Lettre d'information

Le cimetière militaire français de Tobrouk (Libye)

LIBYE cimetière militaire français Tobrouk - ©DR

Ce mois-ci, le cimetière militaire français de Tobrouk (Libye)

 

A partir de 1941 et des premières offensives italiennes contre les positions tenues par les Britanniques en Egypte, l’Afrique devient un nouveau champ de bataille de la Seconde Guerre mondiale.

Depuis le Tchad et les territoires de l’AEF ralliés à leur cause, les soldats de la France libre reprennent le combat contre les forces de l’Axe et multiplient les raids contre l’ennemi. Le 1er mars 1941, il y a 80 ans, un audacieux coup de main conduit par une poignée d’hommes permet ainsi de s’emparer du fort de Koufra, la position italienne la plus méridionale en Libye. Pour les soldats du colonel Leclerc, c’est le début d’une épopée qui les conduira en 1945 jusqu’au « nid d’aigle » d’Hitler à Berchtesgaden, non sans avoir auparavant libéré Strasbourg et tenu le serment prononcé le 2 mars 1941 dans cette lointaine oasis libyenne.

 

Le cimetière militaire ici présenté est construit à l’imitation d’un bordj saharien (citadelle militaire ottomane). Il est situé à 1 500 km de Tripoli, capitale de la Libye, au bord du grand axe Tripoli-Le Caire.  Il abrite les dépouilles de 218 soldats français :

- les 4 premiers soldats français morts en Cyrénaïque en janvier 1941,

- 8 soldats français morts à Koufra en 1941,

- 206 soldats de la France Libre tombés lors de la bataille de Bir Hakeim en 1942.

Les sépultures sont installées de part et d’autre de l’allée centrale qui aboutit à un monument haut de 8 mètres et encadré par deux pièces d’artillerie.

Derrière le monument, 8 tombes individuelles contiennent les corps des soldats de la colonne Leclerc morts à Koufra.

 

Le ministère des armées par le biais de la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives assure la conservation de ce site. Il a d’ailleurs intégralement restauré le cimetière en 2012, puis de façon partielle en 2020 (tombes et portail), à la suite de diverses dégradations survenues entre 2014 et 2018.

 

Pour en savoir plus :

Consultez notre page dédiée au 80ème anniversaire de l’année 1941