luneau - Historian and Producer at France Culture

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