Lettre d'information

La nécropole nationale d’Ambly-sur-Meuse

Les Quatre-Vents

Nécropole nationale d’Ambly-sur-Meuse. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Ambly_sur_Meuse

 

La nécropole nationale des Quatre-Vents regroupe les corps de 120 soldats français dont onze inconnus décédés lors des combats des hauts de Meuse et du secteur de Troyon. Créé en 1915, ce cimetière est aménagé en 1927 pour réunir les dépouilles des combattants inhumés dans ce secteur. En 2007, huit d'entre elles ont été transférées du cimetière communal vers la nécropole. Parmi ces soldats, reposent la dépouille de Joseph Valentin, chef de bataillon du 220e régiment d'infanterie, décédé à Ambly le 12 avril 1915 (tombe n° 84 Ter).

 

Les combats des Hauts de Meuse - 1914-1918

Après le sursaut français sur la Marne et la résistance du fort de Troyon, le 13 septembre 1914, la Ve armée allemande se replie dans la plaine marécageuse de la Woëvre. Le 20, une offensive est lancée, d’Etain à Pont-à-Mousson. L'ennemi atteint la Meuse et s'empare de Saint-Mihiel. En quelques jours, un profond saillant est creusé dans les lignes françaises. Les Allemands organisent solidement ces positions contre lesquelles les Français, multiplient, durant l’année 1915, de nombreux assauts. À la tranchée de Calonne, au bois des Chevaliers, au bois d'Ailly ou au bois Brûlé, l'infanterie est durement éprouvée.

Dominant la plaine de la Woëvre, la crête des Éparges est l’enjeu de combats acharnés où périssent des milliers d’hommes. A la suite de nombreuses explosions de mines, le sommet de la colline disparaît progressivement. Répétant les assauts, les Français, en 1915, ne peuvent pas s’emparer de cette position. En février 1916, devant la pression allemande sur Verdun, les Français évacuent la Woëvre et se retranchent autour du fort de Moulainville. En 1917, le front s’immobilise même si les combats au sud de Saint-Mihiel restent encore actifs notamment à la Tranchée de Calonne ou au bois d'Ailly. Le 12 septembre 1918, est lancée une offensive franco-américaine. Conduit par 9 divisions américaines et 4 divisions françaises, ce mouvement est appuyé par 3 000 canons, 1 500 avions et 200 chars et parvient à repousser l’ennemi vers la frontière, libérant ainsi la ville de Saint-Mihiel.

La défense du Fort de Troyon, septembre 1914

Après la défaite française de 1870, le département de la Meuse devient frontalier. Les villes de Verdun et de Nancy restent donc des plus exposées aux menaces allemandes. C'est pourquoi, le général Séré de Rivière crée un système de fortifications qui vise à protéger ces villes et le reste du pays. Verdun devient ainsi une place fortifiée essentielle dans le système de défense français. À la veille de la guerre, le fort de Troyon construit en 1878 est l'un des plus anciens ouvrages. Mais lors des premières offensives de septembre 1914, ce fort est au cœur des enjeux. Chargée de ralentir la progression ennemie en direction du sud de Verdun, la garnison subit, dès le 8 septembre 1914, le feu violent des bombardements. Le 9, le major allemand Neuhoff, de la X. infanterie-division, propose aux Français de capituler, mais, le capitaine Heym rejette cette offre. En représailles, les bombardements redoublent d'intensité. L'ennemi engage des obusiers Skoda de 305 mm qui pilonnent le fort. Les destructions sont nombreuses. Après six jours de bombardements, la garnison s'oppose encore à l'ennemi. Les Allemands ne peuvent franchir la Meuse et s'emparer de Verdun. Par cette résistance, la garnison permet, en quelque sorte, de sauver Verdun. Le fort est une nouvelle fois assiégé par les Allemands qui refluent après leur échec sur la Marne. Le 23 septembre 1914, deux obus s’écrasent sur l'un des magasins à poudre causant la mort de 18 soldats. Les dégâts sont considérables. Aujourd'hui encore, les corps de ces combattants reposent toujours sous des tonnes de terre. Jusqu’en 1918, l’ouvrage est bombardé sans pour autant être pris par l'ennemi. À l’automne 1918, il devient un hôpital de campagne pour les troupes américaines.

 

  • Nécropole nationale d’Ambly-sur-Meuse. © ECPAD

  • Nécropole nationale d’Ambly-sur-Meuse. © ECPAD

  • Nécropole nationale d’Ambly-sur-Meuse. © ECPAD

  • Nécropole nationale d’Ambly-sur-Meuse. © Guillaume Pichard

  • Nécropole nationale d’Ambly-sur-Meuse. © Guillaume Pichard

  • Train sanitaire en gare d'Ambly-sur-Meuse, janvier 1916. © Collections BDIC

  • Blessés quittant l'hôpital d'évacuation des Monthairons, janvier 1916. © Collections BDIC

  • Blessés évacués, janvier 1916. © Collections BDIC

  • Gare d'Ambly-sur-Meuse et le canal de l'Est, février 1916. © Collections BDIC

  • Rue de l'église d'Ambly-sur-Meuse, mars 1916. © Collections BDIC

  • Château du Petit Monthairon transformé en hôpital d'évacuation. Des ambulances américaines prêtes à évacuer des blessés, août 1916. © Collections BDIC

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    Ambly-sur-Meuse
    Au sud de Verdun, D 964

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