Lettre d'information

La nécropole nationale de Ville-sur-Cousances

La nécropole nationale de Ville-sur-Cousances. © ECPAD

 

Pour accéder au panneau d'information de la nécropole, cliquer ici vignette_Ville-sur-Cousances

 

Créée en 1916, lors de la bataille de Verdun, la nécropole nationale de Ville-sur-Cousances regroupe les tombes de 912 Français et le corps d'un volontaire américain. Chauffeur d'ambulance à l’American Field Service, Harmon Bushnell Craig, surnommé Ham, est blessé grièvement aux jambes par des éclats d'obus tombés devant son véhicule à Dombasle-en-Argonne en transportant quatre soldats français évacués de la cote 304. Refusant d'être soigné tant que ses blessés ne seraient pas transportés en lieu sûr, il décède, le 15 juillet 1917, à l'hôpital de campagne. Le souvenir de ce volontaire est rappelé à l'université d'Harvard où une plaque rappelle l'engagement de cet ancien étudiant, décoré de la croix de guerre française avec étoile d’or. Cette nécropole est aménagée de 1925 à 1935 afin d'y rassembler les dépouilles de soldats inhumés initialement à Lavoye, puis en 2008, 60 soldats du carré militaire de Blercourt.

 

La bataille de Verdun, 21 février - 2 novembre 1916

En septembre 1914, au terme du sursaut allié sur la Marne, le front se fixe au nord de Fleury-devant-Douaumont. Au cœur de la région fortifiée de Verdun, ce village représente, pour chacun des belligérants, un enjeu majeur, en particulier lors de la bataille de Verdun.

Le 21 février 1916, une puissante offensive allemande est lancée contre les positions françaises. Après un violent bombardement sur la rive droite de la Meuse, les Allemands avancent, malgré la résistance du 30e corps d’armée, sur un terrain ravagé et progressent de 6 km en quatre jours. Le 25, le fort de Douaumont tombe aux mains de l'ennemi. A la hâte, les Français organisent ce secteur et le ravitaillement de celui-ci. Restée dans l'histoire comme la Voie Sacrée, l'axe Bar-le-Duc-Verdun devient l'axe par lequel sont acheminés hommes et munitions. Bloqué devant les villages de Vaux et de Douaumont, l'ennemi élargit son action à la rive gauche de la Meuse mais, le 9 avril, il est repoussé à la cote 304 et au Mort-Homme.

Pour les deux camps, la bataille devient "l’enfer de Verdun" où l'artillerie se déchaîne sans relâche. Du 21 février au 15 juillet, plus de 40 millions d’obus de tous calibres sont tirés par chacun des belligérants. La lutte se fait plus intense encore sur la cote 304 et le Mort-Homme. En juin, les défenseurs du fort de Vaux, repoussent les assauts, mais vaincus par la soif, ils doivent cesser le combat. Le 23, 80 000 fantassins allemands prennent le village de Fleury. Le 11 juillet, une dernière action allemande échoue contre le fort de Souville, ultime verrou contrôlant la route de Verdun. En raison de l'offensive sur la Somme, les Allemands ne peuvent plus conduire d'opérations importantes et sont contraints de dégarnir le front de Verdun. Peu à peu, les Français reprennent l'initiative. Le 24 octobre, le fort de Douaumont est repris, puis Vaux le 2 novembre. En août 1917, la cote 304 et le Mort-Homme sont dégagés. Mais la crête des Caurières reste encore disputée. Le 26 septembre 1918, les Alliés attaquent en Champagne et en Meuse. En octobre, le Bois des Caures est repris.

La cote 304, site emblématique de la bataille de Verdun sur la rive gauche de la Meuse

Occupées par les Français, la cote 304 avec les cotes 287 et 310 au sud d’Esnes, forment une ligne naturelle fortifiée. Le 20 mars 1916, du bois d’Avocourt et de celui de Malancourt, les troupes allemandes s'élancent contre ces collines. La lutte est acharnée. Au cours de ces combats, trois régiments allemands perdent ainsi plus de 50 % de leurs effectifs. Mais, le 9 avril, ce mouvement s'enraye. Le 3 mai, un nouvel assaut est lancé contre la cote 304. Les troupes allemandes s’emparent des pentes nord de la cote 304, du bois Camard et de la cote 287. Le 7 mai, sous un déluge de fer et de feu, attaques et contre-attaques se succèdent. En juin, l'ennemi cherche à prendre ce secteur par l’est et l’ouest, sans succès. En 1917, les Allemands veulent s'emparer de cette position. Les combats reprennent en juin et juillet. Le 20 août, les troupes françaises dégagent les abords de la cote 304 et réussissent à la reconquérir le 24 août 1917. Avec la reprise du Mort-Homme, cette ultime offensive desserre le secteur de Verdun de l'étau allemand.

 

  • La nécropole nationale de Ville-sur-Cousances. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ville-sur-Cousances. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ville-sur-Cousances. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ville-sur-Cousances. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ville-sur-Cousances. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ville-sur-Cousances. © ECPAD

  • La nécropole nationale de Ville-sur-Cousances. © ECPAD

  • Panorama du front de septembre 1914 à Ville-sur-Cousances. © Collections BDIC

  • Trou d'obus dans une maison de Ville-sur-Cousances, juillet 1915. © Collections BDIC

  • Passerelle à Ville-sur-Cousances, juillet 1915. © Collections BDIC

  • Église de Blercourt transformée en ambulance de 52 lits, mars 1915. © Collections BDIC

  • Carrière exploitée par des prisonniers allemands à proximité de la route de Bercourt à Dombasle, février 1916. © Collections BDIC

  • Ruines du village de Blercourt, mars 1916. © Collections BDIC

  • Dessin représentant une femme dans le cantonnement de Ville-sur-Cousances, janvier 1917. © Collections BDIC

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    Infos pratiques

    Adresse

    Ville-sur-Cousances
    À 21 km au sud-est de Verdun, sur la D 163

    Horaires d'ouverture hebdomadaires

    Visites libres toute l’année