Lettre d'information

La nécropole nationale de Landrecourt-Lempire

Nécropole nationale de Landrecourt-Lempire. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Landrecourt

 

La nécropole nationale de Landrecourt-Lempire regroupe les corps de 1 960 combattants décédés durant la bataille de Verdun (février-novembre 1916). Créé en 1916, ce cimetière est ensuite aménagé en 1920. Dans les années 1982-1983, les dépouilles des soldats initialement inhumés à Landrecourt "Nord" et Froméréville y sont regroupés. Deux monuments à l’intérieur de la nécropole rappellent l’engagement des régiments auxquels appartenaient les soldats inhumés dans ce cimetière.

Aujourd’hui, à Froméreville-les-Vallions, à l’emplacement de l’ancienne nécropole nationale, désaffectée en 1983, un monument a été inauguré en 1985 et porte l’épitaphe "Gloire éternelle à ceux qui ont donné leur vie pour la cause sacrée de la Liberté. Froméréville-les-Vallons 1985". Les corps des combattants initialement inhumés dans ce cimetière ont été répartis dans les nécropoles de Landrecourt-Lempire et Verdun Glorieux.

Les combats des Hauts de Meuse 1914-1918

Après le sursaut français sur la Marne et la résistance du fort de Troyon, le 13 septembre 1914, la Ve armée allemande se replie. Elle se retranche dans la plaine marécageuse de la Woëvre et s'installe dans des positions préparées à l'avance. Le 20 septembre, les Allemands attaquent d’Étain à Pont-à-Mousson et parviennent à atteindre Saint-Mihiel. En quelques jours, ils creusent un saillant dans le front français mais ils sont stoppés par le 16e corps d’armée. L'ennemi organise solidement ses nouvelles positions. Situé entre Verdun et Saint-Mihiel, ce secteur est, durant l’année 1915, le théâtre de combats meurtriers au cours desquels l'infanterie français est durement éprouvée. Tout au long du conflit, situé au sud de Saint-Mihiel, ce front reste des plus actifs, en particulier les secteurs de Calonne, du bois des Chevaliers, du bois d'Ailly ou du bois Brûlé.

Dominant la Woëvre, la crête des Éparges est, au printemps 1915, l’enjeu de combats acharnés où périssent des milliers d’hommes. Le sommet de la colline disparaît progressivement sous l’explosion de mines souterraines creusées par les sapeurs du Génie des deux camps. Du 5 au 14 avril 1915, la 1ère armée française attaque en Woëvre et sur les Hauts de Meuse. L'ennemi résiste. Ce mouvement est alors stoppé. La crête ne peut pas être enlevée.

Du 22 au 26 février 1916, devant la pression allemande sur Verdun, les Français évacuent la Woëvre et se retranchent autour du fort de Moulainville, bombardé durant des semaines. En 1917, aucune nouvelle opération d'envergure n'est conduite, même si des hommes continuent d'y mourir. Le front s’immobilise jusqu’à l’offensive franco-américaine contre le Saillant de Saint-Mihiel. Lancé le 12 septembre 1918, ce mouvement est conduit par neuf divisions américaines et quatre divisions françaises. Appuyés par 3 000 canons, 1 500 avions et 200 chars, ces hommes parviennent à libérer Saint-Mihiel, dégager définitivement le saillant en repoussant l’ennemi vers la frontière.

Landrecourt et Froméreville, deux villages à l’arrière du front

Froméréville et Landrecourt ne constituent pas de véritables enjeux stratégiques mais occupent, néanmoins, une place importance dans le dispositif militaire français. En effet, très vite, une unité médico-chirurgicale est implantée dans l’église de Froméreville ainsi qu’à Landrecourt, où stationnent les ambulances 4/54 et 3/6. Par ailleurs, située à proximité d’une ligne de chemin de fer, la commune accueille un dépôt de munitions et est un centre important pour l’approvisionnement des troupes. Par ailleurs, les cantonnements sont nombreux pour accueillir les combattants. À Landrecourt, le Fort Jamin fait partie intégrante du système défensif de Verdun élaboré par le général Séré de Rivières en 1874. Pendant la guerre, il est équipé de tourelles et d’observatoires. Au sein de cet ouvrage, les prisonniers allemands sont internés, avant leur transfert vers des camps en province ou en Afrique du Nord.

 

  • Nécropole nationale de Landrecourt-Lempire. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Landrecourt-Lempire. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Landrecourt-Lempire. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Landrecourt-Lempire. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Landrecourt-Lempire. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Landrecourt-Lempire. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Landrecourt-Lempire. © ECPAD

  • Dépôt de munitions de Landrecourt, 1916. © Archives municipales de la ville de Toulouse/Raoul Berthelé

  • L'hôpital temporaire de Landrecourt, janvier 1916. © Collections BDIC

  • Bois-la-Ville, nord-ouest de Landrecourt, le sergent Mauret du 344e RI, 18e Cie, descendant de Fleury et allant au repos, le 7 septembre 1916. © Collections BDIC

  • La gare de ravitaillement de Landrecourt, avril 1917. © Collections BDIC

  • L'église de Landrecourt endommagée par un trou d'obus de 130 d'un avion allemand, après l'offensive française du 20 août 1917. © Collections BDIC

  • Cimetière militaire de Landrecourt, septembre 1917. © Collections BDIC

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    Infos pratiques

    Adresse

    Landrecourt-Lempire
    À 9 km au sud de Verdun, par la D 34, puis la D 163

    Horaires d'ouverture hebdomadaires

    Visites libres toute l’année