Lettre d'information

La nécropole nationale de Belleray

Nécropole nationale de Belleray. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Serre_Hebuterne

 

Créée en 1916, la nécropole nationale de Belleray regroupe les corps de 1 123 soldats français décédés lors de la bataille de Verdun. En 1951, les corps de 111 combattants français morts pour la France en Meuse, lors de la campagne de France, sont rassemblés en ce lieu. Parmi ces soldats, est inhumée la dépouille de Louis-François Franchet d’Esperey, fils du maréchal Franchet d'Espérey. Ce jeune officier au 401e régiment d'infanterie est tombé le 2 octobre 1916 à Fleury-devant-Douaumont.

En septembre 1914, au terme de la première bataille de la Marne, la ligne de front se fige autour de la ceinture fortifiée de Verdun. Tout au long de l'année 1915, de violents combats se déroulent aux Eparges ou en Argonne afin de dégager la ville de Verdun.

La bataille de Verdun, 21 février 1916 – 2 novembre 1916

Le 21 février 1916, l'opération Gericht conçue par le général Falkenhayn est lancée contre les positions françaises. De février à novembre 1916, Français et Allemands vont s'affronter au cours de l'une des batailles les plus emblématiques de l'histoire de la Première Guerre mondiale.

Après avoir bombardé la rive droite de la Meuse et de la ville de Verdun les Allemands avancent sur le terrain ravagé et progressent de 6 km en quatre jours malgré la résistance du 30e corps d’armée (CA), chargé de défendre le bois des Caures, où tombe le colonel Driant. Le 25 février, l’ennemi s'empare du fort de Douaumont. Le même jour, le général Pétain est chargé de défendre et d'organiser ce front. La route Bar-le-Duc/Verdun devient la Voie Sacrée, axe sur lequel sont transportés, jour et nuit, renforts et munitions.

Bloqués devant Vaux et Douaumont, les Allemands élargissent leur action à la rive gauche de la Meuse. Le 9 avril, accrochés à la cote 304 et au Mort-Homme, les Français les repoussent. La bataille devient pour les troupes engagées, "l’enfer de Verdun". Le duel d'artillerie se fait plus intense. Du 21 février au 15 juillet, près de 40 millions d’obus de tous calibres sont consommés. La bataille de Verdun devient une bataille d'usure où, sans relâche, les unités françaises se succèdent. Au bout de quelques jours, les survivants sont relevés. Au 15 juillet, Français et Allemands enregistrent la perte de 275 000 tués, blessés ou prisonniers. Le 6 juin, vaincue par la soif, la garnison du fort de Vaux se rend. Au Mort-Homme et à la cote 304, la lutte continue. Le 23, 80 000 fantassins allemands précédés d’un déluge d’obus à gaz, prennent le village de Fleury. Le 11 juillet, l'ultime offensive allemande échoue contre le fort de Souville. En effet, depuis le 1er juillet, les Allemands sont progressivement obligés de dégarnir le front en raison de l’offensive franco-anglaise sur la Somme. Le 24 octobre, le fort de Douaumont est repris, tout comme le fort de Vaux en novembre. En août 1917, les Français reprennent la cote 304 et le Mort-Homme, dégageant ces positions de la pression ennemie.

La bataille de France, 5 juin - 25 juin 1940

De mai à juin 1940, les unités françaises sont engagées pour enrayer l'invasion allemande, c'est la campagne de France. Le 5 juin, les Allemands poursuivent leur mouvement dans la Somme en vue d'atteindre Paris. Le 9, l'ennemi s'empare de Rouen. Après une résistance désespérée entre Rethel et l'Argonne, le dispositif français ne plus contenir les troupes allemandes. Le 12 juin, Langres, Dijon et Belfort sont atteints. Désorganisés, les Français se replient mais ne peuvent plus tenir de nouvelle ligne de défense. Le 14, les Allemands entrent dans Paris, à Orléans le 17, à Rennes et à Nantes le 19, puis le 22 juin, à La Rochelle. Le 21 juin, en forêt de Rethondes à Compiègne, est signé l’armistice, fixant les conditions de l’occupation par l’Allemagne de la France.

 

  • Nécropole nationale de Belleray. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Belleray. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Belleray. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Belleray. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Belleray. © ECPAD

  • Revenant du fort de Vaux, des soldats français attendent de partir en repos. Au loin, on aperçoit les camions de la Voie Sacrée. Reliant Bar-le-Duc à Verdun,  cette route départementale constitue l'artère logistique vitale du front de Verdun. Devant l'incapacité d'employer les voies ferroviaires soumises au feu de l'artillerie, le capitaine Doumenc conçoit et met en oeuvre le principe d'une rotation rapide et permanente. Toutes les treize secondes, un véhicule notamment les camions Berliet circule sur cette route entretenue en permanence, alimentant ainsi le front en troupes et en matériel. Après la guerre, rappelant les voies antiques conduisant au triomphe, elle fut baptisée, par Maurice Barrès, la Voie Sacrée. © ECPAD

  • Près d'Haudainville, sur le canal de l'Est, une péniche servant de cantonnement aux officiers, 28 juin 1916. © Collections BDIC

  • Prisonniers allemands travaillant dans une carrière située près du Moulin brûlé au nord-ouest de Landrecourt, 3 septembre 1916. © Collections BDIC

  • Prisonniers allemands travaillant à la construction d'une route entre le Bois et Landrecourt, 3 septembre 1916. © Collections BDIC

  • Au nord-ouest de Landrecourt, la 18e Cie du 344e RI descendant de Fleury et regagnant l'arrière, 7 septembre 1916. © Collections BDIC

  • Bivouac d'infirmiers installé près de Landrecourt, octobre 1916. © Collections BDIC

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    Infos pratiques

    Adresse

    Belleray
    A 5 km au sud de Verdun, au bord de l'autoroute A 4 – E 50

    Horaires d'ouverture hebdomadaires

    Visites libres toute l’année