Lettre d'information

La nécropole nationale de Ly-Fontaine

La nécropole nationale de Ly-Fontaine. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_necropole_Ly-Fontaine

 

Cette nécropole nationale rassemble 46 soldats français morts pour la France lors des combats du 29 août 1914. Les corps de ces soldats ont été inhumés initialement dans une fosse commune. Après la guerre, en 1921, un monument est édifié sur l’emplacement de cette sépulture collective pour rendre hommage à ces combattants en particulier à ceux du 236e régiment d’infanterie (RI). Ce monument sert également de monument aux morts de la commune et rappelle ainsi le souvenir de huit habitants du village morts au cours de la guerre. Une autre plaque rappelle la mémoire des quinze hommes tués en avril 1917 dont les corps reposent aujourd'hui dans le cimetière communal.

 

La bataille de Guise - 28-30 août1914

Après l'échec de la bataille des frontières et la perte de Charleroi, le haut-commandement français veille à ralentir l’avancée des troupes allemandes qui progressent vers Paris. Après avoir été engagée en Belgique, la 5e armée du général Lanrezac entame un mouvement rétrograde pour s'opposer aux troupes allemandes du général von Bülow.

Au soir du 27 août 1914, la situation est délicate. La 5e armée est menacée sur ses deux flancs. Lanrezac envisage déjà l'éventualité d'une retraite sur Laon. Le 28 août, après le désastre de Mons, le général Haig, commandant le 1e corps britannique, informe Lanrezac que l'armée anglaise ne peut plus combattre et entame son repli. Pourtant, le général Joffre prescrit à la 5e armée de surprendre son recul pour attaquer en direction de Saint-Quentin, que les Allemands occupent. A la hâte, des troupes de réserve sont engagées notamment à Renansart. Le 10e corps d'armée (CA) supporte l'effort mais ne peut contenir la poussée allemande. Aussi, cherche-t-il à se déployer plus au sud pour dégager Saint-Quentin. Mais faute de moyens, cette initiative échoue. L'ennemi progresse encore. Le 1er CA, après une intense préparation d'artillerie, est engagé sur le front de Jugueuse à Vervins. Face à cette attaque, l'ennemi décroche. Poursuivant son effort, le 1er CA conquiert Jonqueuse, Bertaignemont, Clanlieu, Puisieux et refoule le Xe corps allemand sur Guise. Grâce à ce soutien, le 10e CA reprend la Garde, Saint Richaumont, Colonfay et le Sourd. Mais, la présence de troupes allemandes au sud de l'Oise le 29 août oblige Lanrezac à engager les combats sur l'Oise.

Au terme de ceux-ci, les Français permettent à ralentir le rythme de la progression allemande. Pour autant, la 5e armée reste toujours menacée sur ses ailes. De plus, le corps expéditionnaire britannique poursuit son repli. En dépit des ordres de Joffre, Lanrezac abandonne ses positions si chèrement conquises. En conséquence, malgré ce succès moral et l’inflexion de l'itinéraire défini par le plan d'invasion allemande, Lanrezac est limogé le 3 septembre. Faute de moyens suffisants, Saint-Quentin reste aux mains de l'ennemi jusqu'au 2 octobre 1918. L'occupation y est des plus difficiles. Pillée, bombardée la ville de Saint-Quentin est citée à l'ordre de l'armée en octobre 1919.

L'engagement du 236e régiment d'infanterie à Ly-Fontaine

Après les combats du 24 août 1914 dans le secteur de Maubeuge, le 236e RI, régiment de réserve du 36e RI, se replie vers le sud. Les hommes dont beaucoup proviennent de Normandie sont fatigués et n'ont guère le moral. Pourtant, le 29 août, ils reçoivent l'ordre de conquérir Hinacourt et Benay et garder les passages de l’Oise. Mais, faute de soutien le régiment est submergé par une force ennemie supérieure en nombre. Grâce à l'engagement de la 23e compagnie qui résiste à Ly-Fontaine pendant deux heures, le régiment parvient à se replier sans trop de pertes sur Renansart. C'est au cours de ces combats qu'est grièvement le commandant Brémond. Malgré leur état de fatigue, les Normands sont engagés dans un nouvel assaut entre Bethenicourt et Alaincourt et sur Séry-les-Mézières. Ils doivent aussi interdire le franchissement de l'Oise. Mais cette fois, les pertes sont importantes. Débordés par le nord, les hommes, malgré leur dévouement, sont contraints d'abandonner leurs positions. Au terme de deux jours de combats, le 236e RI perd la moitié de ses effectifs. Il est alors contraint de se replier vers le sud et gagne la forêt de Saint-Gobain en vue d'être reconstitué.

Le 17 octobre 1920, la commune de Ly-Fontaine, citée à l'ordre de l'armée, est décorée de la Croix de guerre.

 

  • La nécropole nationale de Ly-Fontaine. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ly-Fontaine. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ly-Fontaine. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ly-Fontaine. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ly-Fontaine. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ly-Fontaine. © ECPAD

  • Fantassins français en position dans un champ. Au cours de l'été 1914, vêtus d'un pantalon rouge garance et d'un uniforme bleu, les soldats français restent particulièrement exposés aux tirs des mitrailleuses ennemies. © Collection particulière FBN - DR

  • Vestiges de la place Ly Fontaine après l'évacuation des Allemands, 17 mai 1917. © Collections BDIC

  • Carcasse d'un camion allemand brûlé à l'entrée de la ville Ly Fontaine, mai 1917. © Ministère de la culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN

  • Poste de défense contre l'aviation, juin 1917. © Collections BDIC

  • Soldats allemands devant la basilique Saint-Quentin, fin mars 1918. Édifiée à la fin du XIIe siècle, la basilique Saint-Quentin est, pendant la guerre, la cible de nombreux bombardements d'artillerie qui détruisent peu à peu la charpente et les toitures. Après le conflit, elle est reconstruite et rendue au culte qu'en 1956.

  • Cimetière allemand de Saint-Quentin, 1916. Inauguré en octobre 1918 par l'empereur allemand Guillaume II, ce cimetière rassemble les corps des nombreux soldats décédés à l'hôpital militaire de Saint-Quentin à la suite des violents combats de l'automne 1914. Situé à proximité du front, ce cimetière est la cible de nombreux bombardements qui endommagent le monument aux morts. © Archives départementales de l'Aisne

  • > Retourner aux résultats

    Infos pratiques

    Adresse

    Ly-Fontaine
    À 16 km au sud de Saint-Quentin, D 34

    Horaires d'ouverture hebdomadaires

    Visites libres toute l’année

    En résumé

    Eléments remarquables

    Monument-ossuaire - Monuments aux morts du 236e RI tombés aux combats du 29 août 1914

    En savoir Plus

    En savoir plus

    Agence de développement et de réservation touristiques

    24/28, avenue Charles de Gaulle

    02007 Laon

    Tél. 03 23 27 76 76

    Accéder au site internet