Lettre d'information

La nécropole nationale de Trésauvaux

La nécropole nationale de Trésauvaux. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Tresauvaux

 

La nécropole nationale de Trésauvaux regroupe les dépouilles de soldats morts pour la France lors combats des Hauts-de-Meuse. Créé en 1915, le cimetière est aménagé jusqu'en 1934 pour rassembler les corps d'autres soldats exhumés de cimetières militaires provisoires ou de tombes isolées situées dans les secteurs des Eparges, ou de Mesnil-sous-les-Côtes. En ce lieu, reposent 2 960 corps de combattants dont 852 sont inhumés en ossuaire.

 

Les combats des Hauts de Meuse, 1914-1918

Au terme du sursaut allié sur la Marne et de la résistance du fort de Troyon, la Ve armée allemande se replie, le 13 septembre 1914, dans la plaine marécageuse de la Woëvre. Le 20, l'ennemi attaque d’Etain à Pont-à-Mousson, parvenant ainsi à atteindre Saint-Mihiel. En quelques jours, un saillant est creusé dans le front français. Arrêtés par le 16e corps d’armée, les Allemands organisent solidement leurs positions. Situés entre Verdun et Saint-Mihiel, les Hauts de Meuse sont, durant l’année 1915, le théâtre de violents combats qui perdurent tout au long du conflit. La tranchée de Calonne, le bois des Chevaliers, le bois d'Ailly ou le bois Brûlé restent des secteurs les plus actifs.

Dominant la Woëvre, la crête des Eparges est âprement disputée. Des milliers d'hommes y périssent. A la suite de nombreuses explosions de mines souterraines, le sommet des Eparges disparaît. Du 5 au 14 avril 1915, la 1ère armée française attaque en Woëvre et sur les Hauts de Meuse mais ne peut bousculer l'ennemi, en particulier aux Eparges. Du 22 au 26 février 1916, en raison de la pression allemande sur Verdun, les Français évacuent la Woëvre et se retranchent autour du fort de Moulainville. En 1917, faute d’effectifs, le front s’immobilise jusqu’à l’offensive franco-américaine. Lancé le 12 septembre 1918, ce mouvement conduit par 9 divisions américaines et 4 divisions françaises est appuyé par 3 000 canons, 1 500 avions et 200 chars et parvient à repousser l’ennemi vers la frontière. La ville de Saint-Mihiel est libérée et le saillant est complètement dégagé. Le front se stabilise plus au nord jusqu’à l’armistice de novembre 1918.

Les combats aux Eparges

Depuis le 22 septembre 1914, cette crête de 346 m est occupée par les Allemands. Dès le 25 octobre, plusieurs régiments français sont engagés pour déloger l'ennemi. Attaques, contre-attaques et corps à corps se succèdent. En avril 1915, avec la guerre de mines, les combats prennent un nouveau visage. La lutte pour le Point X est des plus acharnée. La guerre de mines se prolonge jusqu'en septembre 1917 et décline ensuite. Malgré l'explosion de 46 charges ennemies et de 32 françaises, elle ne procure aucun gain territorial mais modifie à jamais le paysage. Sur une longueur de 800 m, la crête des Eparges est éventrée par 18 cratères, révélant la violence des combats. Les Français ont perdu 50 000 hommes dont 10 000 tués ou disparus ; les pertes allemandes sont comparables.

 

  • La nécropole nationale de Trésauvaux. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Trésauvaux. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Trésauvaux. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Trésauvaux. © ECPAD

  • Tranchée de première ligne aux Eparges, juin 1915. © Collections BDIC

  • Entrée d'une cagna (abri souterrain) dans l'éperon des Eparges, novembre 1915. © Collections BDIC

  • Place de la Fontaine à Trésauvaux, novembre 1915. © Collections BDIC

  • La centrale électrique des Eparges, janvier 1916. © Collections BDIC

  • Ruines de l'église de Trésauvaux après un bombardement, février 1916. © Collections BDIC

  • En position sur le point X, une section de réserve française dans une tranchée pendant une accalmie aux Eparges, août-septembre 1916. © Collections BDIC

  • Rue du village de Trésauvaux. © Collections BDIC

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    Infos pratiques

    Adresse

    Trésauvaux
    Au sud-est de Verdun, D 203

    Horaires d'ouverture hebdomadaires

    Visites libres toute l’année