Lettre d'information

La nécropole nationale de Braine

La nécropole nationale de Braine. © Guillaume Pichard

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Braine

 

La nécropole nationale de Braine regroupe les corps de 1 583 Français dont près d'un tiers repose dans deux ossuaires. Cette nécropole est aménagée de 1920 à 1935 pour rassembler les corps inhumés initialement en tombes isolées ou dans des cimetières militaires provisoires de la région.

À proximité, se trouve le seul cimetière danois de la Première Guerre mondiale. Il comprend 79 sépultures de combattants originaires de la province du Schleswig, annexée par l’empire allemand en 1866 et restituée au Danemark en 1920 suite à un plébiscite. Ces soldats ont été incorporés contre leur gré dans l’armée allemande. À la demande de leurs familles, les dépouilles de ces derniers ont été retirées des cimetières allemands pour être regroupées à Braine en 1934.

 

Les combats de 1914-1915

Dès les premières semaines du conflit, le plateau calcaire du Chemin des Dames, qui domine la vallée de l'Aisne, est âprement disputé. Observatoire naturel, cette position est un verrou stratégique qui contrôle à la fois la plaine de Reims et celle de Soissons. Poursuivant l'ennemi défait sur la Marne, les Alliés franchissent, le 12 septembre 1914, l'Aisne. A la mi-octobre 1914, La 6e armée française tient le secteur de Soissons. Le 30 octobre, les Allemands s'emparent puis conservent le contrôle du plateau. Progressivement, le Chemin des Dames est transformé en véritable forteresse.

Le 25 décembre 1914, les Français s’élancent de Crouy pour s’emparer de la cote 132, élément essentiel de la défense ennemie. Le 1er janvier 1915, l’artillerie française pilonne les positions allemandes sous lesquelles sont creusées des galeries de mines. Le 8, les premières lignes allemandes sont conquises. Les Français tentent de déborder par l’est. Attaques et contre-attaques se multiplient. Finalement, les Allemands percent les lignes françaises, dégagent la cote 132 et s’emparent de Crouy. Faute de renforts immédiats, les Français se replient, mais conservent encore l’accès aux passages de la rivière sur la rive nord. Quant aux Allemands, ils atteignent les faubourgs de Soissons à Saint-Paul et à Saint-Médard. Les pertes françaises sont importantes, 12 000 hommes dont 1 800 pour le seul 60e régiment d’infanterie, soit la moitié de son effectif.

L’offensive du Chemin des Dames, avril 1917

Malgré le repli allemand sur la ligne Hindenburg en mars 1917, le général Nivelle maintient son projet d'offensive, en avril, sur le Chemin des Dames. Pour soutenir cet effort, il engage 49 divisions d’infanterie, 5 divisions coloniales soutenues par 5 310 canons et, pour la première fois, par 128 chars. Au total plus d’un million d’hommes sont concernés par cette opération.

Le 2 avril, l’artillerie pilonne les positions allemandes. Au matin du 16 avril, les premières vagues s'élancent mais se heurtent aux barbelés souvent intacts. Pour beaucoup, elles essuient les tirs des mitrailleuses. Au prix d'importants efforts, les Français atteignent la crête. Le lendemain, malgré les pertes et des conditions météorologiques très difficiles, ils reprennent leur mouvement. Le 18, ils s'emparent de Vailly mais dans son ensemble l’offensive est un échec. L'autorité de Nivelle vacille. Du 16 au 30 avril, 147 000 hommes sont tombés dont 40 000 morts.

Au bord de l’effondrement, les Français s'accrochent malgré tout. Au cours de l'été 1917, une série d'opérations et de contre-attaques sont lancées pour contrôler les positions-clés du Chemin des Dames, de Craonne à Laffaux. En octobre 1917, la bataille de la Malmaison a pour objectif la prise de l'ancien fort à l'ouest du Chemin des Dames. Conquis, le 23 octobre, les Allemands abandonnent le plateau et se replient au nord de la vallée de l'Ailette.

Le village de Braine est décoré de la Croix de Guerre le 21 octobre 1920.

 

  • La nécropole nationale de Braine. © Guillaume Pichard

  • La nécropole nationale de Braine. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Braine. © Guillaume Pichard

  • La nécropole nationale de Braine. © Guillaume Pichard

  • La nécropole nationale de Braine. © Guillaume Pichard

  • Cantonnement dans les ruines du village de Vasseny, 1917. © Collection BDIC

  • Baraquements du Centre hospitalier HOE 18 à Vasseny, pavillon n° 1 et salle de chirurgie, 1917. © Collection BDIC

  • Centre hospitalier HOE 18 de Vasseny, 1917. © Collection BDIC

  • Embarquement de blessés légers sur une péniche ambulance à Vasseny, 1917. © Collection BDIC

  • Ruines de l'église de Vasseny, 1917. © Collection BDIC

  • Près de Mont-Notre-Dame, les hommes du 8e régiment d’artillerie croise les tirailleurs du 1er régiment mixte, mars 1917. © Collection BDIC

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    Infos pratiques

    Adresse

    Braine
    À 15 km à l'est de Soissons, le long du chemin vicinal reliant le CD 22 (Braine/Orlchy-le-Château) au CD 14 (Braine/Mont-Notre-Dame)

    Horaires d'ouverture hebdomadaires

    Visites libres toute l’année

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