Lettre d'information

La nécropole nationale de Gosselming

La nécropole nationale de Gosselming. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Gosselming

 

Mitoyenne d’un cimetière allemand, la nécropole nationale est créée en 1914 par l’armée allemande lors de la bataille de Sarrebourg en août 1914. Elle réunit 346 soldats français dont 293 inhumés en deux ossuaires et 256 soldats allemands dont 188 en ossuaire. Le cimetière est aménagé en 1924, lorsque sont regroupés les corps des soldats exhumés dans les environs. La nécropole de Gosselming est caractéristique des cimetières militaires du début de la Première Guerre mondiale, et du traitement de la mort par les autorités militaires françaises et allemandes. Le principe des tombes collectives subsiste jusqu'en 1915, mais le recours aux tombes individuelles se généralise très vite au sein des deux armées.

 

La bataille de Sarrebourg, 20 août 1914

Après avoir quitté la région de Saône-et-Loire, les hommes du 56e et du 134e régiment d'infanterie (RI) franchissent, le 17 août 1914, la frontière. Dès le lendemain, le 56e RI se dirige vers Kerprich-aux-Bois. Pour sa part, le 134e RI atteint Barchain et Kerpich-aux-Bois puis cantonne à Diane-Chapelle. Le 19 à la mi-journée, le 134e RI opère un mouvement vers Sarrebourg, Barhain, bois de Rinting, Schnekenbusch et Bühl. Pour éviter le feu de l'artillerie allemande, il se déploie au sud du canal, entre le village et le moulin de Hesse. Là, les hommes bivouaquent avant d'attaquer Gosselming, ville occupée par les Allemands.

La 20 au petit matin, sans préparation d'artillerie, le 2e bataillon du 56e RI s'élance et progresse rapidement. Ce mouvement est soutenu par le 134e RI qui marche, quant à lui, par Xouaxange, Héming, Barchain, Kerprich-aux-Bois et Langatte, afin de fixer une brigade saxonne signalée à Gosselming et Saint-Jean de Bassel. Très vite, deux bataillons du 134e RI se placent face à Gosselming sur les pentes ouest de la cote 302, un troisième est envoyé sur le secteur gauche en arrière par La Tuilerie. Le 56e attaque Gosselming toujours soutenu par le 134e qui marche à travers bois et la ferme Altzing puis Saint-Jean de Bassel. Mais, ils sont repérés et essuient un feu intense de l'artillerie de campagne et des obusiers allemands. Les Français sont alors contraints de se replier, abandonnant leurs blessés et les territoires à peine conquis.

La retraite

À la lisière du bois du Commandeur, le 134e RI essuie un feu nourri de l’artillerie ennemie. Tant bien que mal, les Français tentent de se porter plus en avant, mais sans réussite. La position fortifiée de Saint-Jean de Bassel ne peut être enlevée. Vers 18h, le bataillon se reforme à Diane-Capelle pour tenir une ligne de défense sur le secteur de Barchain. Ils cantonnent à Hablutz et les hommes sont épuisés. Les pertes sont importantes pour le 134e : un officier, deux sous-officiers, 23 caporaux et soldats tués.

Le 21 août, ce régiment par sur Igny et la 21e brigade occupe face à Avricourt la position Igny-Avricourt. Pendant la marche en retraite les fantassins sont soumis au tir fusant d'une batterie allemande qui fait un tué et quatre blessés. Il rejoint ensuite le 53e RI à Blémery pour cantonner ; le 56e RI se replie également.

 

  • La nécropole nationale de Gosselming. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Gosselming. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Gosselming. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Gosselming. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Gosselming. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Gosselming. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Gosselming. © ECPAD

  • Après la bataille de Sarrebourg du 18 au 20 août 1914. © Archives départementales de la Moselle - 8 Fi 255/1

  • Fantassins français en position dans un champ, 1914. Avec un uniforme d'un autre âge, les soldats français, vêtus d'un pantalon rouge garance et d'une capote gris de fer, sont particulièrement exposés, au cours de l'été 1914, aux tirs des mitrailleuses ennemies. © Collection particulière FBN - DR

  • Monument aux morts de Gosselming, 1915. © Archives départementales de la Moselle - 8 Fi 255/2

  • Maison détruite de Gosselming, 1915. © Archives départementales de la Moselle - 8 Fi 255/2

  • Vue générale du village de Gosselming, 1915. © Archives départementales de la Moselle - 8 Fi 255/3

  • Bistro-épicerie Paul Haffner à Gosselming, 1915. © Archives départementales de la Moselle - 8 Fi 255/3

  • Cimetière d’honneur à Gosselming, 1927. © Archives départementales de la Moselle - 8 Fi 255/4

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    Infos pratiques

    Adresse

    Gosselming
    Au nord-est de Sarrebourg

    Horaires d'ouverture hebdomadaires

    Visites libres toute l’année