Lettre d'information

La nécropole nationale de Maucourt

La nécropole nationale de Maucourt. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_necropole_Maucourt

 

Créée en 1920, la nécropole nationale de Maucourt regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors des différents combats qui se sont déroulés sur le département de la Somme. Aménagée en 1935-1936, elle rassemble, au titre de la Première Guerre mondiale, 5 272 soldats français dont 1 534 sont inhumés en six ossuaires. Certains corps ont été exhumés des cimetières provisoires des communes du département.

De 1949 à 1953, les corps des victimes de la Seconde Guerre mondiale y ont été regroupés. Pour ce conflit, la nécropole nationale de Maucourt conserve le souvenir de 24 Français et 6 aviateurs du Commonwealth (cinq Britanniques et un Canadien). Ces hommes de la Royal Air Force (RAF) sont les membres de l’équipage d’un bombardier le Halifax - MK.II - s/n HR784 MH. Après avoir bombardé l’usine d’armement Skoda à Pilsen (Tchécoslovaquie), cet avion est abattu le 17 avril 1943 et s'écrase à Maucourt. Parmi les 7 membres d’équipage, un seul parvient à sauter en parachute mais est capturé par les Allemands.

 

Les batailles de la Somme 1914-1918

Les premiers engagements dans la Somme ont lieu lors de la "course à la mer", manœuvre au cours de laquelle chacun des belligérants essaie de contourner par le nord l’armée ennemie. En juillet 1915, la responsabilité de ce secteur est transférée aux forces britanniques qui relèvent les Français.

Mais l’offensive la plus importante, majoritairement portée par les Britanniques, a lieu en 1916. Le général français Joffre et le maréchal anglais Haig décident d’attaquer dans un secteur où les opérations sont peu nombreuses, à la jonction des armées françaises et britanniques.

Le plan initial de cette puissante offensive est bouleversé par les opérations de Verdun qui réduisent de moitié les effectifs français prévus pour cette offensive. Le haut-commandement décide de conduire une opération franco-britannique, appuyée par une forte artillerie. Le 24 juin 1916, la préparation d’artillerie commence mais les mauvaises conditions climatiques conduisent à reporter l’assaut au 1er juillet.

Les pertes humaines des premiers jours sont très importantes et l’offensive s’enlise rapidement dans une guerre d’usure. L’avancée française est plus sensible que celle des soldats britanniques et du Commonwealth. Progressivement renforcés, les Français tentent de développer leurs actions au nord de la Somme mais les résultats de ces opérations ne correspondent pas aux attentes. Pendant dix semaines, les troupes alliées "grignotent" les positions allemandes sans réussir la percée décisive. Les commandants en chef des armées alliées décident alors de suspendre l’offensive générale tout en maintenant une forte pression sur l’ennemi en lançant à intervalle régulier des attaques partielles et utilisent les premiers chars.

Le village de Maucourt n'est plus que ruines lorsque, le 4 septembre 1916, la 10e armée française y pénètre. Le 18 novembre 1916, l’offensive cesse définitivement.

Le régiment de marche de la Légion Étrangère dans la Somme

Dès le 3 août 1914, 32 000 volontaires étrangers rejoignent la Légion étrangère pour se battre aux côtés de la France. Considérés comme des troupes d’élite, ces hommes sont engagés sur tous les fronts, notamment lors des offensives de Champagne. Fin 1915, le Régiment de Marche de la Légion Étrangère (RMLE) est créé.

En juillet 1916, le RMLE rejoint le front de la Somme. Le 4, cette unité s’élance au milieu de la plaine ravagée depuis ses positions devant Assevilliers. Elle doit en effet conquérir les ruines de Belloy-en-Santerre puissamment fortifiées par l’ennemi. Au son de la musique traditionnelle de la Légion, le "boudin", entonnée par le clairon, les légionnaires s’élancent. En quelques minutes, la première vague d’assaut du 3e bataillon est mise hors de combat. Pourtant, au prix d’importants efforts, les légionnaires parviennent à atteindre leur objectif. À Belloy-en-Santerre, la Légion perd, en quelques heures, 869 hommes dont 25 officiers, soit le tiers de son effectif. Parmi eux, figure le commandant Ruelland, chef du 1er bataillon, inhumé aux côtés d’autres légionnaires à Marcelcave.

 

  • La nécropole nationale de Maucourt. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maucourt. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maucourt. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maucourt. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maucourt. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Maucourt. © ECPAD

  • Convoi de prisonniers allemands à Lihons, juin 1916. © Ministère de la culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN/Ribar

  • Ruines de la chapelle de Maucourt, septembre 1916. © Ministère de la culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN/Ribar

  • Boyau dans le village, et la mairie de Maucourt, septembre 1916. © Ministère de la culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN/Ribar

  • Bivouac dans les vestiges de Maucourt, 10 septembre 1916. © Ministère de la culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN/Ribar

  • Ruines de l'église de Maucourt après les combats de septembre 1916. © Ministère de la culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN/Ribar

  • Bombardier lourd britannique Halifax. Utilisé après la guerre par l'armée française, cet appareil est identique à celui qui s'est écrasé, au cours de la Seconde Guerre mondiale, dans la région de Maucourt, 1946© ECPAD

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    Maucourt
    Au nord de Roye, D 39 E

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