Lettre d'information

La nécropole nationale de Mulhouse

Tiefengraben - Les vallons

Nécropole nationale de Mulhouse. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Mulhouse

 

Située au lieu-dit Tiefengraben – Les Vallons, la nécropole nationale de Mulhouse regroupe les dépouilles de soldats tués principalement de la bataille d’Alsace (1944-1945). Aménagée dès 1949, ce cimetière rassemble les corps de combattants français, de prisonniers de guerre et de requis du service du travail obligatoire (STO) décédés en Allemagne et en Autriche. Aujourd'hui, on y dénombre 1 675 corps de soldats français et étrangers, dont Jeannine Bancaud (Carré A2, tombe 44). Au titre de la Grande Guerre, 265 soldats français, dont 107 inconnus reposant dans un ossuaire reposent en ce lieu. À leurs côtés, 35 Roumains et 7 Russes morts lors de leur captivité dans les camps allemands y sont également inhumés. De nombreux monuments et plaques célèbrent le souvenir de ces combattants.

 

La bataille d’Alsace, 1er octobre 1944–2 janvier 1945

Fin août 1944, après les débarquements alliés en Normandie et en Provence, les armées allemandes refluent vers le Nord-Est en vue d'interdire l'invasion de l'Allemagne nazie. En Lorraine comme en Alsace, sont édifiés des nids de résistance. Parallèlement, est décrétée, le 25 septembre 1944, la Deutsche Volksturm, la levée en masse du peuple allemand, pour pallier au manque de soldats. Cette mobilisation générale est étendue à l’Alsace un mois plus tard. À la mi septembre, après avoir fait leur jonction, les Français de la 1re armée et ceux de la 2e division blindée (DB) marchent aux côtés des armées alliées. Conduits par le général de Lattre, les hommes de la 1e progressent vers le Sud et atteignent les Vosges et la trouée de Belfort. Ceux de la 2e DB atteignent les faubourgs de Strasbourg.

Le 14 novembre, malgré des conditions météorologiques difficiles, la 2e division d’infanterie marocaine (DIM) et la 5e DB libèrent Montbéliard et Héricourt. À l'issue, tirailleurs et spahis marocains doivent s'emparer de chaque ouvrage de la ceinture fortifiée de Belfort. Le 25, au terme de violents combats de rues, les Français entrent dans Belfort. Poursuivant leur effort, les Français atteignent les contreforts des Vosges. Gérardmer est libérée. Progressivement, les Allemands se replient mais se retranchent dans de solides positions, formant une poche de résistance autour de Colmar.

Au nord, la 2e DB, après avoir franchi la trouée de Saverne, marche vers Strasbourg. Le 23, la capitale alsacienne est libérée, tenant ainsi le serment formulé à Koufra par le général Leclerc en 1941.

Fin 1944, commandés le Reichsführer Himmler, les Allemands s'arc-boutent sur leur ligne de résistance en vue d'empêcher l'invasion de l'Allemagne nazie. Le 16 décembre une vaste contre-offensive est lancée dans les Ardennes. Les récentes conquêtes, en particulier Strasbourg, sont menacées. Les Alliés sont surpris et envisagent d'abandonner la capitale alsacienne. Conscient des risques, le général de Gaulle obtient d'Eisenhower la permission de défendre la ville et de couvrir le repli américain sur la ligne Haguenau-Wingen. Plus au sud, le général de Lattre engage ses forces. Du 7 au 22 janvier 1945, les hommes de la 1re division motorisée d’infanterie (DMI), rejoints par la 2e DB repoussent, au prix de lourdes pertes, tous les assauts de la XIXe armée allemande entre l’Ill et le canal du Rhin au Rhône. Le 2 février, le front cède. La poche de Colmar est réduite. Le 15 mars, les Alliés progressent en Basse-Alsace, définitivement libérée le 19. Les Français peuvent alors franchir le Rhin et poursuivre la libération de l’Europe du joug nazi.

 

  • Nécropole nationale de Mulhouse. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Mulhouse. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Mulhouse. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Mulhouse. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Mulhouse. © ECPAD

  • Nécropole nationale de Mulhouse. © ECPAD

  • L'offensive alliée en Alsace (novembre-décembre 1944). © MINARM/SGA/DMCA/Joëlle Rosello

  • Servants de mortiers de 81 mm pilonnant les casernes de Mulhouse où les troupes allemandes se sont réfugiées, novembre 1944. © ECPAD/Viguier

  • Entrée d'un blindé léger M3 Stuart du Combat Command 3 lors de la libération de Mulhouse,novembre 1944. © ECPAD/Viguier

  • Progression de fantassins du 6e Régiment de Tirailleurs Marocains (RTM) lors des combats de rues dans les faubourgs nord de Mulhouse, novembre 1944. © ECPAD/Viguier

  • Une position défensive de soldats du 6e Régiment de Tirailleurs Marocains (RTM) lors des combats de rues dans les faubourgs nord de Mulhouse, novembre 1944. © ECPAD/Viguier

  • Prise d'armes sur la place Kléber à Strasbourg pour célébrer sa libération. Le général Leclerc, à la tête de la 2e DB et le colonel Rouvillois, commandant le 12e Régiment de Cuirassiers (RC) et le sous-groupement entré en premier dans la ville, passent en revue le 12e RC, 26 novembre 1944. © ECPAD/Jacques Belin/Roland Lennad

  • Libérée par le sous-groupement Rouvillois de la 2e DB (Division Blindée), la population d'Hindisheim accueillant une jeep de la "Presse Cinéma" Service cinématographique des armées, 28 novembre 1944. © ECPAD/Jacques Belin/Roland Lennad

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    Infos pratiques

    Adresse

    Mulhouse
    À la sortie de Mulhouse, en direction de Altkirch, suivre l'itinéraire "Les Vallons"

    Horaires d'ouverture hebdomadaires

    Visites libres toute l’année

    En résumé

    Accès :


     

    Eléments remarquables

    Monument aux morts du 35e Régiment d'Infanterie tombés au combat de Dornach le 19 août 1914 - Stèle aux sous-officiers morts pour la France - Plaque commémorative aux morts de la 9e DIC, 1944-45